Tahiti, le 16 avril 2026 - Le tribunal de Papeete a jugé un trafiquant de paka et d’ice, ce jeudi 16 avril, lors d’une comparution immédiate. Âgé de 39 ans, sans emploi depuis 2013 et domicilié à Faa’a, le prévenu a comparu pour des faits de détention et de vente de stupéfiants en récidive et a écopé de trois ans de prison ferme.
Le 11 mars, vers 15 heures, un homme de 39 ans est interpellé alors qu’il prend la fuite lors d’une descente des forces de l’ordre sur un point de deal à Tavararo.
Lors de cette intervention, plusieurs guetteurs réussissent à s’enfuir ainsi que sept hommes présumés trafiquants. Une heure plus tard, une perquisition est menée au domicile de la belle-famille de l’homme arrêté, qui vit à Faa’a. Y sont découverts des pochons vides, 2,67 grammes de cannabis, 7,37 grammes d’ice ainsi que 13 plants de paka d’environ un mètre. À l’audience, ce jeudi, le prévenu conteste en partie les faits. Il nie être propriétaire du cannabis retrouvé à son domicile, affirmant qu’il appartient à d’autres occupants de la maison, notamment en ce qui concerne les plants. À la barre, il explique : “Je vends depuis 2025, mais seulement du paka”, mais il admet néanmoins : “Quand il y a de l’ice, je vends”. Il reconnaît consommer jusqu’à 10 grammes de paka par jour et affirme ne pas être le seul impliqué : “On est huit dealers”. Concernant la plantation, il maintient : “Ce n’est pas à moi, ce n’est pas chez moi, c’est chez ma belle-famille”.
Le 11 mars, vers 15 heures, un homme de 39 ans est interpellé alors qu’il prend la fuite lors d’une descente des forces de l’ordre sur un point de deal à Tavararo.
Lors de cette intervention, plusieurs guetteurs réussissent à s’enfuir ainsi que sept hommes présumés trafiquants. Une heure plus tard, une perquisition est menée au domicile de la belle-famille de l’homme arrêté, qui vit à Faa’a. Y sont découverts des pochons vides, 2,67 grammes de cannabis, 7,37 grammes d’ice ainsi que 13 plants de paka d’environ un mètre. À l’audience, ce jeudi, le prévenu conteste en partie les faits. Il nie être propriétaire du cannabis retrouvé à son domicile, affirmant qu’il appartient à d’autres occupants de la maison, notamment en ce qui concerne les plants. À la barre, il explique : “Je vends depuis 2025, mais seulement du paka”, mais il admet néanmoins : “Quand il y a de l’ice, je vends”. Il reconnaît consommer jusqu’à 10 grammes de paka par jour et affirme ne pas être le seul impliqué : “On est huit dealers”. Concernant la plantation, il maintient : “Ce n’est pas à moi, ce n’est pas chez moi, c’est chez ma belle-famille”.
Une “supérette” de stupéfiants
Le casier judiciaire du prévenu fait état de sept condamnations depuis 2010, principalement pour usage de stupéfiants. “J’ai du mal à arrêter”, reconnaît-il à l’audience, ajoutant vouloir “quitter Faa’a”. Le président lui rétorque : “Partez dans les îles si le problème, c’est apparemment Faa’a. Vous êtes un père de famille de trois enfants, pas un adolescent. Ça va s’arrêter quand ?” Le procureur dénonce, quant à lui, “une installation dans la voie de la facilité” et un mode de vie centré sur la consommation et la revente. Il requiert alors huit ans d’emprisonnement ferme, estimant que le dossier s’inscrit dans un contexte plus large de trafic, notamment d’ice. La défense, de son côté, conteste l’ampleur du trafic reproché. “Ce n’est pas un dossier de trafiquant d’ice international important”, insiste l’avocat, qui a sollicité une peine mixte. Le prévenu est finalement condamné à trois ans de prison ferme.