Tahiti le 9 avril 2026. Le chanteur, auteur-compositeur Sinclair sera en concert avec son groupe le samedi 25 avril prochain au grand Motu de l'hôtel Intercontinental Tahiti.
Es-tu déjà venu chanter en Polynésie ?
“Non, je ne suis jamais venu chanter. La première fois que je suis venu, c'était en 1998 ou 97, je dirais. Je suis revenu deux fois par la suite, assez proche, mais ça fait bien longtemps que je ne suis pas venu. J'espère que c'est toujours aussi bien. J’étais venu faire de la plongée surtout. C’est donc ma première fois sur scène et avec le groupe. On est ravis, même si, à mon avis, on va être déglingués de fatigue. On doit arriver le 22, et on joue le 25. On joue trois jours avant, donc on va être pile dans le moment où tu sais plus trop où tu es. Mais je pense que c'est pas mal aussi pour la musique.”
As-tu pris connaissance de la configuration des lieux ?
“J'ai vu. C'est vraiment dingue de jouer dans cet endroit. On va aménager notre show pour qu'il corresponde un peu avec les conditions. Ça va être très vivant, je pense que ça va être super. On n'est pas loin de notre 45e date, donc on va arriver, on connaît le truc par cœur. Et puis, comme on ne peut pas amener nos instruments, on demande des instruments sur place. On va devoir redéfinir un petit peu ce qu'on va faire. Et ça, c'est vraiment chouette. Ça va mettre une espèce d'énergie, de qui-vive.”
De la sincérité sur scène.
“Moi, je ne monte pas sur scène sans sincérité, mais par contre, on vient en formule beaucoup plus légère. Donc ça va amener un autre son, ce que je trouve pas mal, parce que ça va aller avec les conditions. On joue sur un motu, ce n'est pas U2 qui arrive avec trois semi-remorques. On va jouer avec un truc qui est vachement plus light. Et je trouve ça super, ça marche vraiment bien avec le propos.”
La scène, tu la redécouvres avec cette tournée.
“Elle intervient après une longue absence de scène. C'était un besoin, il y a eu un vrai besoin, une envie. J'ai eu besoin de me mettre à l'écart. J'ai eu besoin aussi de faire un peu le ménage dans ma tête, dans ma vie. Et puis la scène, l'ayant mise de côté, j'ai eu vachement de mal à y retourner. Et en fait, en y retournant, je m'aperçois que j'ai bien fait d'y retourner d'une part et que je suis meilleur qu'avant. Donc ça, c'est quand même cool.”
Et là, tu ressors de ta boîte avec une énergie nouvelle.
“Complètement. Alors évidemment, j'ai 55 ans, donc je ne m'amuse pas à faire des cabrioles comme je faisais avant. Ça n'a plus de sens de faire ça. Par contre, l'énergie, elle est toujours là, vraiment. La musicalité est encore plus au rendez-vous parce que je n'ai jamais arrêté de bosser. Ce n'est pas parce que je me suis mis un petit peu en marge de la scène et en marge de mon travail de chanteur que je n'ai pas bossé. Au contraire, j'ai fait des tonnes de trucs. J'ai produit des disques, j'ai fait des musiques de films, j'ai fait des musiques de spectacles. Donc en fait, j'arrive sur scène avec vachement plus de maturité musicale. J'ai réarrangé tous mes titres pour qu'ils correspondent à ce que je suis aujourd'hui, surtout pour qu'ils ressemblent à ce que j'ai envie de donner. Et il y a aussi le fait que je m'assume complètement. Je joue plein d'instruments sur scène, ça amène une nouvelle dimension tout en gardant mon ADN. Ma musique n'est pas molle et je n'arrive pas à chanter si je ne suis pas complètement à fond dedans.”
Tu as retrouvé le public qui t'accompagnait déjà et qui a gardé cette énergie aussi ? “Carrément, c'est marrant parce qu'au tout début, forcément les gens se demandent si c'est le énième comeback d'un mec qui vient faire un hold-up et disparaître. Parce qu'il y a souvent ça quand les mecs ne sont pas là pendant longtemps et qu'ils reviennent. Et en fait non, le public a compris que c'était vraiment un vrai retour. Et ils sont là, ils sont super contents, ils partagent les mêmes trucs avec moi. Moi, c'est très détente. C'est-à-dire que sur scène, c'est sérieux, on fait les choses sérieusement. Mais un concert, ce n'est pas sérieux. On parle avec les gens, on rigole, il y a un truc. Là, les gens sont contents de retrouver ça. On a décidé de faire quelque chose d'organique. De ne pas surcharger, de ne pas courir partout en faisant des signes, en faisant de la promo à outrance. Moi, j'ai confiance et je sais que les gens viendront parce que ce qu'on propose est hyper honnête. Et je sais que les gens qui m'ont aimé à une époque vont retrouver ça.”
