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Trois comptes de campagnes rejetés aux municipales


Tahiti, le 7 octobre 2026 - Émile Vernaudon, Édgar Fritch et Verona Tau voient tous trois leurs comptes de campagne rejetés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Leurs dossiers ont été transférés au tribunal administratif où ils pourraient être condamnés à des peines d’inéligibilité.
 
 
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCF), a rendu mercredi une salve de décisions concernant les têtes de listes aux dernières municipales. En Polynésie française, si quelques listes ont vu leurs comptes réajustés, la plupart d’entre elles ont été validées. Seuls trois comptes ont été rejetés.
 
Tout d’abord celui d’Édgar Fritch à la mairie de Mahina dans une commune où le plafond de dépenses avait été fixé à 2 372 436 francs. Il est reproché au candidat d’avoir “payé directement, après désignation du mandataire, 367 079 francs de dépenses relatives à des frais de restauration payées par des colistiers pour un banquet républicain, soit 18 % du montant total des dépenses du compte et 15 % du plafond légal des dépenses”. Une irrégularité qui provoque le rejet des comptes, l’impossibilité d’obtenir un remboursement et l’engagement d’une procédure devant le tribunal administratif.
 
Verona Tau est dans la même situation à Pā’ea. Ayant obtenu au moins 1 % lors du premier tour de scrutin, elle était dans l’obligation de déposer ses comptes de campagne, ce qu’elle n’a pas fait. Là encore, le tribunal administratif a été saisi.
 
Enfin, last but not least, Émile Vernaudon, qui aura passé sa carrière politique avec des difficultés à aligner les bons comptes. Cette fois-ci, la CNCCF lui reproche de ne pas avoir de compte de campagne “présenté par un expert-comptable, alors que le candidat a obtenu 19,43% des suffrages” et ce, malgré deux relances de sa part. Une irrégularité qui justifie le non-remboursement de ses frais de campagne (414 510 francs), le rejet de ses comptes et une nouvelle saisie du tribunal administratif.
 
Généralement, ces irrégularités étudiées devant les juridictions administratives débouchent sur des peines d’inéligibilité.

Rédigé par Bertrand PREVOST le Mercredi 7 Octobre 2026 à 18:57 | Lu 1009 fois