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Brest, France | AFP | dimanche 25/01/2026 - Une circumnavigation en 40 jours 10 heures et 45 minutes: le trimaran Sodebo Ultim 3, skippé par Thomas Coville, a établi dimanche au petit matin un nouveau record du Tour du monde à la voile, améliorant d'une demi-journée le temps de Francis Joyon de 2017.
"C'est presque difficile à réaliser", a d'abord lâché le skipper de 57 ans, hirsute et sonné, au micro d'une partie de son équipe montée sur le navire juste après l'arrivée.
Partis le 15 décembre au large d'Ouessant, Coville et ses six équipiers ont battu de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman "Le Tour du monde en 80 jours", et à son héros Phileas Fogg.
Le géant des mers a franchi la ligne imaginaire située entre le phare du Créac'h et celui du cap Lizard, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), avant de rentrer dans le goulet de Brest aux alentours de 12h00, accompagné d'un impressionnant cortège de navires.
Sur le quai du Commandant Malbert, des centaines de personnes se sont rassemblées sous une belle lumière hivernale pour les voir toucher terre. Parmi la foule, de nombreux proches de marins mais aussi des gloires du large: Titouan Lamazou, Olivier de Kersauson, Armel Le Cléac'h et d'autres.
"Avec les états de mer de ces derniers jours, c'était une horreur, un stress effrayant (...) Il fallait avoir des nerfs d'acier", a félicité de Kersauson, qui avait embarqué Coville comme mousse en 1997 sur son premier Jules Verne.
- "Complètement affolant" -
Sur le réseau social X, le président de la République Emmanuel Macron a qualifié de "prouesse exceptionnelle" l'exploit réalisé par les hommes de Sodebo, quasiment tous en larmes au moment d'enlacer leurs proches, puis de fendre le public en direction d'une scène érigée sur le quai pour l'occasion.
Leur bateau a parcouru 28.315 milles (52.440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 noeuds (54 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont les dixièmes détenteurs de l'un des défis les plus engagés de la navigation hauturière.
Et à l'exception du skipper du bateau, aucun d'entre eux n'avait vu le Cap Horn avant début janvier.
"J'étais convaincu avant eux. Je savais que ces six garçons avaient le potentiel des meilleurs marins du monde. Ils l'ont compris là-bas. En passant le cap Horn", a raconté Coville, des trémolos dans la voix.
Lui aura eu besoin de quatre tentatives pour succéder à Francis Joyon qui, en 2017 à bord d'Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.
"On a enfin réussi à réaliser l'objectif dont on rêvait depuis tant d'années. C'est la première fois qu'un bateau volant fait le tour de la planète sans escale, faire ça en 40 jours c'est complètement affolant", a estimé Coville.
Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier temps de référence - la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures -, le suspense a duré jusqu'au bout entre les "Sodeboys" et le fantôme de l'équipage de Joyon.
Dépassés très brièvement à l'antiméridien, Sodebo a repris fermement les commandes au cap Horn, mais ensuite dû affronter dans le sprint final la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.
- Consécration -
Preuve de sa fiabilité à toute épreuve, le voilier a résisté à trente-six heures de combat "sur le fil du rasoir" des Açores au coeur du Golfe de Gascogne.
"C'est un bateau atypique, une écurie atypique. J'aime dire qu'on est des zinzins. Ce résultat c'est la reconnaissance de tout un travail de préparation en amont", a insisté le chef d'orchestre de toute cette aventure.
Pour Coville, il s'agit de "l'aboutissement d'une carrière". Marin chevronné, affable et meneur d'hommes, il enlève son troisième Trophée Jules Verne après avoir contribué à le conquérir comme équipier de De Kersauson puis Franck Cammas en 2010.
Il boucle au passage son dixième tour du monde, sans doute l'un de ses plus beaux après son record historique en solitaire fin 2016 (49 jours et 3 heures), battu depuis par François Gabart.
Mais ni le skipper breton ni son bateau ne sont au bout de leur aventure commune. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l'année.
"C'est presque difficile à réaliser", a d'abord lâché le skipper de 57 ans, hirsute et sonné, au micro d'une partie de son équipe montée sur le navire juste après l'arrivée.