Le type aux cheveux rouges qui sortait de sa machine à laver, il est toujours là ?
“Ouais, mais il est moins fâché. Il est beaucoup moins fâché. Il est moins timide, moins fâché, moins dans l'arrogance. Par contre, oui, moi je n'ai pas changé. Je ne me suis jamais fourvoyé. OK, j'ai fait de la télé à un moment mais je n'ai jamais trahi ma musique ni l'envie. Et en fait, si à un moment je me suis arrêté, c'est parce que je savais que j'allais monter sur scène et ne pas être honnête. Et il fallait que je nettoie ma vie. Et donc, ce petit bonhomme de 22, 23 ans qui était sur scène avec son groupe à hurler dans tous les sens et sauter, il est là.”
Tu as déjà préparé un peu le set que vous allez produire ?
“Ouais, bien sûr. On joue à peu près deux heures. Et il y a tous les titres qu'on connaît qui sont un peu attendus par les gens qui me connaissent. Il y a aussi des titres récents. Je mélange les deux. C'est hyper musical. Il y a vraiment de la musique dans tous les sens. C'est vraiment un show musical. J'ai des musiciens de ’ouf. On s'éclate, on n'a peur de rien. On fait beaucoup d'impro. Nous, sur scène, il n'y a pas de machine. Tout est joué. Il n'y a pas d'ordinateur. Il n'y a pas de truc qui balance des séquences. On est dans le cœur du live. Je veux que ça soit vivant. Je veux pouvoir faire ce que je veux sur scène. Me laisser complètement libre et décider en plein milieu d'un couplet d'arrêter, d'écouter ce qui se passe dans la salle et puis… tu vois, interagir.”
Vous venez à combien de musiciens ?
Nous sommes six sur scène.
Caser Tahiti dans une tournée, ça se passe comment ?
“Cette date arrive en fin de partie de la tournée de printemps. Je vais rester 15 jours. On va se poser un peu. Après, on rentre et on avance sur d'autres titres parce qu'on enregistre un album et on repart cet été.”
Un enregistrement ? On pourrait avoir du tout neuf pendant cette soirée ?
“On a un nouveau morceau qui sort le 17. On va essayer de le monter pour pouvoir le jouer. Oui, c'est possible qu'il y ait un nouveau titre déjà.”
Es-tu déjà venu chanter en Polynésie ?
“Non, je ne suis jamais venu chanter. La première fois que je suis venu, c'était en 1998 ou 97, je dirais. Je suis revenu deux fois par la suite, assez proche, mais ça fait bien longtemps que je ne suis pas venu. J'espère que c'est toujours aussi bien. J’étais venu faire de la plongée surtout. C’est donc ma première fois sur scène et avec le groupe. On est ravis, même si, à mon avis, on va être déglingués de fatigue. On doit arriver le 22, et on joue le 25. On joue trois jours avant, donc on va être pile dans le moment où tu sais plus trop où tu es. Mais je pense que c'est pas mal aussi pour la musique.”
As-tu pris connaissance de la configuration des lieux ?
“J'ai vu. C'est vraiment dingue de jouer dans cet endroit. On va aménager notre show pour qu'il corresponde un peu avec les conditions. Ça va être très vivant, je pense que ça va être super. On n'est pas loin de notre 45e date, donc on va arriver, on connaît le truc par cœur. Et puis, comme on ne peut pas amener nos instruments, on demande des instruments sur place. On va devoir redéfinir un petit peu ce qu'on va faire. Et ça, c'est vraiment chouette. Ça va mettre une espèce d'énergie, de qui-vive.”
De la sincérité sur scène.
“Moi, je ne monte pas sur scène sans sincérité, mais par contre, on vient en formule beaucoup plus légère. Donc ça va amener un autre son, ce que je trouve pas mal, parce que ça va aller avec les conditions. On joue sur un motu, ce n'est pas U2 qui arrive avec trois semi-remorques. On va jouer avec un truc qui est vachement plus light. Et je trouve ça super, ça marche vraiment bien avec le propos.”
La scène, tu la redécouvres avec cette tournée.
“Elle intervient après une longue absence de scène. C'était un besoin, il y a eu un vrai besoin, une envie. J'ai eu besoin de me mettre à l'écart. J'ai eu besoin aussi de faire un peu le ménage dans ma tête, dans ma vie. Et puis la scène, l'ayant mise de côté, j'ai eu vachement de mal à y retourner. Et en fait, en y retournant, je m'aperçois que j'ai bien fait d'y retourner d'une part et que je suis meilleur qu'avant. Donc ça, c'est quand même cool.”
