Une première Toa Pro Punaauia réussie


Moana Jones Wong remporte cette présérie Toa Pro Punaauia chez les filles.

Tahiti, le 21 mai 2026 - Pour sa première compétition internationale, la vague de Taapuna a offert des conditions idéales aux surfeurs et surfeuses présents pour le lancement de la saison des Qualifying Series de la WSL. Trois jours de ride intense sur une gauche qui méritait sa place sur le circuit international. Avec une délégation tahitienne de haut niveau, l’affrontement face aux Hawaiiens a tourné en faveur des invités. Chez les hommes, c’est Jackson Bunch qui remporte la finale face à Matahi Drollet. Du côté des femmes, la Hawaiienne Moana Jones Wong vient à bout de sa future concurrente sur les CS, la surfeuse de Vairao, Aelan Vaast. 

 

L’année commence très bien pour le surf polynésien. Avec la toute première compétition de la World Surf League (WSL) organisée sur la célèbre vague de Taapuna, nos surfeurs et surfeuses ont eu l’opportunité de bien commencer leur saison internationale pour certains, ou de découvrir le haut niveau pour les autres, à la maison.  

 

Avec une politique de développement et d’accompagnement de ses athlètes, la Fédération tahitienne de surf (FTS) a travaillé dur pour obtenir cette première étape des QS (Qualifying Series). Forts de la première expérience l’année dernière avec la Toa Pro, qui s’était déroulée de la meilleure des manières à Papara, Max Wasna et ses soldats ont pris leur bâton de pèlerin et sont partis à l’assaut des instances de la WSL pour leur prouver qu’ils étaient capables d’organiser, sur quinze jours, deux étapes des QS. Une grosse organisation, mais une étape obligatoire pour atteindre leurs objectifs.  

 

On avait vraiment envie d’organiser ces deux compétitions sur le territoire. C’est une réelle opportunité pour le pays de pouvoir accueillir une telle compétition. Plus de cent surfeurs et surfeuses sont présents, donc ça crée une dynamique bénéfique pour tout le monde. Mais l’important pour nous, c’est surtout de permettre à nos surfeurs de profiter de telles oppositions de haut niveau sans avoir à se déplacer. On sait que pour eux, c’est toujours compliqué de participer à des étapes à l’étranger car ça coûte très cher. Dans notre politique d’accompagnement, ça faisait partie du programme. Et on est vraiment contents de montrer la réussite de cette première compétition sur Taapuna. On a eu des conditions incroyables et un niveau de surf rarement atteint”, souligne Kevin Bourrez, le cadre technique de la FTS. 

 

Effectivement, les conditions ont été exceptionnelles lors des trois journées de cette Toa Pro Punaauia. Lundi, mardi et jeudi, la vague de Taapuna a offert des gauches d’une force incroyable pour un spectacle digne des plus grands événements organisés par la WSL. 

 

Pour les 80 hommes et les 19 femmes inscrits sur cette étape, les objectifs étaient variés, mais le plus important était d’aller le plus loin possible. Avec un contingent plus étoffé, les Hawaiiens faisaient figure de favoris. Mais nos ‘aito avaient beaucoup à montrer. Entre expérience et génération montante, nos représentants avaient tous le même discours : ramener le titre à la maison. 

 

Les Hawaiiens de peu en finale 

 

Et dès le premier tour, quinze de nos surfeurs se sont qualifiés, dont le très jeune Liam Sham Koua ou l’expérimenté Matahi Drollet, contre six venant de l’extérieur (Hawaii, États-Unis et Samoa américaines). Une première flèche plantée qui allait se confirmer lors du deuxième tour qui s’est déroulé mardi. Avec l’entrée en lice des têtes de série, le niveau montait d’un cran. 

 

Chez les femmes, nos hine ont montré une belle supériorité qui les a emmenées jusqu’en quart de finale avec cinq Tahitiennes contre trois “invitées”. Un bilan très prometteur, mais les Hawaïennes ont rééquilibré les débats en demi-finale puisque Moana Jones Wong, première des QS de la zone Hawaii/Tahiti Nui la saison dernière, était opposée à Kohai Fierro et Nora Liotta se retrouvait face à la nouvelle pensionnaire des CS (Challenger Series), Aelan Vaast, puisque la sœur de Kauli s’est qualifiée en terminant troisième des QS. Sous les yeux de son frère, elle a dominé sa série avec seulement trois vagues prises, mais avec deux très belles notes (7,67 + 7,33 points). 

 

Car il fallait être patient en ce dernier jour de compétition. Taapuna délivrait encore de très gros tubes, mais pas souvent. C’est ce qui a servi la championne hawaiienne qui s’est qualifiée pour la finale face à sa future adversaire sur les CS. Les deux surfeuses se retrouveront régulièrement cette saison, mais dans ce premier affrontement, c’est Jones Wong qui est venue à bout d’Aelan Vaast, remportant cette finale dans ses deux dernières vagues, alors que la surfeuse de Vairao avait mené une bonne partie de la série. 

 

Chez les hommes, Fin McGill, Jackson Bunch, Oliver Zietz côté hawaïen, Mihimana Braye, Peio Charriaud ou encore le champion en titre polynésien, Teiva Tetahio, côté tahitien, ont délivré des sessions de très grande qualité lors des deux premiers tours. 

 

Avec beaucoup plus de surfeurs, les Hawaiiens ont vu leurs représentants disparaître au fil de la compétition. En quart de finale, l’équilibre était parfait entre les deux pays : quatre Tahitiens contre quatre Hawaiiens. La parité était toujours de mise en demi-finale, mais malheureusement, les duels devenaient fratricides. Mihimana Braye se retrouvait face à Matahi Drollet et Jackson Bunch devait batailler contre Cody Young. Les deux élus pour la finale, Matahi Drollet et Jackson Bunch, allaient emmener cet ultime affrontement de la Toa Pro à un niveau très rare. Une série tendue, mais surtout marquée par des bombes hors normes. 9,77 + 8,00 points pour l’ancien pensionnaire du CT en 2025 contre 8,87 + 6,33 points pour le résident de la Presqu’île. Quatre vagues incroyables qui vont immortaliser encore un peu plus ce spot de Taapuna. 

 

La semaine prochaine, tous ces champions et championnes se dirigeront vers Papara pour la deuxième étape de la Toa Pro. Au vu du niveau affiché, tous les amoureux du surf se donneront rendez-vous sur le spot de Taharu’u, théâtre d’un futur spectacle exceptionnel. 

 

 


Classement  

Top 5 hommes 

Jackson Bunch (Hawaii) 

Matahi Drollet (Polynésie française) 

Mihimana Braye (Polynésie française) 

Cody Young (Hawaii) 

Rylan Beavers (Hawaii) 
 

Top 5 féminin 

Moana Jones Wong (Hawaii) 

Aelan Vaast (Polynésie française) 

Nora Liotta (Hawaii) 

Kohai Fierro (Polynésie française) 

Kiara Goold (Polynésie française) 


Matahi Drollet a fait un parcours magnifique en allant jusqu’en finale.

Kohai Fierro a perdu en demi-finale mais sans démériter.

Aelan Vaast a montré qu’elle était prête pour les CS.

Taapuna a offert de grosses bombes.

L’hawaiien Maikai Burdine s’est éclaté sur les vagues de Taapuna.

Les water patrols ont encore été importantes sur cette compétition.

Rédigé par Manu Rodor le Jeudi 21 Mai 2026 à 19:41 | Lu 255 fois