Tahiti, le 30 juillet 2026 – L’entreprise Fare container maohi, a été condamnée à verser à une de ses clientes plus de 5 millions de francs pour la non-exécution des travaux de construction d’un fare kit. La cliente flouée, Joséphine, attend avec impatience d’être remboursée car elle veut “avancer (…). J'ai du mal à dormir, je me réveille avec le cœur qui bat fort et vite, j’ai la boule au ventre. Je veux que tout cela s’arrête”.
Le tribunal civil de première instance de Papeete a condamné, le 27 février dernier, l’entreprise Fare container maohi, représentée par Antoinette Puputauki, à verser à Joséphine plus de 5 millions de francs pour la non-exécution des travaux relatif à la fourniture, le transport et le montage d’un fare kit, ainsi que les démarches pour l’obtention d’un permis de construire.
L’entreprise a également été condamnée à payer près de 1,3 million de francs pour les sommes que sa cliente doit verser à la conservation des hypothèques en raison du retard lié à cette construction. Car ce projet clé en main n’a jamais vu le jour.
Le tribunal enjoint en outre l’entreprise Fare container maohi de retirer tous “les objets et matériaux divers entreposés” sur le terrain de Joséphine, “sous astreinte de 10 000 francs par jour de retard passé un délai de vingt jours suivant la signification du jugement”. L’entreprise du BTP a aussi été condamnée à payer à sa cliente 250 000 francs pour les frais de procédure.
Le tribunal civil de première instance de Papeete a condamné, le 27 février dernier, l’entreprise Fare container maohi, représentée par Antoinette Puputauki, à verser à Joséphine plus de 5 millions de francs pour la non-exécution des travaux relatif à la fourniture, le transport et le montage d’un fare kit, ainsi que les démarches pour l’obtention d’un permis de construire.
L’entreprise a également été condamnée à payer près de 1,3 million de francs pour les sommes que sa cliente doit verser à la conservation des hypothèques en raison du retard lié à cette construction. Car ce projet clé en main n’a jamais vu le jour.
Le tribunal enjoint en outre l’entreprise Fare container maohi de retirer tous “les objets et matériaux divers entreposés” sur le terrain de Joséphine, “sous astreinte de 10 000 francs par jour de retard passé un délai de vingt jours suivant la signification du jugement”. L’entreprise du BTP a aussi été condamnée à payer à sa cliente 250 000 francs pour les frais de procédure.
“Je veux que tout cela s’arrête”
Joséphine a très mal vécu cette période et elle se souvient encore que “à chaque fois qu’il me demandait de payer ou de faire les virements, on les a faits. Et à la fin, à chaque fois, il trouvait des excuses. Il n'y avait pas les travailleurs ou ils étaient malades”.
Et selon elle, comme Rere Puputauki [dirigeant de fait de l’entreprise, NDLR] prenait son temps pour réaliser les travaux “ce qu'ils avaient commencé à faire, tout a rouillé. Et je lui ai dit que je ne voulais plus ce qu'il y a dessus. Il n’a pas arrêté de cacher et de camoufler la rouille”.
Et finalement il est revenu à la raison et a décidé de commander un autre kit ajoute Joséphine. “Il m’en a parlé et je lui ai répondu que je n’en voulais plus vu tout ce qu’il avait fait”. La cliente malheureuse souligne également que lortsque l’entreprise a commencé les travaux “ce n'était pas du tout comme sur le plan et plusieurs fois, on a dû changer la position. La maison n'était pas du tout comme sur le plan. Donc là, j'ai dit stop et j’ai appelé un avocat”.
Aujourd’hui Joséphine se dit satisfaite de la décision du tribunal mais pointe du doigt le fait que cette décision n’est toujours pas exécutée. “J'ai un jugement dans mes mains mais il ne me sert à rien car il n’est pas appliqué parce qu'on ne trouve pas la personne par rapport au jugement”.
À un moment, dit-elle, elle se demandait si Antoinette était vraiment réelle. “L'huissier me disait à chaque fois qu'il n'a jamais pu la voir, donc je me suis dit, elle n'existe pas.
Pour Joséphine et son époux, cette maison était “un projet de vie et en 2023 on a commencé les démarches. Aujourd’hui il faut que je puisse avancer, on n’en peut plus avec mon mari. J'ai du mal à dormir, je me réveille avec le cœur qui bat fort et vite, j’ai la boule au ventre. Je veux que tout cela s’arrête”.
