Tahiti, le 10 mars 2026 – Les syndicats et les agents de la Direction de l’agriculture ont été reçu par Taivini Teai. Le ministre de l’Agriculture a pris l’engagement de recevoir le directeur du service avant la fin de la semaine, afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service.
Les agents de la Direction de l’agriculture ont débuté une grève illimitée lundi. Ce mardi ils ont manifesté devant leur ministère de tutelle, où Teai Taivini les a reçus en début d’après-midi.
Le ministre s’est montré, “très compréhensif” selon Cyril Le Gayic, le représentant de la CSIP. Le syndicaliste a rappelé que les discussions avec le directeur Roland Bopp ne sont “plus possibles”.
Les autres points de revendication n’ont pas été abordés avec le ministre car la priorité a été donné à la situation du directeur. “À partir du moment où la décision est prise en ce qui le concerne le reste peut se discuter hors grève, sereinement dans la paix et le dialogue social.”
Alors que nous écrivions mardi que le ministre de l'Agriculture devait prendre une décision de mutation concernant Roland Bopp, le gouvernement a souahité apporter un vif démenti à cette information. "Le Gouvernement de la Polynésie française souhaite apporter un démenti formel à l’interprétation qui laisse entendre que le ministre de l'Agriculture, des ressources marines et de l’environnement, aurait pris l’engagement de procéder au licenciement du directeur de l’agriculture", communiquait le gouvernement par le biais d'un droit de réponse. "Lors de ses échanges avec les représentants de l’intersyndicale, le ministre a indiqué qu’il convoquerait le directeur du service avant la fin de la semaine, afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service."
Les agents de la Direction de l’agriculture ont débuté une grève illimitée lundi. Ce mardi ils ont manifesté devant leur ministère de tutelle, où Teai Taivini les a reçus en début d’après-midi.
Le ministre s’est montré, “très compréhensif” selon Cyril Le Gayic, le représentant de la CSIP. Le syndicaliste a rappelé que les discussions avec le directeur Roland Bopp ne sont “plus possibles”.
Les autres points de revendication n’ont pas été abordés avec le ministre car la priorité a été donné à la situation du directeur. “À partir du moment où la décision est prise en ce qui le concerne le reste peut se discuter hors grève, sereinement dans la paix et le dialogue social.”
Alors que nous écrivions mardi que le ministre de l'Agriculture devait prendre une décision de mutation concernant Roland Bopp, le gouvernement a souahité apporter un vif démenti à cette information. "Le Gouvernement de la Polynésie française souhaite apporter un démenti formel à l’interprétation qui laisse entendre que le ministre de l'Agriculture, des ressources marines et de l’environnement, aurait pris l’engagement de procéder au licenciement du directeur de l’agriculture", communiquait le gouvernement par le biais d'un droit de réponse. "Lors de ses échanges avec les représentants de l’intersyndicale, le ministre a indiqué qu’il convoquerait le directeur du service avant la fin de la semaine, afin de faire un point précis sur les différentes revendications formulées par les organisations syndicales et de clarifier la situation du service."
“Management toxique”
Les agents de la DAG reprochent à leur directeur de se rendre coupable d’un “management toxique”. Certains agents seraient victimes depuis “des mois et des mois de harcèlement, de médisances et de pressions toxiques”. “Ce n'est pas parce qu'il est directeur qu'il a le droit de ne pas nous respecter. On reste des êtres humains”, déplore plusieurs membres de la DAG.
Des agents qui se disent au bout du rouleau : “On ne peut plus continuer comme ça, dans ce climat anxiogène, despotique. À chaque réunion, il dénigre notre travail disant qu’avant son arrivée, tout ce qu'on a fait, ce n'était pas bon, tout ce qu'on a fait ne servait à rien (…). Ça va aller. Au bout d'un moment il faut que cela cesse.”
Plusieurs signalements ont été faits à la psychologue de la Direction des Talents et de l’innovation (DTI) et à la Direction du travail : “On est nombreux à avoir pris rendez-vous avec la psy qui a enregistré nos doléances, et pris note de notre souffrance”, assurent les représentants du personnel.
Selon eux, “le malaise et le mal-être” au sein de la DAG est remonté jusqu’à la médecine du travail. “Donc on est plusieurs agents à être allé voir des psys, à avoir été en arrêt psy”, ajoutent-ils.
Ils démentent fermement les propos de leur directeur, Roland Bopp, qui a minimisé les démissions, les mises à disposition ou encore les demandes de mutation de leurs collègues.
“Un CDD qui donne une démission alors qu'il n'a pas de travail ailleurs, c'est que vraiment il est en souffrance. On ne lâche pas un travail pour se retrouver au chômage, par gaieté de cœur”, souligne d’ailleurs un représentant.
Les agents de la DAG étaient surpris d’apprendre par Tahiti Infos que dans le cadre de la régénération de 40 000 hectares de cocoteraie à Niau, Fakarava, Rangiroa et Tatakoto “des tests” vont être réalisées, indique Roland Bopp “pour savoir si les engrais bio sont efficaces pour les six prochains mois”.
Du côté de la DAG, on assure qu’il n’y a aucune parcelle d’essai dans ces îles. Selon nos informations, même le divisionnaire des Tuamotu n’était pas au courant de l’arrivée de ces engrais. “Il a été mis devant le fait accompli (…). Le directeur lui a dit d’envoyer tant de sacs là, tant de sacs là-bas, disant qu’il s’était arrangé avec les maires.”
