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Titaua Peu et Patrick Chastel mis à l’honneur par les jeunes lecteurs



PAPEETE, le 15 mai 2018 - Mardi matin les palmes Amopa ont été remises à deux auteurs du fenua : Titaua Peu pour son livre Pina paru Au Vent des îles et Patrick Chastel pour son livre La Marque des dieux paru chez Haere Pō. Ces palmes, décernées pour la première fois en 2018, seront remises en jeu l’année prochaine.

L’Association des membres de l’ordre des palmes académiques (Amopa, voir encadré) a souhaité, en lançant les Palmes Amopa écoliers et lycéens, "aider les élèves à grandir", indique sa présidente Yvonne Shigetomi. "L’idée étant de participer à la préservation de la langue française et de contribuer au développement de la lecture."

L’initiative, première du genre sur le territoire, a été présentée comme une action de promotion de la lecture et plus précisément une action pour faire connaître et apprécier la production littéraire locale. Elle a voulu contribuer à l’utilisation de la lecture comme vecteur de plaisir, et pas seulement comme exercice scolaire ou utilitaire. Elle a permis aux élèves "d’être authentiquement responsables et citoyens dans une action dont les effets ont été visibles".

Concrètement elle a consisté en deux concours. L’un à l’attention des écoliers (élèves de CM2) et l’autre à l’attention des lycéens (de la première ou terminale). Les participants ont eu à lire une sélection d’ouvrages d’éditeurs locaux (quatre pour les écoliers et cinq pour les lycéens), à analyser les œuvres pour, enfin, sélectionner leur coup de cœur.

Les palmes ont été remises aux auteurs vainqueurs, c’est-à-dire Titaua Peu pour Pina paru Au Vent des îles et Patrick Chastel pour La Marque des dieux paru chez Haere Po.

Lors de la remise des palmes, ce mardi matin, Yvonne Shigetomi a salué la réussite de l’initiative. "Les élèves en Polynésie lisent peu, j’ai vu là une opération parfaite car plus de 500 écoliers et 100 lycéens ont participé avec motivation et ont été fidèles à leurs engagements. Ils ont lu chacun quatre ou cinq livres, les ont analysés et ont faire leur choix de façon autonome."

Patrick Chastel a souligné au passage la qualité des questionnaires remis et félicité à son tour l’assiduité et l’engagement des élèves. "Les questions étaient pointues, elles demandaient une certaine réflexion car il ne fallait pas seulement dire j’aime ou je n’aime pas mais donner des points entre un et dix." Les partenaires, et notamment l’association des éditeurs de Tahiti et des îles, le ministère de l’Éducation, le vice-rectorat, ont salué l’impact positif de l’opération dans une société qui "s’oralise à nouveau et où il n’est pas toujours facile de lire".

"En lisant, chaque lecteur voyage, il embarque son imaginaire et sa réflexion et en revient changé, parfois à tout jamais, d’où l’intérêt de tels concours", a insisté le représentant du vice-rectorat, Gaëtan Le Lu. Vu le succès rencontré par cette première éditions, les palmes Amopa devraient être remises en jeu l’année prochaine.

L’Amopa en bref

L’Amopa, ou Assocition des membres de l’ordre des palmes académiques a été créée en 1962, reconnue d’uilité publique depuis 1968. Elle est composée de femmes et d’hommes ayant reçu la décoration violette, c’est-à-dire les palmes académiques. Cette décoration récompensant les services rendus à la jeunesse. Elle compte aujourd’hui 151 sections dont 116 en France métropolitaine et dans les Dom Tom. Le reste se trouvant à l’étranger. Elle est présente sur les cinq continents, regroupe 17 000 adhérents et permet aux membres de se rencontrer au cours d’activités culturels. En Polynésie, elle existe depuis la fin des années 1970.

Titaua Peu : "On a fait un grand pas depuis la parution de Mutisme"

"J’ai d’abord été très étonnée que mon livre soit sélectionné dans la liste des livres à lire dans le cadre de ce concours. Ce n’est pas un livre qui s’adresse à un jeune public, il faut un certain recul, des références pour le comprendre mais cela m’a fait plaisir. Je constate maintenant qu’en plus il a plu. J’ai rencontré des classes qui avaient choisi de le lire, qui m’ont interviewée, je me suis aperçue alors que les élèves avaient une certaine maturité. Lorsque Mutisme est sorti (en 2003, ndlr), il avait lui aussi été sélectionné pour un prix étudiant à l’université, il n’avait rien remporté. Je crois que nous avons fait un très grand pas depuis la parution de Mutisme. La parole est plus libre, plus acceptée. Je parle de l’autre parole. On peut dire les choses. "

Patrick Chastel : "C’est une grande reconnaissance"

"J’interviens depuis plusieurs années avec La Marque des dieux dans les classes. Je vois le retour des élèves qui apprécient l’ouvrage car je l’ai écrit pour eux. Les personnages parlent comme eux, ont les mêmes occupations, les mêmes codes. Ce prix est une vraie reconnaissance de la part des élèves. Je l’ai écrit à leur attention, c’est comme un retour. La suite de cet épisode, La Marque des dieux, se profile. J’ai terminé le manuscrit la semaine dernière. Il paraîtra en septembre sous le titre La Grotte ténébreuse. Comme les deux précédents tomes, il sera question d’aventure mais aussi de légende car j’essaie toujours de faire passer des informations et connaissances. "



Rédigé par Delphine Barrais le Mardi 15 Mai 2018 à 16:37 | Lu 809 fois





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