Tahiti, le 30 octobre 2026 - Le référé de la CSIP contre Air Tahiti, relatif au recours à des pistards “étrangers par Air France et Air New Zeland” pendant la grève, a été renvoyé à lundi. Pour l’avocat de la compagnie aérienne, cette affaire est “une instrumentalisation de la justice dans le cadre des négociations”. Pour lui, il n’y a “aucune situation qui serait illicite” et qui peut être “qualifiée de briseuse de grève, de tentative de détournement. C'est une situation parfaitement légale”.
L’affaire opposant la CSIP à Air Tahiti concernant l’emploi de pistards “étrangers par Air France et Air New Zeland” pendant la grève a été renvoyée à lundi. L’avocat de la compagnie aérienne, Me Yves Piriou, a expliqué vendredi devant le tribunal qu’il est de “la vieille école” et qu’il s’est “efforcé d’être prêt pour le référé d’heure à heure”. Il a assuré à la présidente du tribunal de première instance, Nathalie Tissot, qu’il allait déposer ses conclusions dans la matinée de vendredi.
Me Yves Piriou indique que son client, Air Tahiti, a reçu l’assignation mercredi à 16 h 45 alors que “l'ordonnance prévoit expressément” que celle-ci soit signifiée au plus tard avant midi. “Et l’huissier s'est bien gardé de marquer l'heure sur l'assignation en espérant que ça passe, mais on a la preuve qu'on a été assigné tardivement. Donc c'est un référé d'heure à heure, il faut s'organiser, il faut travailler le dossier, il faut en prendre connaissance”, dit-il.
Il ajoute que le nécessaire a été fait pour que le dossier soit “prêt dans les délais. Après, que mon confrère veuille un renvoi pour répondre à mes conclusions, c'est tout à fait normal. C'est le principe du contradictoire, il n'y a aucune difficulté”.
L’affaire opposant la CSIP à Air Tahiti concernant l’emploi de pistards “étrangers par Air France et Air New Zeland” pendant la grève a été renvoyée à lundi. L’avocat de la compagnie aérienne, Me Yves Piriou, a expliqué vendredi devant le tribunal qu’il est de “la vieille école” et qu’il s’est “efforcé d’être prêt pour le référé d’heure à heure”. Il a assuré à la présidente du tribunal de première instance, Nathalie Tissot, qu’il allait déposer ses conclusions dans la matinée de vendredi.
Me Yves Piriou indique que son client, Air Tahiti, a reçu l’assignation mercredi à 16 h 45 alors que “l'ordonnance prévoit expressément” que celle-ci soit signifiée au plus tard avant midi. “Et l’huissier s'est bien gardé de marquer l'heure sur l'assignation en espérant que ça passe, mais on a la preuve qu'on a été assigné tardivement. Donc c'est un référé d'heure à heure, il faut s'organiser, il faut travailler le dossier, il faut en prendre connaissance”, dit-il.
Il ajoute que le nécessaire a été fait pour que le dossier soit “prêt dans les délais. Après, que mon confrère veuille un renvoi pour répondre à mes conclusions, c'est tout à fait normal. C'est le principe du contradictoire, il n'y a aucune difficulté”.
C’est de “la manipulation et de l'intoxication pure”
L’avocat de la défense est confiant, même sur “le fond (…) je ne crois pas qu'il y ait de difficulté”. Pour lui, cette affaire relève “de la manipulation et de l'intoxication pure”. Selon lui, la compagnie aérienne est “parfaitement dans la légalité. Et en réalité, cette procédure de référé ne constitue qu'une instrumentalisation de la justice dans le cadre des négociations”. Il avance que ce référé utilisé par la CSIP est “une tentative d'effectuer des pressions sur Air Tahiti pour faire avancer les négociations”.
Me Yves Piriou assure en effet, comme le syndicat, qu’il est interdit de “faire venir des étrangers et casser la grève”. C’est un droit constitutionnel, dit-il.