Et là, tu ressors de ta boîte avec une énergie nouvelle.
“Complètement. Alors évidemment, j'ai 55 ans, donc je ne m'amuse pas à faire des cabrioles comme je faisais avant. Ça n'a plus de sens de faire ça. Par contre, l'énergie, elle est toujours là, vraiment. La musicalité est encore plus au rendez-vous parce que je n'ai jamais arrêté de bosser. Ce n'est pas parce que je me suis mis un petit peu en marge de la scène et en marge de mon travail de chanteur que je n'ai pas bossé. Au contraire, j'ai fait des tonnes de trucs. J'ai produit des disques, j'ai fait des musiques de films, j'ai fait des musiques de spectacles. Donc en fait, j'arrive sur scène avec vachement plus de maturité musicale. J'ai réarrangé tous mes titres pour qu'ils correspondent à ce que je suis aujourd'hui, surtout pour qu'ils ressemblent à ce que j'ai envie de donner. Et il y a aussi le fait que je m'assume complètement. Je joue plein d'instruments sur scène, ça amène une nouvelle dimension tout en gardant mon ADN. Ma musique n'est pas molle et je n'arrive pas à chanter si je ne suis pas complètement à fond dedans.”
Tu as retrouvé le public qui t'accompagnait déjà et qui a gardé cette énergie aussi ? “Carrément, c'est marrant parce qu'au tout début, forcément les gens se demandent si c'est le énième comeback d'un mec qui vient faire un hold-up et disparaître. Parce qu'il y a souvent ça quand les mecs ne sont pas là pendant longtemps et qu'ils reviennent. Et en fait non, le public a compris que c'était vraiment un vrai retour. Et ils sont là, ils sont super contents, ils partagent les mêmes trucs avec moi. Moi, c'est très détente. C'est-à-dire que sur scène, c'est sérieux, on fait les choses sérieusement. Mais un concert, ce n'est pas sérieux. On parle avec les gens, on rigole, il y a un truc. Là, les gens sont contents de retrouver ça. On a décidé de faire quelque chose d'organique. De ne pas surcharger, de ne pas courir partout en faisant des signes, en faisant de la promo à outrance. Moi, j'ai confiance et je sais que les gens viendront parce que ce qu'on propose est hyper honnête. Et je sais que les gens qui m'ont aimé à une époque vont retrouver ça.”
Le type aux cheveux rouges qui sortait de sa machine à laver, il est toujours là ?
“Ouais, mais il est moins fâché. Il est beaucoup moins fâché. Il est moins timide, moins fâché, moins dans l'arrogance. Par contre, oui, moi je n'ai pas changé. Je ne me suis jamais fourvoyé. OK, j'ai fait de la télé à un moment mais je n'ai jamais trahi ma musique ni l'envie. Et en fait, si à un moment je me suis arrêté, c'est parce que je savais que j'allais monter sur scène et ne pas être honnête. Et il fallait que je nettoie ma vie. Et donc, ce petit bonhomme de 22, 23 ans qui était sur scène avec son groupe à hurler dans tous les sens et sauter, il est là.”
Tu as déjà préparé un peu le set que vous allez produire ?
“Ouais, bien sûr. On joue à peu près deux heures. Et il y a tous les titres qu'on connaît qui sont un peu attendus par les gens qui me connaissent. Il y a aussi des titres récents. Je mélange les deux. C'est hyper musical. Il y a vraiment de la musique dans tous les sens. C'est vraiment un show musical. J'ai des musiciens de ’ouf. On s'éclate, on n'a peur de rien. On fait beaucoup d'impro. Nous, sur scène, il n'y a pas de machine. Tout est joué. Il n'y a pas d'ordinateur. Il n'y a pas de truc qui balance des séquences. On est dans le cœur du live. Je veux que ça soit vivant. Je veux pouvoir faire ce que je veux sur scène. Me laisser complètement libre et décider en plein milieu d'un couplet d'arrêter, d'écouter ce qui se passe dans la salle et puis… tu vois, interagir.”
Vous venez à combien de musiciens ?
Nous sommes six sur scène.
Caser Tahiti dans une tournée, ça se passe comment ?
“Cette date arrive en fin de partie de la tournée de printemps. Je vais rester 15 jours. On va se poser un peu. Après, on rentre et on avance sur d'autres titres parce qu'on enregistre un album et on repart cet été.”
Un enregistrement ? On pourrait avoir du tout neuf pendant cette soirée ?
“On a un nouveau morceau qui sort le 17. On va essayer de le monter pour pouvoir le jouer. Oui, c'est possible qu'il y ait un nouveau titre déjà.”
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