Une méthode d’autant plus curieuse que la procédure veut que l’établissement achète des engrais puis les revende aux agriculteurs à des prix subventionnés : “En aucun cas, on achète des engrais pour les donner de façon aléatoire (…), c'est de l'argent public.”
Des agents qui se disent au bout du rouleau : “On ne peut plus continuer comme ça, dans ce climat anxiogène, despotique. À chaque réunion, il dénigre notre travail disant qu’avant son arrivée, tout ce qu'on a fait, ce n'était pas bon, tout ce qu'on a fait ne servait à rien (…). Ça va aller. Au bout d'un moment il faut que cela cesse.”
Plusieurs signalements ont été faits à la psychologue de la Direction des Talents et de l’innovation (DTI) et à la Direction du travail : “On est nombreux à avoir pris rendez-vous avec la psy qui a enregistré nos doléances, et pris note de notre souffrance”, assurent les représentants du personnel.
Selon eux, “le malaise et le mal-être” au sein de la DAG est remonté jusqu’à la médecine du travail. “Donc on est plusieurs agents à être allé voir des psys, à avoir été en arrêt psy”, ajoutent-ils.
Ils démentent fermement les propos de leur directeur, Roland Bopp, qui a minimisé les démissions, les mises à disposition ou encore les demandes de mutation de leurs collègues.
“Un CDD qui donne une démission alors qu'il n'a pas de travail ailleurs, c'est que vraiment il est en souffrance. On ne lâche pas un travail pour se retrouver au chômage, par gaieté de cœur”, souligne d’ailleurs un représentant.
Les agents de la DAG étaient surpris d’apprendre par Tahiti Infos que dans le cadre de la régénération de 40 000 hectares de cocoteraie à Niau, Fakarava, Rangiroa et Tatakoto “des tests” vont être réalisées, indique Roland Bopp “pour savoir si les engrais bio sont efficaces pour les six prochains mois”.
Du côté de la DAG, on assure qu’il n’y a aucune parcelle d’essai dans ces îles. Selon nos informations, même le divisionnaire des Tuamotu n’était pas au courant de l’arrivée de ces engrais. “Il a été mis devant le fait accompli (…). Le directeur lui a dit d’envoyer tant de sacs là, tant de sacs là-bas, disant qu’il s’était arrangé avec les maires.”
Une méthode d’autant plus curieuse que la procédure veut que l’établissement achète des engrais puis les revende aux agriculteurs à des prix subventionnés : “En aucun cas, on achète des engrais pour les donner de façon aléatoire (…), c'est de l'argent public.”
“Agriculture bio, il y a des professionnels qui sont meilleurs que nous »
Les agents de la DAG ont été très déçus des propos tenus à leur égard par leur direction lorsque Roland Bopp, interrogé par Tahiti infos, a déclaré que “sur l'agriculture bio, il y a des professionnels qui sont meilleurs que nous (…). On doit aussi se reposer sur eux pour faire en sorte que l'agriculture avance, c'est indispensable”. Les représentants du personnel rappellent sur ce point que la DAG a en son sein un ingénieur agronome “qui a de la bouteille. Il a 30 ans d'expérience en tant qu'ingénieur et en plus il est spécialiste en bio”. Et à ce titre, ils ne comprennent pas pourquoi leur directeur a fait appel à un prestataire, Gilles Parzy, qui n’est pas “ingénieur et qui n'a aucun diplôme particulier”.
Ce dernier se défend, assurant avoir “30 ans” d’expérience en “agriculture tropicale” : “J’ai vécu de l’agriculture bio depuis 1978.” Il l’assure aussi, concernant sa prestation pour la DAG : “Je n’ai fait aucun bénéfice personnel sur la vente d’engrais bio. Cet argent a été dépensé tout à fait dans les règles et à bon escient pour uniquement le bénéfice du pays (…). Aux Tuamotu il y a des lentilles d’eau qu’il faut préserver de toutes ces substances toxiques. (…). Ce n’est pas moi qui ai vendu l’engrais. C’est la coopérative du Marché bio. C’est une entité qui représente un groupe d’agriculteurs et qui fait bénéficier à leurs confrères d’intrants – en l’occurrence d’un fertilisant bénéfique à leurs exploitations et bien entendu sans pollution. L’entête de la facture n’est pas au nom de Gilles Parzy. Je n’ai pas de patente de négociant en engrais bio. J’ai fait cela en tant que bénévole pour la coopérative Le marché bio quand j’en étais le trésorier. J’y ai travaillé bénévolement.”
Ce dernier se défend, assurant avoir “30 ans” d’expérience en “agriculture tropicale” : “J’ai vécu de l’agriculture bio depuis 1978.” Il l’assure aussi, concernant sa prestation pour la DAG : “Je n’ai fait aucun bénéfice personnel sur la vente d’engrais bio. Cet argent a été dépensé tout à fait dans les règles et à bon escient pour uniquement le bénéfice du pays (…). Aux Tuamotu il y a des lentilles d’eau qu’il faut préserver de toutes ces substances toxiques. (…). Ce n’est pas moi qui ai vendu l’engrais. C’est la coopérative du Marché bio. C’est une entité qui représente un groupe d’agriculteurs et qui fait bénéficier à leurs confrères d’intrants – en l’occurrence d’un fertilisant bénéfique à leurs exploitations et bien entendu sans pollution. L’entête de la facture n’est pas au nom de Gilles Parzy. Je n’ai pas de patente de négociant en engrais bio. J’ai fait cela en tant que bénévole pour la coopérative Le marché bio quand j’en étais le trésorier. J’y ai travaillé bénévolement.”