Un comité toujours au soutien de ses acteurs


Tous les officiels techniques des fédérations sportives du Fenua étaient réunis pour le lancement du programme du COJ.

Tahiti, le 17 avril 2026 - Le comité organisateur (COJ) des Jeux du Pacifique ne cesse de travailler aux côtés des acteurs qui feront les Jeux de demain. Après le lancement du recrutement des futurs volontaires, qui seront essentiels à la réussite de l’événement, c’est au tour des officiels techniques d’être à l’honneur. Réunis au Tahiti by Pearl Resorts ce vendredi après-midi, tous ces hommes et ces femmes qui encadrent les compétitions sportives au Fenua vont être accompagnés pour pouvoir postuler aux Jeux du Pacifique. Une mission principale pour le COJ et les fédérations, qui veulent que ces Jeux laissent un héritage sportif, mais aussi structurel. 

 

Ce vendredi après-midi, au Tahiti by Pearl Resorts, le comité organisateur (COJ) des Jeux du Pacifique 2027 a réuni les officiels techniques locaux pour lancer le programme appelé NTOs,  qui va permettre à tous ces arbitres et juges, chronométreurs, commissaires de course ou de terrain et délégués techniques, qui participent au bon déroulement des compétitions au Fenua, de bénéficier d’une opportunité de formation afin de progresser et de pouvoir participer aux Jeux du Pacifique, qui vont se dérouler dans quinze mois. 

 
“Par le passé, 90 % des officiels venaient d’Australie ou de Nouvelle-Zélande. Mais nous sommes en Polynésie et nous sommes portés par un mana spécifique. Nous voulions nous donner un challenge et tenter de proposer que 50 % de notre contingent soient présents aux Jeux. C’est très important car il y a déjà plus de mille demandes et nous comptons sur nos officiels pour faire partie de l’aventure.” 

 

Pour la présidente du COJ, Noelline Parker, rassembler toutes ces personnes va participer à l’union sacrée qui fera de ces Jeux un moment très particulier. “Il faut qu’il y ait un partage des responsabilités et l’engagement de nos officiels sur les compétitions sera d’une aide précieuse.” 

 

Une même philosophie, un tāhō’ē qui anime l’ensemble des personnes qui vont toucher de près ou de loin à ce magnifique moment qui attend toute la Polynésie. “Je voulais saluer l’engagement de tous nos officiels techniques, car sans eux, la pratique sportive ne pourrait pas se dérouler dans de bonnes conditions, sécurisées et équitables. Je sais que ce n’est pas facile de se former, cela prend du temps et de l’énergie, et je voulais remercier celles et ceux qui vont s’engager dans ce programme et vous donner tout le courage nécessaire dans vos démarches”, précisait le ministre des Sports, Kainuu Temauri. 

 

Des fédérations déjà prêtes pour encadrer les Jeux du Pacifique 

 

Ce rassemblement était une étape importante sur le chemin des Jeux, car cet événement va demander beaucoup de moyens humains, mais aussi énormément de compétences. “On se rapproche à grands pas de l’événement et on va avoir besoin de l’ensemble de la communauté sportive, bénévoles et officiels. On a vraiment envie d’avoir ces 50 % d’officiels présents sur l’ensemble des épreuves issus de notre territoire, ce qui serait une première, et pour cela il faut une grosse montée en compétences des officiels, car il faut un certain niveau de certification pour pouvoir postuler.” 

 

Pour Thibault Susset, responsable du département Impact et Héritage, cette montée en compétences prend du temps, d’où la décision de lancer le programme rapidement. “Il y a déjà les fédérations qui ont beaucoup travaillé leur programme de formation, ce qui fait gagner du temps, mais il reste encore du travail, car c’est compliqué de s’investir dans une formation : c’est long, cela prend du temps et tout le monde ne peut pas y accéder. C’est pour cela que nous avons décidé, en collaboration avec les fédérations, d’avoir pour objectif d’aider à la formation des officiels.” 

 

Car la notion d’héritage est toujours au cœur de l’organisation. “L’objectif est aussi de laisser un héritage. Si nous arrivons à avoir des officiels techniques reconnus au niveau international, ils pourront aussi officier dans les grandes compétitions du Pacifique, notamment les prochains Jeux olympiques de Brisbane, en Australie, en 2032. Et ça, c’est une véritable plus-value pour le pays.” 

 

Un projet donc qui pourrait porter la Polynésie sur le devant de la scène internationale sportive. Une scène que maîtrise particulièrement la Fédération tahitienne de surf (FTS), qui prend régulièrement part à l’organisation de compétitions internationales de haut niveau. 

 
Depuis longtemps, nos officiels participent à de grosses compétitions, donc ils ont effectivement l’habitude. Avec la Tahiti Pro, qui est une étape du Championship Tour, ou encore la Toa Pro, qui fait partie des Qualifying Series, ils ont aussi participé aux Jeux olympiques de 2024, ce qui leur donne beaucoup d’expérience. Le plus difficile, c’est de faire valider leur niveau de pratique dans les critères internationaux. Car en surf, il y a des formations, mais c’est plus une reconnaissance par niveau des autres fédérations. On valide des compétences en fonction des compétitions auxquelles ils ont participé, des heures de pratique et des niveaux, ce qui allège la lourdeur de certaines formations plus classiques. En surf, c’est vraiment la pratique qui fait la compétence”, expliquait Gaël Vaast, chargé des compétitions et des relations internationales avec la WSL à la FTS. 

 

Une formation différente de celle de certaines fédérations comme le football, qui doit passer par des étapes et des formations spécifiques pour que ses officiels puissent pratiquer à l’international. “Chez nous, c’est une formation lourde et pas simple à mettre en place. On est obligé de faire des demandes à la Fifa via l’OFC (Confédération du football d’Océanie, NDLR) pour avoir des cadres techniques qui viennent sur le territoire pour nous former. La formation sur le terrain est intense, mais il y a aussi des tests physiques et écrits pour la valider. Nous sommes huit arbitres à avoir été sollicités par la Fédération tahitienne de football, mais nous ne savons pas encore qui sera retenu pour arbitrer les Jeux”, expliquait Nicolas Tuahine, l’un des arbitres cadres du football polynésien. 

 

Le chemin est encore long, mais les volontés sont là et, surtout, elles sont liées par le même objectif : la réussite des Jeux et l’héritage qui sera laissé au terme de cet événement tant attendu. Et il sera sûrement riche. 


La délégation des arbitres polynésiens étaient présentes.

Rédigé par Manu Rodor le Samedi 18 Avril 2026 à 13:21 | Lu 297 fois