Près de 300 élus municipaux vont participer aux échanges (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 28 septembre 2026 – Près de 300 tāvana des cinq archipels ont rendez-vous jusqu’à mercredi à Paea, où le séminaire d’accueil des équipes communales organisé par le SPCPF a débuté ce lundi en présence des représentants du Pays et de l’État. Enjeux en matière de fiscalité, gestion des déchets et mise en œuvre de l’article 43-2 sont notamment au menu des échanges pour “construire des réponses ensemble” et fixer le cap de cette nouvelle mandature.
“Une vision commune pour construire les communes de demain”, c’est le thème du séminaire d’accueil des équipes communales organisé par le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) du lundi 28 au mercredi 30 septembre, à la salle Manu iti de Paea. Près de 300 maires, adjoints et conseillers issus des cinq archipels sont attendus pour s’informer et échanger sur des sujets d’actualité : les enjeux en matière de finances et de fiscalité, la mise en œuvre de l’article 43-2 et l’avenir de la compétence des déchets. Un atelier autour des orientations et des priorités du syndicat est également prévu.
Après la prestation culturelle des enfants de l’école Tiapa, les participants sont entrés dans le vif du sujet lors des discours. “Comment donner à nos communes les moyens de répondre aux attentes des administrés, qui sont de plus en plus nombreuses ?”, a résumé la maire de Paea, Tepuaraurii Teriitahi.
“Une vision commune pour construire les communes de demain”, c’est le thème du séminaire d’accueil des équipes communales organisé par le Syndicat pour la promotion des communes de Polynésie française (SPCPF) du lundi 28 au mercredi 30 septembre, à la salle Manu iti de Paea. Près de 300 maires, adjoints et conseillers issus des cinq archipels sont attendus pour s’informer et échanger sur des sujets d’actualité : les enjeux en matière de finances et de fiscalité, la mise en œuvre de l’article 43-2 et l’avenir de la compétence des déchets. Un atelier autour des orientations et des priorités du syndicat est également prévu.
Après la prestation culturelle des enfants de l’école Tiapa, les participants sont entrés dans le vif du sujet lors des discours. “Comment donner à nos communes les moyens de répondre aux attentes des administrés, qui sont de plus en plus nombreuses ?”, a résumé la maire de Paea, Tepuaraurii Teriitahi.
50 % de nouveaux élus
Président du SPCPF depuis mai dernier, Simplicio Lissant a encouragé à “construire des réponses ensemble”. Interrogé en marge de l’ouverture du séminaire, l’élu a rappelé le contexte de ces rencontres : “C’est important, en début de mandature, de nouer le contact avec nos tāvana. La moitié des élus a été renouvelée et environ un tiers des maires : ce sont de nouvelles équipes qui s’installent et qui ont besoin d’être accompagnées. On compte beaucoup sur des échanges d’expérience. L’idée, c’est de construire une feuille de route pour permettre au SPC de porter la voix des communes auprès des institutions et de tous nos partenaires.” La hausse du prix des carburants, les tensions géopolitiques – mais aussi budgétaires, à l’échelle nationale – ou encore la menace d’un Super El Niño font partie des inquiétudes formulées. “L’objectif, c’est que les communes ne soient pas freinées dans leurs initiatives et qu’elles soient le mieux accompagnées possible, car derrière, c’est un service de qualité qu’on doit à nos populations”, souligne le maire de Punaauia.
Au lendemain des élections sénatoriales, Lana Tetuanui et Édouard Fritch ont renouvelé leur soutien aux élus de proximité, s’engageant à “continuer à défendre les moyens des communes”. De la sécurité aux financements en passant par le conseil en ingénierie, “l’État est et sera à vos côtés”, a déclaré le haut-commissaire Alexandre Rochatte.
Pour Simplicio Lissant, “l’objectif, c’est que les communes ne soient pas freinées dans leurs initiatives”.
Déchets : vers des études complémentaires
Accompagné de ses ministres, le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, a salué des “relations plus apaisées, plus constructives” avec le SPCPF. Le Pays est notamment attendu sur le sujet de la gestion des déchets, dans la continuité d’une rencontre avec le bureau syndical mi-septembre. “Nous avons annoncé en 2023 une intention d’étudier ensemble la possibilité de reprendre cette compétence au niveau du Pays, ou du moins de mieux accompagner les communes. Ce sera restitué mardi avec certaines conclusions qui vont décevoir ou laisser les gens sur leur faim. On a une méthode, on l’applique et on ne veut pas aller plus vite que la musique. (...) Il y a trois grandes familles de scenarii, mais aujourd’hui, on n’a pas toutes les informations qui nous permettraient, communes comme Pays, de trancher dans un sens ou dans l’autre. Nous proposons des études complémentaires à réaliser ensemble pour coconstruire la fin de ce dossier”, a précisé Moetai Brotherson à notre micro.
Autre sujet d’actualité : les modalités d’application de l’article 43-2 du statut de la Polynésie française, permettant aux communes d’intervenir dans certains domaines relevant de la compétence du Pays. “Les premières délibérations municipales sont arrivées devant le haut-commissaire, qui est l’autorité de contrôle des communes, et côté Pays pour qu’on soit informé. On va se heurter concrètement aux premières difficultés de mise en œuvre de cette nouvelle façon de fonctionner. Le but, ce n’est pas de faire de l’obstruction : c’est de dire quand ça peut marcher et quand ça ne peut pas marcher, et de trouver le moyen d’améliorer le texte”, suggère le président de la Polynésie française.
Cantine gratuite au primaire ?
Lors de son intervention, Moetai Brotherson a par ailleurs émis l’idée d’étendre la gratuité de la cantine scolaire aux écoles primaires, une décision qui relève de la compétence communale : “Quand nous avons lancé l’initiative de gratuité des cantines dans le secondaire, d’abord dans le public, puis dans le privé, nous l’avons dit dès le départ : nous sommes prêts à accompagner les communes qui le désirent et nous avons proposé un dispositif tripartite entre le Pays, les communes, à travers le FIP [Fonds intercommunal de péréquation, NDLR], et l’État, qui devrait aussi, j’espère, venir compléter ce dispositif.” Plusieurs municipalités auraient déjà fait part de leur intérêt, comme Mahina.
Une synthèse des travaux est prévue mercredi, en fin de matinée. D’ici là, les participants ont été encouragés à se mélanger pour optimiser les échanges tout au long de ces trois jours de séminaire. À noter qu’un volet historique est prévu avec la visite du marae ‘Ārahurahu. L’économie locale n’est pas en reste, puisqu’un village des entreprises met à l’honneur neuf producteurs locaux, chaque matin, dans des secteurs d’activité variés.
Le séminaire s’est ouvert en présence du haut-commissaire et du président du Pays.