Taivini Teai ferme avec le refuge de Afaahiti


Tahiti, le 8 mars 2026 - En réaction aux articles de presse et aux publications sur les réseaux sociaux au sujet de la situation du refuge pour chiens et chats illégal installé à Afaahiti, Taivini Teai, ministre de l’Agriculture, en charge de l’Environnement et de la Cause animale (MPR), a souhaité apporter des clarifications ce week-end par voie de communiqué afin de rassurer la population, les riverains concernés et les acteurs de la protection animale. 

 

“Depuis les premiers signalements en novembre 2025, le ministère, la Direction de l’environnement (Diren) et la Direction de la biosécurité (DBS) sont pleinement mobilisés, avec l’appui d’experts, afin d’évaluer la situation et d’identifier des solutions adaptées”, assure le ministre dans un courrier de trois pages envoyé aux rédactions.  

Mis en place sans autorisations administratives, le refuge de Afaahiti, même constitué avec les meilleurs intentions du monde, reste illégal dans son activité qui relève de la réglementation applicable aux installations classées pour la protection de l’environnement. “En conséquence, une procédure administrative contradictoire est en cours conformément aux dispositions du code de l’environnement”, explique le ministre.  

“À l’issue des délais légaux, le Pays prendra les mesures administratives prévues par la réglementation, pouvant inclure la suspension puis la fermeture du site exploité sans autorisation”, prévient Taivini Teai. Le dossier sera présenté à la commission des installations classées dans le respect des procédures en vigueur, à la fin du mois. 

Parallèlement à cette procédure, le Pays a engagé plusieurs actions comme “le recensement des animaux présents sur le site, leur évaluation sanitaire et comportementale par des vétérinaires, leur répartition temporaire vers des structures conformes à la réglementation” et “le déplacement progressif des animaux après décision administrative”.

“La recherche de plusieurs terrains domaniaux permettant d’accueillir les animaux dans de meilleures conditions est en cours et constitue une priorité partagée par l’ensemble des services concernés”
, poursuit le communiqué afin d’aider l’association exploitante de ce refuge pour animaux à se mettre dans les règles.  

“Néanmoins, le Pays ne peut que rappeler que toute activité de refuge, de fourrière ou de garde d’animaux exercée sans respecter les autorisations ICPE, les agréments sanitaires, ou les prescriptions réglementaires, qui visent à protéger les animaux et les populations, expose son exploitant à des sanctions administratives et pénales”, rappelle le communiqué qui indique que le ministre sera “particulièrement vigilant à prévenir toute création de structures illégales ou aggravation de situations existantes.” 


Rédigé par Bertrand PREVOST le Dimanche 8 Mars 2026 à 13:28 | Lu 947 fois