Le Tahiti Lagoon Resort rouvre ses portes à Punaauia : piscine emblématique, plage de sable blanc et nouveau restaurant en bord de mer marquent le renouveau de l’ex-Méridien.
Tahiti, le 3 février 2026 - Fermé depuis 2020, l’ex-Méridien rouvre ses portes officiellement le 1er mars. Derrière cette renaissance : un chantier express, un investissement d’environ 1,2 milliard de francs et une philosophie assumée – réparer plutôt que remplacer, pour redonner vie à un hôtel chargé d’histoire.
Six ans après sa fermeture, le Tahiti Lagoon Resort accueille à nouveau les clients. Chambres rénovées, piscine repensée, nouveau restaurant en bord de plage : l’ancien Méridien de Punaauia renaît sous une nouvelle identité, sans chaîne internationale, mais avec une ambition claire : redevenir un lieu de vie pour les familles polynésiennes comme pour les visiteurs de passage.
Un pari audacieux
Construit à la fin des années 1990, l’établissement avait fermé ses portes en mars 2020, au moment du Covid. Contrairement à d’autres hôtels du territoire, il ne rouvrira pas une fois l’épidémie passée. Le site reste à l’abandon, avant d’être finalement racheté aux enchères en 2023 par le groupe Moana Nui. “On savait qu’on allait avoir beaucoup de travaux et des surprises. On a fait une offre basse… et on en a eu, des surprises”, sourit aujourd’hui Vincent Dubois, président de la société exploitante.
Un incendie détruit même l’ancien restaurant fin 2023, obligeant à redéposer un permis de construire. Résultat : un chantier concentré sur un an, démarré fin 2024, pour un investissement global estimé à 1,2 milliard de francs, rachat compris – un budget “serré” pour un mastodonte de cette taille
Six ans après sa fermeture, le Tahiti Lagoon Resort accueille à nouveau les clients. Chambres rénovées, piscine repensée, nouveau restaurant en bord de plage : l’ancien Méridien de Punaauia renaît sous une nouvelle identité, sans chaîne internationale, mais avec une ambition claire : redevenir un lieu de vie pour les familles polynésiennes comme pour les visiteurs de passage.
Un pari audacieux
Construit à la fin des années 1990, l’établissement avait fermé ses portes en mars 2020, au moment du Covid. Contrairement à d’autres hôtels du territoire, il ne rouvrira pas une fois l’épidémie passée. Le site reste à l’abandon, avant d’être finalement racheté aux enchères en 2023 par le groupe Moana Nui. “On savait qu’on allait avoir beaucoup de travaux et des surprises. On a fait une offre basse… et on en a eu, des surprises”, sourit aujourd’hui Vincent Dubois, président de la société exploitante.
Un incendie détruit même l’ancien restaurant fin 2023, obligeant à redéposer un permis de construire. Résultat : un chantier concentré sur un an, démarré fin 2024, pour un investissement global estimé à 1,2 milliard de francs, rachat compris – un budget “serré” pour un mastodonte de cette taille
Rénover sans tout jeter
Ici, pas de rénovation bling-bling. La ligne directrice est simple : garder tout ce qui peut l’être.
Mobilier poncé puis repeint, bar restauré, machines réparées plutôt que remplacées, anciennes chaises reconditionnées… “Changer une pièce à 50 000 francs plutôt qu’un bloc à 2 millions, multiplié par des centaines d’éléments, ça fait toute la différence”, explique Vincent Dubois.
Même logique côté technique : canalisations enterrées reprises, électricité refaite, panneaux solaires installés pour réduire une facture énergétique historiquement très lourde. Une approche à la fois économique et environnementale, revendiquée par l’équipe.
L’hôtel compte aujourd’hui 140 unités d’hébergement commercialisées : chambres classiques, suites et 12 bungalows sur pilotis (rénovés juste avant la fermeture de 2020). Objectif : fonctionner avec 100 à 120 chambres en moyenne.
Un lieu de souvenirs…
Pour beaucoup de Tahitiens, le site n’est pas neutre. “Il y a des familles qui viennent ici depuis des années. Des parents ont vu leurs enfants grandir dans cette piscine”, raconte Vincent Dubois.
La piscine conserve d’ailleurs sa forme emblématique, avec un liner couleur sable pour rappeler l’ancienne plage immergée. La plage de sable blanc reste, elle, accessible au public.
Dès la préouverture, les premiers clients sont là. Parmi eux, les équipages de French Bee mais aussi des résidents attirés par une offre promotionnelle à 25 000 francs la nuit (jusqu’au 19 février). À partir du 1er mars, l’hôtel s’ouvre pleinement à l’international, avec déjà des réservations importantes pour avril et mai, notamment liées au tournage de l’émission de télé-réalité Below Deck et à quelques mariages programmés.
Ici, pas de rénovation bling-bling. La ligne directrice est simple : garder tout ce qui peut l’être.
