Le projet d’importation de la poire de terre, accepté par la Direction de l'environnement, est entre les mains de la Direction de la biosécurité.
Tahiti, le 26 juillet 2025 - La poire de terre ou le yacón pourrait bientôt arriver dans vos assiettes. Le projet d’importation, accepté par la Direction de l'environnement, est entre les mains de la Direction de la biosécurité. Alors, ça vous dirait de goûter ce tubercule d’Amérique du Sud ?
C’est un particulier (dont le nom reste secrètement gardé par l’administration) qui est à l’origine de ce projet. Si les projets d’importation de nouvelles espèces sont souvent soumis à l’étude, celui de la poire de terre pourrait voir le jour.
“Par le passé, de nombreuses espèces ont été introduites sans grande précaution, en raison de l'absence de prédateurs naturels en Polynésie. Certaines sont malheureusement devenues invasives. Cependant, une étude que nous avons menée démontre que cette plante ne présente pas ce risque : ses parties sexuées étant séparées, elle ne peut pas se reproduire naturellement, ce qui écarte tout danger de propagation incontrôlée”, explique Taivini Teai, ministre de l'Agriculture.
Accepté par la Direction de l'environnement (Diren), le dossier est désormais étudié par la Direction de la biosécurité. “Il faut fixer les conditions d’importation, par exemple s’il faut un traitement auparavant. Il nous faudra un mois pour étudier le dossier. Il sera ensuite présenté, puis validé – ou pas – par la commission”, détaille Laura Hartmann, de la Direction de la biosécurité de Polynésie française. Ensuite, une phase d’essais sera menée par la Direction de l’agriculture (DAG) dans un terrain expérimental à Papara.
Le but de l’implantation de cette nouvelle espèce ? “Elle pourrait être développée dans le cadre de la souveraineté alimentaire”, souligne le ministre. Issu de la même famille que le topinambour et le tournesol, ce tubercule présente de nombreuses promesses. Il serait doté d’un index glycémique très bas, avec un impact quasi nul sur le taux de sucre dans le sang, ce qui en ferait un allié potentiel pour les personnes atteintes de diabète (lire ci-dessous).
C’est un particulier (dont le nom reste secrètement gardé par l’administration) qui est à l’origine de ce projet. Si les projets d’importation de nouvelles espèces sont souvent soumis à l’étude, celui de la poire de terre pourrait voir le jour.
“Par le passé, de nombreuses espèces ont été introduites sans grande précaution, en raison de l'absence de prédateurs naturels en Polynésie. Certaines sont malheureusement devenues invasives. Cependant, une étude que nous avons menée démontre que cette plante ne présente pas ce risque : ses parties sexuées étant séparées, elle ne peut pas se reproduire naturellement, ce qui écarte tout danger de propagation incontrôlée”, explique Taivini Teai, ministre de l'Agriculture.
Accepté par la Direction de l'environnement (Diren), le dossier est désormais étudié par la Direction de la biosécurité. “Il faut fixer les conditions d’importation, par exemple s’il faut un traitement auparavant. Il nous faudra un mois pour étudier le dossier. Il sera ensuite présenté, puis validé – ou pas – par la commission”, détaille Laura Hartmann, de la Direction de la biosécurité de Polynésie française. Ensuite, une phase d’essais sera menée par la Direction de l’agriculture (DAG) dans un terrain expérimental à Papara.
Le but de l’implantation de cette nouvelle espèce ? “Elle pourrait être développée dans le cadre de la souveraineté alimentaire”, souligne le ministre. Issu de la même famille que le topinambour et le tournesol, ce tubercule présente de nombreuses promesses. Il serait doté d’un index glycémique très bas, avec un impact quasi nul sur le taux de sucre dans le sang, ce qui en ferait un allié potentiel pour les personnes atteintes de diabète (lire ci-dessous).
Le yacón, un tubercule aux mille atouts
Originaire de la cordillère des Andes, le yacón (Smallanthus sonchifolius) est un tubercule sucré et croquant encore méconnu en Polynésie française. Il séduit par sa chair juteuse au goût doux, idéale aussi bien en plats salés que sucrés. Le yacón se cultive facilement et produit pendant plusieurs années. Vigoureux, il peut atteindre deux mètres et ne demande ni traitements ni arrosages fréquents. Résistant aux maladies et aux ravageurs, il fut même introduit pour remplacer la pomme de terre au moment où celle-ci souffrait du mildiou. Une culture rustique, idéale pour le climat polynésien et la diversification agricole.
Un sucrant naturel aux nombreux bienfaits
En cuisine, il se déguste cru, cuit, en jus ou en sirop naturel. Le sirop de yacón est une alternative saine au sucre traditionnel. Très pauvre en calories, il contient deux fois moins de sucres que le sucre de table, tout en étant riche en fibres prébiotiques qui nourrissent le microbiote intestinal, favorisent le transit et la satiété et soutiennent l’immunité. Il est également une bonne source de potassium, calcium, magnésium et fer.
Ce sirop naturel aide à maintenir une glycémie stable, ce qui le rend intéressant pour les personnes sujettes à l’hyperglycémie ou souhaitant prévenir le diabète. Il contribue aussi à la réduction du mauvais cholestérol. C’est donc bien plus qu’un édulcorant : un véritable jus de légume cuit, riche en micronutriments et antioxydants. Pour le goût, il faudra juger par vous-même !
Originaire de la cordillère des Andes, le yacón (Smallanthus sonchifolius) est un tubercule sucré et croquant encore méconnu en Polynésie française. Il séduit par sa chair juteuse au goût doux, idéale aussi bien en plats salés que sucrés. Le yacón se cultive facilement et produit pendant plusieurs années. Vigoureux, il peut atteindre deux mètres et ne demande ni traitements ni arrosages fréquents. Résistant aux maladies et aux ravageurs, il fut même introduit pour remplacer la pomme de terre au moment où celle-ci souffrait du mildiou. Une culture rustique, idéale pour le climat polynésien et la diversification agricole.
Un sucrant naturel aux nombreux bienfaits
En cuisine, il se déguste cru, cuit, en jus ou en sirop naturel. Le sirop de yacón est une alternative saine au sucre traditionnel. Très pauvre en calories, il contient deux fois moins de sucres que le sucre de table, tout en étant riche en fibres prébiotiques qui nourrissent le microbiote intestinal, favorisent le transit et la satiété et soutiennent l’immunité. Il est également une bonne source de potassium, calcium, magnésium et fer.
Ce sirop naturel aide à maintenir une glycémie stable, ce qui le rend intéressant pour les personnes sujettes à l’hyperglycémie ou souhaitant prévenir le diabète. Il contribue aussi à la réduction du mauvais cholestérol. C’est donc bien plus qu’un édulcorant : un véritable jus de légume cuit, riche en micronutriments et antioxydants. Pour le goût, il faudra juger par vous-même !