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Tia’i Honu à la recherche de ses gardiens


Une réunion d’information s’est tenue mercredi soir à la mairie de Vairao (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 15 octobre 2026 - Étendre le réseau d’observateurs avertis des tortues marines en ciblant les usagers de la mer, c’est l’objectif des rencontres menées par l’association Te mana o te moana dans le cadre du programme de conservation Tia’i Honu. Comment les identifier sans les déranger, éviter les collisions et optimiser leur prise en charge en cas d’urgence, autant d’informations qui ont été détaillées mercredi soir à Taiarapu-Ouest. D’autres sessions sont prévues à Tahiti, Moorea et dans les îles.
 

Le réseau Tia’i Honu est un projet de science participative dont l’objectif est d’avoir une meilleure connaissance des populations de tortues marines présentes en Polynésie française pour agir plus efficacement en faveur de leur conservation. Des photos sous des angles bien précis sont collectées via l’application “WeSpotTurtles!” : près de 1 000 observations ont été recensées depuis le lancement de l’initiative.
 
Étendre ce réseau d’observateurs avertis, c’est l’objectif de l’association Te mana o te moana, qui œuvre depuis 2004 en faveur de la sauvegarde des tortues marines au Fenua. Des réunions publiques sont organisées depuis le mois dernier. Ce mercredi soir, Skyler Teriinoho et Youri Riethmuller, techniciens du centre de soins et de réhabilitation de Faa’a, sont intervenus à Taiarapu-Ouest. “On cible les acteurs nautiques, tous ceux qui sont souvent présents en mer comme les clubs de plongée et de snorkeling, les excursionnistes, les pêcheurs, les rameurs : c’est ouvert à toutes les bonnes volontés ! L’idée, c’est d’avoir des contacts un peu partout en Polynésie française pour avoir plus d’informations sur les tortues en général, mais aussi des personnes en mesure de nous avertir en cas de tortues en détresse pour les aider aussi vite et bien que possible”, expliquent-ils.
 

Les tortues marines sont exposées à diverses menaces (Crédit : Te mana o te moana).

​“Protection de l’environnement et tourisme durable”


Comment différencier une tortue verte d’une tortue imbriquée ? Quelles sont les conséquences de la pollution, du braconnage et des collisions ? Rappelons que ces espèces sont inscrites sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et protégées par le Code de l’environnement de la Polynésie française. Mais aussi, comment reconnaître une tortue en difficulté ? Parmi les indicateurs énumérés, on retrouve les situations suivantes : flottaison sans plongée, échouage, saignement ou carapace fracturée, présence de corps étrangers (hameçon, fil de pêche), algues ou coquillages sur une tortue amaigrie...
 
Des élus municipaux et le représentant d’un club de natation-sauvetage ont assisté à cette présentation de trente minutes à une heure, ainsi que quatre jeunes femmes en Projet d’insertion par l’activité communautaire (PIAC) au sein du comité du tourisme de Taiarapu-Ouest. “On aurait aimé qu’il y ait un peu plus de monde pour s’informer et comprendre la démarche, qui va dans le sens de la protection de l’environnement et d’un tourisme durable en faveur d’un lagon vivant. On se plaint qu’il y a beaucoup d’algues brunes sur les plages, c’est un tout ! Il y a aussi les collisions qui peuvent être évitée avec les tortues et la faune marine en général”, remarque la présidente du comité, Bernadette Wasna, qui ne manquera pas de relayer les informations aux prestataires nautiques du secteur. 
 
D’autres rencontres sont prévues à Tahiti, Moorea et dans les îles dans les prochaines semaines. La Fête de la science à Rangiroa a d’ailleurs été l’occasion d’une intervention à ce sujet.
 

​Plus d’infos

Sur la page Facebook et le site internet de l’association Te mana o te moana.

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Jeudi 15 Octobre 2026 à 15:52 | Lu 222 fois