Mobilier poncé puis repeint, bar restauré, machines réparées plutôt que remplacées, anciennes chaises reconditionnées… “Changer une pièce à 50 000 francs plutôt qu’un bloc à 2 millions, multiplié par des centaines d’éléments, ça fait toute la différence”, explique Vincent Dubois.
Même logique côté technique : canalisations enterrées reprises, électricité refaite, panneaux solaires installés pour réduire une facture énergétique historiquement très lourde. Une approche à la fois économique et environnementale, revendiquée par l’équipe.
L’hôtel compte aujourd’hui 140 unités d’hébergement commercialisées : chambres classiques, suites et 12 bungalows sur pilotis (rénovés juste avant la fermeture de 2020). Objectif : fonctionner avec 100 à 120 chambres en moyenne.
Un lieu de souvenirs…
Pour beaucoup de Tahitiens, le site n’est pas neutre. “Il y a des familles qui viennent ici depuis des années. Des parents ont vu leurs enfants grandir dans cette piscine”, raconte Vincent Dubois.
La piscine conserve d’ailleurs sa forme emblématique, avec un liner couleur sable pour rappeler l’ancienne plage immergée. La plage de sable blanc reste, elle, accessible au public.
Dès la préouverture, les premiers clients sont là. Parmi eux, les équipages de French Bee mais aussi des résidents attirés par une offre promotionnelle à 25 000 francs la nuit (jusqu’au 19 février). À partir du 1er mars, l’hôtel s’ouvre pleinement à l’international, avec déjà des réservations importantes pour avril et mai, notamment liées au tournage de l’émission de télé-réalité Below Deck et à quelques mariages programmés.
Brasserie familiale, padel et culture
Côté restauration, le nouveau restaurant Lagoon mise sur une cuisine volontairement accessible : plats polynésiens, pizzas, pâtes, grillades. “On veut des tables où s’installent ensemble les grands-parents, les parents et les enfants et qu’à la fin, tout le monde puisse se dire : on reviendra.”
Trois terrains de padel, dont deux ouverts au public, un espace artistique animé par des artistes locaux, des ateliers culturels, des concerts – dont celui de Louis Bertignac en avril – viennent compléter l’offre.
Sans oublier une grande salle de réception de 500 m² capable d’accueillir jusqu’à 600 personnes en cocktail, pensée pour mariages, séminaires et événements.
Si l’établissement souhaite conserver finalement son classement 4 étoiles, sa politique tarifaire se veut plus inclusive : chambres à partir de 28 000 francs, avec une réduction de 25 % pour les résidents. Une volonté assumée de séduire aussi la clientèle locale.
Côté emploi, environ 90 salariés sont visés en régime normal (jusqu’à 120 en période de pointe), avec 20 à 25 % d’anciens employés et un fort recrutement à Punaauia, via un job dating organisé avec la mairie.
Côté restauration, le nouveau restaurant Lagoon mise sur une cuisine volontairement accessible : plats polynésiens, pizzas, pâtes, grillades. “On veut des tables où s’installent ensemble les grands-parents, les parents et les enfants et qu’à la fin, tout le monde puisse se dire : on reviendra.”
Trois terrains de padel, dont deux ouverts au public, un espace artistique animé par des artistes locaux, des ateliers culturels, des concerts – dont celui de Louis Bertignac en avril – viennent compléter l’offre.
Sans oublier une grande salle de réception de 500 m² capable d’accueillir jusqu’à 600 personnes en cocktail, pensée pour mariages, séminaires et événements.
Si l’établissement souhaite conserver finalement son classement 4 étoiles, sa politique tarifaire se veut plus inclusive : chambres à partir de 28 000 francs, avec une réduction de 25 % pour les résidents. Une volonté assumée de séduire aussi la clientèle locale.
Côté emploi, environ 90 salariés sont visés en régime normal (jusqu’à 120 en période de pointe), avec 20 à 25 % d’anciens employés et un fort recrutement à Punaauia, via un job dating organisé avec la mairie.
Le graphisme du lobby, symbole du renouveau
À l’entrée du Tahiti Lagoon Resort, une œuvre monumentale signée Jops, réalisée avec un artiste polynésien, accueille les visiteurs. Installée sur une toile d’origine restaurée, elle mêle tikis doubles (représentant à la fois le couple homme-femme), cercle central et motifs géométriques évoquant l’accueil, le couple, la transmission et le voyage. Pensée pour jouer avec la perspective, l’œuvre accompagne le regard vers l’intérieur et incarne la philosophie du lieu.
À l’entrée du Tahiti Lagoon Resort, une œuvre monumentale signée Jops, réalisée avec un artiste polynésien, accueille les visiteurs. Installée sur une toile d’origine restaurée, elle mêle tikis doubles (représentant à la fois le couple homme-femme), cercle central et motifs géométriques évoquant l’accueil, le couple, la transmission et le voyage. Pensée pour jouer avec la perspective, l’œuvre accompagne le regard vers l’intérieur et incarne la philosophie du lieu.