Partis le 15 décembre au large d'Ouessant, Coville et ses six équipiers ont battu de 12 heures et 44 minutes le record du Trophée Jules Verne, créé en 1993 en référence au célèbre roman "Le Tour du monde en 80 jours", et à son héros Phileas Fogg.
Le géant des mers a franchi la ligne imaginaire située entre le phare du Créac'h et celui du cap Lizard, en Angleterre, à 7h46 (GMT+1), avant de rentrer dans le goulet de Brest aux alentours de 12h00, accompagné d'un impressionnant cortège de navires.
Sur le quai du Commandant Malbert, des centaines de personnes se sont rassemblées sous une belle lumière hivernale pour les voir toucher terre. Parmi la foule, de nombreux proches de marins mais aussi des gloires du large: Titouan Lamazou, Olivier de Kersauson, Armel Le Cléac'h et d'autres.
"Avec les états de mer de ces derniers jours, c'était une horreur, un stress effrayant (...) Il fallait avoir des nerfs d'acier", a félicité de Kersauson, qui avait embarqué Coville comme mousse en 1997 sur son premier Jules Verne.
- "Complètement affolant" -
Sur le réseau social X, le président de la République Emmanuel Macron a qualifié de "prouesse exceptionnelle" l'exploit réalisé par les hommes de Sodebo, quasiment tous en larmes au moment d'enlacer leurs proches, puis de fendre le public en direction d'une scène érigée sur le quai pour l'occasion.
Leur bateau a parcouru 28.315 milles (52.440 kilomètres) à la vitesse moyenne de 29,17 noeuds (54 km/h). Coville, Benjamin Schwartz, Léonard Legrand, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel sont les dixièmes détenteurs de l'un des défis les plus engagés de la navigation hauturière.
Et à l'exception du skipper du bateau, aucun d'entre eux n'avait vu le Cap Horn avant début janvier.
"J'étais convaincu avant eux. Je savais que ces six garçons avaient le potentiel des meilleurs marins du monde. Ils l'ont compris là-bas. En passant le cap Horn", a raconté Coville, des trémolos dans la voix.
Lui aura eu besoin de quatre tentatives pour succéder à Francis Joyon qui, en 2017 à bord d'Idec Sport, avait signé un temps stratosphérique de 40 jours et 23 heures, sur lequel de nombreux marins ont buté.
"On a enfin réussi à réaliser l'objectif dont on rêvait depuis tant d'années. C'est la première fois qu'un bateau volant fait le tour de la planète sans escale, faire ça en 40 jours c'est complètement affolant", a estimé Coville.
Malgré un début de tour du monde canon marqué par un premier temps de référence - la traversée Ouessant/Bonne-Espérance en 10 jours et 23 heures -, le suspense a duré jusqu'au bout entre les "Sodeboys" et le fantôme de l'équipage de Joyon.
Dépassés très brièvement à l'antiméridien, Sodebo a repris fermement les commandes au cap Horn, mais ensuite dû affronter dans le sprint final la tempête Ingrid, ses dix mètres de creux et ses coups de vent à près de 100 km/h.
- Consécration -
Preuve de sa fiabilité à toute épreuve, le voilier a résisté à trente-six heures de combat "sur le fil du rasoir" des Açores au coeur du Golfe de Gascogne.
"C'est un bateau atypique, une écurie atypique. J'aime dire qu'on est des zinzins. Ce résultat c'est la reconnaissance de tout un travail de préparation en amont", a insisté le chef d'orchestre de toute cette aventure.
Pour Coville, il s'agit de "l'aboutissement d'une carrière". Marin chevronné, affable et meneur d'hommes, il enlève son troisième Trophée Jules Verne après avoir contribué à le conquérir comme équipier de De Kersauson puis Franck Cammas en 2010.
Il boucle au passage son dixième tour du monde, sans doute l'un de ses plus beaux après son record historique en solitaire fin 2016 (49 jours et 3 heures), battu depuis par François Gabart.
Mais ni le skipper breton ni son bateau ne sont au bout de leur aventure commune. Une troisième génération de foils est actuellement en construction à Lorient pour tenter de gagner la prochaine Route du Rhum à la fin de l'année.