Travailler ensemble pour 2027


Le PGC, le COJ, le COPF et le Pays étaient réunis à l’IJSPF pour confirmer que les 18es Jeux du Pacifique se dérouleraient bien en Polynésie.

Tahiti, le 16 mai 2026 - Travailler ensemble pour 2027, tel était le mot d’ordre samedi lors de la conférence de presse organisée par le PGC, le COPF, le COJ et le Pays autour de l’organisation des Jeux du Pacifique 2027. Touchés par l’annonce de la suppression des bassins mobiles prévus sur le site Mama’o, mais pas coulés, les organisateurs ont trouvé une solution pour que la piscine olympique soit en place le 4 juillet lors de l’ouverture des Jeux. Une union sacrée demandée par le Conseil des Jeux du Pacifique pour que Tahiti 2027 soit une réussite. 

 

Lors de leur visite au Fenua pour voir l’avancée des travaux effectués pour les Jeux du Pacifique 2027, les membres du Pacific Games Council (PGC) se sont exprimés, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée samedi matin dans l’amphithéâtre de l’IJSPF, sur l’aide et l’expertise qu’ils peuvent apporter à l’organisation, à presque un an du plus grand événement sportif en Polynésie. 

 
Nous sommes venus ici pour assurer notre soutien au bon déroulement des prochains Jeux. Nous avons rencontré tous les acteurs de ce projet et nous savons qu’il y a encore de nombreux défis et challenges auxquels nous devons faire face, mais en travaillant ensemble, nous trouverons des solutions. Nous sommes ravis de voir que les choses avancent bien, mieux que dans certains autres pays organisateurs, et nous sommes sûrs que les Jeux seront magnifiques”, a déclaré Vidhya Lakhan, le président du Conseil des Jeux du Pacifique. 

 
En présence du président du Pays, Moetai Brotherson, de la ministre des Sports, Vanina Pommier, des membres du COPF ainsi que de ceux du COJ, Vidhya Lakhan est revenu sur la situation de la piscine. “C’est vrai que lorsque nous sommes arrivés, nous craignions de manquer de temps et d’argent. Mais nous avons beaucoup échangé avec le président sur cette situation et maintenant, je suis sûr que les épreuves de natation pourront se tenir à Tahiti et que les temps pourront être homologués afin que des athlètes puissent aller chercher les minima pour les Jeux olympiques de Los Angeles.” 

 

Exit Mama’o, retour à Aorai 

 

En effet, le site de Mama’o n’est plus d’actualité, mais c’est bien celui de Aorai qui tient la corde. Prévu pour accueillir le premier projet de centre aquatique emmené par le ministère des Sports de Nahema Temarii, le dossier avait été abandonné car trop coûteux. Mais grâce aux discussions constructives avec le PGC, les infrastructures de Aorai reprennent les faveurs des organisateurs. “Ce qui a changé, c’est le fait que maintenant, il n’y aura qu’un seul bassin de 50 mètres contre deux bassins, dont un de 25 mètres, initialement prévus. Ce sera donc moins coûteux et cela prendra moins de temps à faire”, a expliqué le président Brotherson. Et du temps, il n’en reste plus beaucoup, mais les avantages de cette solution vont permettre d’en gagner. “Il faut d’abord refaire un appel d’offres. Même si nous savons que la société Myrtha Pools, que nous avions sollicitée pour les piscines mobiles, est capable de nous fournir ce genre de bassin, il faut passer par cette étape. Il faut attendre trois mois avant de valider l’entreprise qui remportera le marché. Dès lors que la décision sera prise, il faut deux mois pour construire le bassin de 50 mètres, plus les équipements qui vont avec, deux mois de livraison par bateau et deux mois d’installation. Ça fait neuf mois et nous en avons treize pour que tout soit mis en place. Ça nous laisse une certaine marge au cas où il y aurait quelques soucis.” 

 
Même si rien n’est acquis, la confiance est de mise dans l’organisation car les forces vives en présence sont sans cesse en éveil sur les problèmes à venir. Comme celui du bassin d’échauffement prévu au départ sur le même site, mais qui ne sera finalement pas construit. La piscine de Pater semble être une possibilité, mais des aménagements dans le planning quotidien des courses pour permettre des warm-up sur le grand bassin sont aussi envisageables. “Nous avons déjà eu des situations où les piscines d’entraînement et de compétition étaient séparées. Nous sommes allés évaluer les distances entre Pater et Aorai en calculant le temps qu’il faut pour relier les deux. Nous avons parlé des problèmes de circulation qu’il pourrait y avoir. Il y a aussi la possibilité pour les athlètes de s’entraîner sur le lieu de compétition. Des solutions, il en existe et nous trouverons la plus adéquate pour que les nageurs soient dans les meilleures conditions. Tahiti sera bien le centre des Jeux du Pacifique 2027”, a conclu Andrew Minogue, directeur général du Conseil des Jeux du Pacifique. 

 

Un terrain d’entente espéré pour la boxe 

 

Parmi les challenges à relever, celui de la boxe reste l’un des plus importants. Car le PGC a tranché : “Seules les fédérations affiliées à World Boxing seront acceptées aux Jeux du Pacifique”, a confirmé Andrew Minogue. Malheureusement, une seule de nos fédérations, la Fédération de boxe de la Polynésie française (FBPF), possède ce statut. Car la Polynesian Boxing Association (PBA), qui a pourtant obtenu la délégation de service public (DSP) et donc des conditions meilleures pour le développement de ses boxeurs, ne pourra pas, pour l’instant, participer aux Jeux. “Ce n’est pas la même chose. La DSP est une aide du Pays accordée aux fédérations qui ont monté des dossiers cohérents et pertinents pour le développement de leur sport sur le territoire. En ce qui concerne les Jeux, le PGC est clair : seuls les athlètes affiliés à une fédération reconnue par le PGC seront autorisés à participer aux Jeux. Nous sommes en accord avec ça. Maintenant, nous souhaitons pour nos boxeurs que les deux fédérations fassent preuve de bon sens et trouvent un terrain d’entente qui permettra aux meilleurs boxeurs du Fenua de nous représenter aux Jeux”, a conclu le président Brotherson. 

 
En espérant que l’esprit sportif sortira gagnant de cette situation pour que tous nos meilleurs athlètes puissent éclabousser de leur talent ces 18es Jeux du Pacifique. 


La nouvelle ministre des Sports, Vanina Pommier, le président du Pays Moetai Brotherson et le président du Conseil des Jeux du Pacifique Vidhya Lakhan ont énormément échangé pour que la dernière ligne droite avant les Jeux se déroule de la meilleure des manières.

Rédigé par Manu Rodor le Dimanche 17 Mai 2026 à 13:08 | Lu 327 fois