©Nautimages
Tahiti, le 18 mai 2026 - Le documentaire Naissance d’une nouvelle Tohora est sorti ce week-end et il tient déjà ses promesses pour les amateurs de va’a. Au programme : 30 minutes de film qui plongent le spectateur dans la renaissance d’une pirogue mythique polynésienne.
Naissance d’une nouvelle Tohora est un documentaire qui s’intéresse à la renaissance d’une pirogue mythique du va’a polynésien, la célèbre “baleine de Huahine”, modèle conçu il y a plus de 30 ans par Raymond Ha-Tak et encore considéré comme une référence dans les grandes courses.
À travers ce film, on suit le projet porté par Alex Pelou et son groupe de l’atelier Viper Va’a : redonner vie à cette embarcation emblématique en la dupliquant à partir de sa forme originale, numérisée puis reconstruite, tout en y intégrant les technologies modernes de construction. Le documentaire montre un travail de reconstruction minutieux, où l’objectif n’est pas de copier, mais de prolonger une histoire.
Naissance d’une nouvelle Tohora est un documentaire qui s’intéresse à la renaissance d’une pirogue mythique du va’a polynésien, la célèbre “baleine de Huahine”, modèle conçu il y a plus de 30 ans par Raymond Ha-Tak et encore considéré comme une référence dans les grandes courses.
À travers ce film, on suit le projet porté par Alex Pelou et son groupe de l’atelier Viper Va’a : redonner vie à cette embarcation emblématique en la dupliquant à partir de sa forme originale, numérisée puis reconstruite, tout en y intégrant les technologies modernes de construction. Le documentaire montre un travail de reconstruction minutieux, où l’objectif n’est pas de copier, mais de prolonger une histoire.
La nouvelle Tohora, baleine en tahitien, est construite en bois local, notamment le falcata issu du reboisement, un matériau très léger et abondant en Polynésie mais longtemps sous-exploité dans la construction nautique. Facile à travailler, il est ici renforcé par des techniques modernes : stratification sous vide, fibre de verre et carbone. “On a voulu remettre au goût du jour la construction ancestrale traditionnelle en bois, mais avec les technologies que l’on a à notre disposition aujourd’hui”, raconte Alex Pelou. “Le bois reste une matière composite naturelle, et avec les procédés modernes, on arrive à en faire une structure solide et performante.”
Maintenir une production locale
Le projet est de recréer cette “baleine”, pirogue créée il y a plus de trois décennies et toujours compétitive sur les grandes courses. L’équipe a procédé à une numérisation complète de la coque avant de la reconstruire à l’identique, tout en optimisant certains aspects techniques et en conservant le “chip” d’origine. Mais Alex Pelou et son équipe ont dû l’adapter aux exigences actuelles des compétitions comme la Hawaiki Nui Va'a. Il partage aussi une réflexion plus large sur l’évolution du va’a moderne. Selon lui, les règles actuelles des compétitions laissent peu de place à la diversité des designs. “Aujourd’hui, il n’y a pas de vraie contrainte de jauge en V6, à part le nombre de rameurs et un poids minimum. Résultat, on se retrouve avec des pirogues très similaires sur l’eau.”
Le documentaire met aussi en avant une volonté assumée de produire des va’a en Polynésie. Alex Pelou insiste sur le choix de maintenir une production locale, dans un contexte où une partie de la fabrication des pirogues a été délocalisée à l’étranger. “Nous, on a investi ici, on a construit un atelier en Polynésie”, souligne-t-il, évoquant une démarche presque militante pour préserver un savoir-faire local et une identité sportive. Au-delà de la construction, le film suit également la préparation de l’équipage : entraînements, préparation physique, cohésion de groupe et immersion dans la mythique course. “On a eu pas mal de visionnages et des bons retours, parce que je pense que ça plaît de voir qu'on peut proposer une alternative aussi”, se rejoint déjà l’équipe de Viper Va’a. Réalisé par Martin Fichez de Nautimages, Naissance d’une nouvelle Tohora est disponible sur Facebook : https://www.facebook.com/reel/1540476754260122
Le documentaire met aussi en avant une volonté assumée de produire des va’a en Polynésie. Alex Pelou insiste sur le choix de maintenir une production locale, dans un contexte où une partie de la fabrication des pirogues a été délocalisée à l’étranger. “Nous, on a investi ici, on a construit un atelier en Polynésie”, souligne-t-il, évoquant une démarche presque militante pour préserver un savoir-faire local et une identité sportive. Au-delà de la construction, le film suit également la préparation de l’équipage : entraînements, préparation physique, cohésion de groupe et immersion dans la mythique course. “On a eu pas mal de visionnages et des bons retours, parce que je pense que ça plaît de voir qu'on peut proposer une alternative aussi”, se rejoint déjà l’équipe de Viper Va’a. Réalisé par Martin Fichez de Nautimages, Naissance d’une nouvelle Tohora est disponible sur Facebook : https://www.facebook.com/reel/1540476754260122