Et selon elle, comme Rere Puputauki [dirigeant de fait de l’entreprise, NDLR] prenait son temps pour réaliser les travaux “ce qu'ils avaient commencé à faire, tout a rouillé. Et je lui ai dit que je ne voulais plus ce qu'il y a dessus. Il n’a pas arrêté de cacher et de camoufler la rouille”.
Et finalement il est revenu à la raison et a décidé de commander un autre kit ajoute Joséphine. “Il m’en a parlé et je lui ai répondu que je n’en voulais plus vu tout ce qu’il avait fait”. La cliente malheureuse souligne également que lortsque l’entreprise a commencé les travaux “ce n'était pas du tout comme sur le plan et plusieurs fois, on a dû changer la position. La maison n'était pas du tout comme sur le plan. Donc là, j'ai dit stop et j’ai appelé un avocat”.
Aujourd’hui Joséphine se dit satisfaite de la décision du tribunal mais pointe du doigt le fait que cette décision n’est toujours pas exécutée. “J'ai un jugement dans mes mains mais il ne me sert à rien car il n’est pas appliqué parce qu'on ne trouve pas la personne par rapport au jugement”.
À un moment, dit-elle, elle se demandait si Antoinette était vraiment réelle. “L'huissier me disait à chaque fois qu'il n'a jamais pu la voir, donc je me suis dit, elle n'existe pas.
Pour Joséphine et son époux, cette maison était “un projet de vie et en 2023 on a commencé les démarches. Aujourd’hui il faut que je puisse avancer, on n’en peut plus avec mon mari. J'ai du mal à dormir, je me réveille avec le cœur qui bat fort et vite, j’ai la boule au ventre. Je veux que tout cela s’arrête”.
“Je vais la rembourser”
Contactée, Antoinette Puputauki assure ne pas être au courant de cette condamnation. “Je ne fais pas de mauvaise foi, je n'ai jamais eu d'appel d'huissier ou d'un avocat ou de qui que ce soit (…). Je ne connais même pas ces personnes. Je ne sais même pas de quelle affaire il s'agit.” Elle précise aussi que “s’il s’avère” qu’elle a bien été condamnée elle va assumer : “le nécessaire sera fait.”
Peu après cet entretien téléphonique avec Antoinette, c’est son père, Rere Puputauki qui prend contact avec Tahiti Infos. Ce dernier explique que les travaux ont pris énormément de retard tout simplement à cause des intempéries : “il y a eu de fortes pluies et également des inondations.” Et Rere Puputauki d’ajouter avoir voulu “faire plaisir à cette famille parce qu'on avait des maisons et en plus elles ne sont pas chères”. Il précise en outre avoir reçu la décision de justice des mains de son avocat en avril mai dernier.
Il assure s’être mis d’accord avec son avocat Me Varod : “Je vais la rembourser (…) et on va lui rembourser aussi les frais que le gouvernement lui a demandé (…). On va aussi retirer tout ce qu’il y a sur son terrain. J’ai également dit à mon avocat d’informer [l’avocat de la cliente].”
Des promesses que Joséphine attend de voir se réaliser pour enfin pouvoir tourner la page d’un projet de vie qui a viré au cauchemar.
Peu après cet entretien téléphonique avec Antoinette, c’est son père, Rere Puputauki qui prend contact avec Tahiti Infos. Ce dernier explique que les travaux ont pris énormément de retard tout simplement à cause des intempéries : “il y a eu de fortes pluies et également des inondations.” Et Rere Puputauki d’ajouter avoir voulu “faire plaisir à cette famille parce qu'on avait des maisons et en plus elles ne sont pas chères”. Il précise en outre avoir reçu la décision de justice des mains de son avocat en avril mai dernier.
Il assure s’être mis d’accord avec son avocat Me Varod : “Je vais la rembourser (…) et on va lui rembourser aussi les frais que le gouvernement lui a demandé (…). On va aussi retirer tout ce qu’il y a sur son terrain. J’ai également dit à mon avocat d’informer [l’avocat de la cliente].”
Des promesses que Joséphine attend de voir se réaliser pour enfin pouvoir tourner la page d’un projet de vie qui a viré au cauchemar.