Mais il ajoute qu’Air New Zeland et Air France ont “parfaitement le droit d'employer le personnel qu'ils veulent avec du matériel loué à Air Tahiti”. Il affirme qu’“une seule intervention” a été faite par un salarié d’Air New Zeland, toutes les autres ont été assurées par les salariés non grévistes d’Air Tahiti. “Donc, il n'y a strictement aucune difficulté. Mais tout ça, c'est de la manipulation et de l'intoxication”.
Me Yves Piriou assure en effet, comme le syndicat, qu’il est interdit de “faire venir des étrangers et casser la grève”. C’est un droit constitutionnel, dit-il.
Mais il ajoute qu’Air New Zeland et Air France ont “parfaitement le droit d'employer le personnel qu'ils veulent avec du matériel loué à Air Tahiti”. Il affirme qu’“une seule intervention” a été faite par un salarié d’Air New Zeland, toutes les autres ont été assurées par les salariés non grévistes d’Air Tahiti. “Donc, il n'y a strictement aucune difficulté. Mais tout ça, c'est de la manipulation et de l'intoxication”.
“Aucune situation qui peut être qualifiée de briseuse de grève”
Même s’il se décrit comme un “vieil avocat” et se dit “superstitieux”, Me Yves Piriou préfère “ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué”. Il est néanmoins confiant après “une analyse juridique serrée. Je fais du droit, les éléments dont les demandeurs font état ne correspondent à aucune situation qui serait illicite”, assure-t-il.
Pour lui, il n’y a “aucune situation qui peut être qualifiée de briseuse de grève, de tentative de détournement. C'est une situation parfaitement légale”. Me Yves Piriou rappelle qu’être gréviste “n'implique pas, évidemment, qu'on empêche les salariés non grévistes, qui ont la liberté de ne pas faire grève, de travailler”.
L’avocat d’Air Tahiti se dit “raisonnablement confiant” considérant que la compagnie aérienne “a parfaitement respecté le droit et n'a violé aucun droit”.
Quant à la procédure pénale, Me Yves Piriou s’“en délecte, elle ne sortira jamais, il n'y a rien, c'est de la manipulation, de l'instrumentalisation”, assure-t-il.
Il indique que l'inspection du travail a été saisie mais qu’elle “n'a pas pris position, puisqu'elle n'a pas d'éléments”. Il regrette que la “lettre de plainte” envoyée à l'inspection du travail, ait été diffusée “à tout le monde, le Saint-Esprit, Dieu le Père, Jésus-Christ, le pape, etc. Donc, ils pensent qu'en diffusant ce genre de correspondance auprès de tout le monde, ça va impressionner et ça va nous faire peur. Moi, ça ne me fait pas peur, et je ne crois pas que ça fasse peur à mes clients”. Me Yves Piriou conclut par ces termes : “Comme disait le président Chirac, ‘ça m'en touche une sans faire bouger l'autre’”.
Pour lui, il n’y a “aucune situation qui peut être qualifiée de briseuse de grève, de tentative de détournement. C'est une situation parfaitement légale”. Me Yves Piriou rappelle qu’être gréviste “n'implique pas, évidemment, qu'on empêche les salariés non grévistes, qui ont la liberté de ne pas faire grève, de travailler”.
L’avocat d’Air Tahiti se dit “raisonnablement confiant” considérant que la compagnie aérienne “a parfaitement respecté le droit et n'a violé aucun droit”.
Quant à la procédure pénale, Me Yves Piriou s’“en délecte, elle ne sortira jamais, il n'y a rien, c'est de la manipulation, de l'instrumentalisation”, assure-t-il.
Il indique que l'inspection du travail a été saisie mais qu’elle “n'a pas pris position, puisqu'elle n'a pas d'éléments”. Il regrette que la “lettre de plainte” envoyée à l'inspection du travail, ait été diffusée “à tout le monde, le Saint-Esprit, Dieu le Père, Jésus-Christ, le pape, etc. Donc, ils pensent qu'en diffusant ce genre de correspondance auprès de tout le monde, ça va impressionner et ça va nous faire peur. Moi, ça ne me fait pas peur, et je ne crois pas que ça fasse peur à mes clients”. Me Yves Piriou conclut par ces termes : “Comme disait le président Chirac, ‘ça m'en touche une sans faire bouger l'autre’”.