©Haut-commissariat
Tahiti, le 9 avril 2026 - Le tribunal de Papeete a jugé ce jeudi l'affaire d’importation de près d’un kilo d’ice retrouvé à l’aéroport de Tahiti-Faa’a le 1er mars dernier. Le mois dernier, l’audience avait été renvoyée après un malaise du prévenu. Devant la même composition du tribunal, le prévenu a écopé ce jeudi de six ans de prison.
Ce jeudi, un homme, père de quatre enfants, comparaissait pour des faits d’importation et de transport de méthamphétamine devant le tribunal correctionnel de Papeete. Selon l’enquête, il aurait servi de mule “pour une femme”. Une première fois, le 23 septembre 2025, en rapportant de l’ice caché dans de petits sachets dissimulés dans des chocolats, entre les États-Unis et la Polynésie. Puis une seconde fois, le 1er mars dernier, après un séjour familial en compagnie de sa femme et de sa nièce à Los Angeles, toujours avec de l’ice contenu dans des sachets de sucreries. L’homme a été interpellé à l’aéroport de Tahiti-Faa’a en possession des sachets. Son domicile a été par la suite perquisitionné et 16 grammes ont été retrouvés ainsi que des pesettes et tout le matériel nécessaire au conditionnement des sachets.
L’administration des douanes, représentée à la barre du tribunal ce jeudi, retient deux délits : l’importation et la détention de stupéfiants, pour un total de 922 grammes. Les agents estiment que le père de famille a délibérément participé à l’achat, au conditionnement, à la dissimulation et au transport de la drogue. La valeur de la marchandise est évaluée à 90 millions de francs, selon le seuil le plus bas du marché clandestin. Une saisie de 147 000 francs a également été opérée.
Ce jeudi, un homme, père de quatre enfants, comparaissait pour des faits d’importation et de transport de méthamphétamine devant le tribunal correctionnel de Papeete. Selon l’enquête, il aurait servi de mule “pour une femme”. Une première fois, le 23 septembre 2025, en rapportant de l’ice caché dans de petits sachets dissimulés dans des chocolats, entre les États-Unis et la Polynésie. Puis une seconde fois, le 1er mars dernier, après un séjour familial en compagnie de sa femme et de sa nièce à Los Angeles, toujours avec de l’ice contenu dans des sachets de sucreries. L’homme a été interpellé à l’aéroport de Tahiti-Faa’a en possession des sachets. Son domicile a été par la suite perquisitionné et 16 grammes ont été retrouvés ainsi que des pesettes et tout le matériel nécessaire au conditionnement des sachets.
L’administration des douanes, représentée à la barre du tribunal ce jeudi, retient deux délits : l’importation et la détention de stupéfiants, pour un total de 922 grammes. Les agents estiment que le père de famille a délibérément participé à l’achat, au conditionnement, à la dissimulation et au transport de la drogue. La valeur de la marchandise est évaluée à 90 millions de francs, selon le seuil le plus bas du marché clandestin. Une saisie de 147 000 francs a également été opérée.
Six millions de recettes annuelles
À l’audience, le procureur souligne que le prévenu n’a jamais fait état de pressions : “C’est l’alpha et l’oméga de son commerce”. Ce dernier pointe les six millions de recettes annuelles, un voyage à Los Angeles avec 500 000 francs en cash et une situation financière incompatible avec sa patente de vendeur de vêtements. Il insiste sur la quantité totale et la toxicité du produit. Il requiert alors six ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, ainsi que la confiscation des scellés.
De son côté, l’avocat de la défense affirme au contraire que son client n’est qu’une mule. L’avocat soutient que, lors du premier voyage, la femme lui aurait remis des chocolats sans qu’il sache ce qu’ils contenaient, avant de lui donner deux millions de francs, ce qui l’aurait surpris. Son client nie avoir l’habitude d’aller à Los Angeles chercher de l’ice et évoque des menaces, y compris contre ses enfants, destinées à le faire taire. La défense reconnaît que le prévenu a accepté une deuxième fois mais assure que la première n’était pas volontaire, avant de rappeler que l’homme n’a jamais eu affaire à la police, “pas même une contravention”. L’avocat demande, sans grande conviction, une peine personnalisée, qualifiant les réquisitions de “sévères”. Le prévenu, lui, est resté silencieux du début à la fin. Après délibération, le trafiquant d’ice écope de six ans d’emprisonnement avec maintien en détention ainsi que 90 millions de francs d’amende.