Tahiti, le 13 juillet 2026 – Officiellement consacrée à “l'indépendance de Mā’ohi Nui” et aux “questions diverses”, la réunion convoquée lundi après-midi par Oscar Temaru devait rassembler les élus Tavini de l'assemblée et les élus municipaux du parti. Mais ni Antony Géros ni les représentants indépendantistes de Tarahoi n'ont fait le déplacement. Une absence collective qui, quelques jours après la “démission d'office” de Moetai Brotherson décidée sans consultation préalable du président du Tavini, jette un nouvel éclairage sur le vote de vendredi... et sur les relations entre les deux principales figures du mouvement indépendantiste.
C'est précisément à cette réunion qu'Antony Géros faisait référence quelques heures plus tôt lorsqu'il confiait aux journalistes : “On verra cet après-midi.” Interrogé sur l'hypothèse qu'Oscar Temaru demande aux élus de se ranger derrière Moetai Brotherson, le président de l'assemblée avait même prévenu : “Pour ce qui me concerne, je pourrai pas.” Finalement, il n'a pas fait le déplacement. Pas davantage que les représentants Tavini de l'assemblée.
Autour d'Oscar Temaru se trouvaient en revanche plusieurs figures historiques et cadres du parti, parmi lesquels Léon Tefau, Vito Maamaatuaiahutapu ou encore Tauhiti Nena. Étaient également présentes Vannina Crolas et Minarii Galenon, membres du Tavini mais aussi ministres de Moetai Brotherson.
Quelques heures plus tôt, Antony Géros reconnaissait déjà que “pour l'instant, le problème est à l'intérieur de notre parti, de notre groupe, vis-à-vis de notre président”, renvoyant ainsi le règlement de la crise au patron du Tavini.
Vendredi, le vote favorable d'Oscar Temaru sur le deuxième collectif budgétaire du gouvernement Brotherson ne constituait pas une consigne donnée au groupe, a expliqué Antony Géros lundi. “On est dans une logique de groupe (...). Aujourd'hui, il y a une nouvelle discipline de groupe, et c'est celle du Tavini”, a-t-il glissé. Les représentants Tavini s'étaient réunis avant la séance pour arrêter une position commune d'abstention, à l'exception de deux élus qui avaient choisi de maintenir leur vote contre exprimé en première lecture. Président du groupe Tavini à l'assemblée – même s'il siège peu ces dernières semaines en raison de son état de santé –, Oscar Temaru, qui avait donné procuration pour voter en faveur du collectif budgétaire, n'a donc pas été suivi. Une entorse rare à la discipline de groupe du Tavini.
La “démission d'office” en question
La veille de cette séance électrique, Antony Géros avait également pris une décision lourde de conséquences. Par communiqué, il actait la “démission d'office” de Moetai Brotherson du Tavini. Interrogé lundi sur cette décision prise sans en référer à Oscar Temaru, il s'en est expliqué : “On ne l'a pas exclu. Il s'est exclu de lui-même. On ne peut pas être à la fois président d'un parti politique et membre d'un autre parti politique. J'ai jamais vu ça (...) C'est là qu'on a pris acte de sa démission d'office. C'est lui-même qui s'est démissionné. C'est pas moi.”
Interrogé sur le fait de ne pas avoir consulté Oscar Temaru au préalable, Antony Géros a assumé sa démarche. À la question de savoir si cette décision relevait du bureau fédéral du Tavini, il a répondu : “D'abord, le vice-président.” Autrement dit, lui-même. Invité à dire si une telle décision ne revenait pas au président du parti, il a balayé l'objection : “Écoutez, moi, si demain je siège au Tapura, vous pensez que le président du parti va attendre qu'il prenne la décision de me démissionner ?”
Pris isolément, chacun de ces faits pourrait relever d'un simple désaccord. Mis bout à bout – un vote du président du groupe que les représentants ne suivent pas, une “démission d'office” actée sans consultation préalable du président du parti et une réunion à laquelle ni Antony Géros ni les élus Tavini de l'assemblée ne participent – ils racontent pourtant autre chose, en dessinant une situation inédite au sommet du Tavini.
C'est précisément à cette réunion qu'Antony Géros faisait référence quelques heures plus tôt lorsqu'il confiait aux journalistes : “On verra cet après-midi.” Interrogé sur l'hypothèse qu'Oscar Temaru demande aux élus de se ranger derrière Moetai Brotherson, le président de l'assemblée avait même prévenu : “Pour ce qui me concerne, je pourrai pas.” Finalement, il n'a pas fait le déplacement. Pas davantage que les représentants Tavini de l'assemblée.
Autour d'Oscar Temaru se trouvaient en revanche plusieurs figures historiques et cadres du parti, parmi lesquels Léon Tefau, Vito Maamaatuaiahutapu ou encore Tauhiti Nena. Étaient également présentes Vannina Crolas et Minarii Galenon, membres du Tavini mais aussi ministres de Moetai Brotherson.
Quelques heures plus tôt, Antony Géros reconnaissait déjà que “pour l'instant, le problème est à l'intérieur de notre parti, de notre groupe, vis-à-vis de notre président”, renvoyant ainsi le règlement de la crise au patron du Tavini.
Vendredi, le vote favorable d'Oscar Temaru sur le deuxième collectif budgétaire du gouvernement Brotherson ne constituait pas une consigne donnée au groupe, a expliqué Antony Géros lundi. “On est dans une logique de groupe (...). Aujourd'hui, il y a une nouvelle discipline de groupe, et c'est celle du Tavini”, a-t-il glissé. Les représentants Tavini s'étaient réunis avant la séance pour arrêter une position commune d'abstention, à l'exception de deux élus qui avaient choisi de maintenir leur vote contre exprimé en première lecture. Président du groupe Tavini à l'assemblée – même s'il siège peu ces dernières semaines en raison de son état de santé –, Oscar Temaru, qui avait donné procuration pour voter en faveur du collectif budgétaire, n'a donc pas été suivi. Une entorse rare à la discipline de groupe du Tavini.
La “démission d'office” en question
La veille de cette séance électrique, Antony Géros avait également pris une décision lourde de conséquences. Par communiqué, il actait la “démission d'office” de Moetai Brotherson du Tavini. Interrogé lundi sur cette décision prise sans en référer à Oscar Temaru, il s'en est expliqué : “On ne l'a pas exclu. Il s'est exclu de lui-même. On ne peut pas être à la fois président d'un parti politique et membre d'un autre parti politique. J'ai jamais vu ça (...) C'est là qu'on a pris acte de sa démission d'office. C'est lui-même qui s'est démissionné. C'est pas moi.”
Interrogé sur le fait de ne pas avoir consulté Oscar Temaru au préalable, Antony Géros a assumé sa démarche. À la question de savoir si cette décision relevait du bureau fédéral du Tavini, il a répondu : “D'abord, le vice-président.” Autrement dit, lui-même. Invité à dire si une telle décision ne revenait pas au président du parti, il a balayé l'objection : “Écoutez, moi, si demain je siège au Tapura, vous pensez que le président du parti va attendre qu'il prenne la décision de me démissionner ?”
Pris isolément, chacun de ces faits pourrait relever d'un simple désaccord. Mis bout à bout – un vote du président du groupe que les représentants ne suivent pas, une “démission d'office” actée sans consultation préalable du président du parti et une réunion à laquelle ni Antony Géros ni les élus Tavini de l'assemblée ne participent – ils racontent pourtant autre chose, en dessinant une situation inédite au sommet du Tavini.