Tahiti, le 7 août 2026 – "La préparation de l'échec". Au lendemain d'une visite des sites des Jeux du Pacifique qui a fait apparaître de sérieuses inquiétudes, notamment à Mama’o, le Tavini passe à l'offensive. Dans un communiqué au vitriol publié jeudi soir, le parti accuse Moetai Brotherson d'"impréparation manifeste" et conteste surtout son argument selon lequel certains chantiers resteraient suspendus à l'adoption du troisième collectif budgétaire.
Quelques heures seulement après la visite des infrastructures destinées à accueillir Tahiti 2027 par le Pacific Games Council (PGC) et les représentants des délégations océaniennes, le Tavini Huiratira a dégainé un communiqué particulièrement virulent contre le gouvernement.
Le parti s'appuie notamment sur les inquiétudes apparues à Mama’o, où doivent être installés les deux bassins destinés aux épreuves de natation. Jeudi, plusieurs représentants océaniens avaient ouvertement exprimé leurs doutes sur le projet et son calendrier, tandis que le représentant du Vanuatu avait dénoncé l'abandon du centre aquatique initialement présenté dans le dossier de candidature polynésien.
Pour le Tavini, ces inquiétudes traduiraient "l'absence d'avancée concrète dans la préparation des Jeux". Le parti affirme également que le président du PGC, Vidhya Lakhan, aurait fait part de sa déception lors de sa rencontre avec l’exécutif et y voit désormais "la crainte d'une non tenue des Jeux, pour cause d'impréparation manifeste de l'actuel gouvernement". Mais c'est surtout sur la question budgétaire que le Tavini attaque Moetai Brotherson. Selon le communiqué, le président du Pays aurait expliqué à la délégation que certains chantiers étaient encore en attente de financements, inscrits dans le troisième collectif budgétaire qui doit prochainement être transmis à l'assemblée.
Géros renvoie la balle à Brotherson
Une présentation que son ancien parti conteste frontalement. Lorsqu'il a reçu à son tour la délégation du PGC à Tarahoi, Antony Géros a assuré que "les financements des infrastructures avaient déjà été votés par l'APF" et que ceux prévus dans le collectif n°3 "n'empêchaient en rien l'actuel gouvernement de mener les travaux".
Le sujet est d'autant plus sensible que les Jeux figurent précisément parmi les principaux arbitrages du collectif actuellement préparé par le gouvernement. Jeudi, au lendemain de la réunion organisée par Moetai Brotherson, Teave Chaumette-Boudouani expliquait que l'exécutif entendait désormais aller "à l'essentiel", en privilégiant les équipements indispensables plutôt que certains aménagements annexes.
Le Tavini, qui avait refusé de participer à cette concertation, rejette donc par avance l'idée que le sort des infrastructures de Tahiti 2027 puisse dépendre de ce nouveau texte. Et ne ménage pas Moetai Brotherson : "Le monde sportif assiste au naufrage en direct de ce qui doit être une réussite polynésienne", écrit-il, accusant encore le gouvernement de "se noyer dans son incompétence". Une manière aussi de prévenir le président du Pays avant l'arrivée du collectif à Tarahoi : si les Jeux prennent du retard, le Tavini n'entend manifestement pas en porter la responsabilité.
Quelques heures seulement après la visite des infrastructures destinées à accueillir Tahiti 2027 par le Pacific Games Council (PGC) et les représentants des délégations océaniennes, le Tavini Huiratira a dégainé un communiqué particulièrement virulent contre le gouvernement.
Le parti s'appuie notamment sur les inquiétudes apparues à Mama’o, où doivent être installés les deux bassins destinés aux épreuves de natation. Jeudi, plusieurs représentants océaniens avaient ouvertement exprimé leurs doutes sur le projet et son calendrier, tandis que le représentant du Vanuatu avait dénoncé l'abandon du centre aquatique initialement présenté dans le dossier de candidature polynésien.
Pour le Tavini, ces inquiétudes traduiraient "l'absence d'avancée concrète dans la préparation des Jeux". Le parti affirme également que le président du PGC, Vidhya Lakhan, aurait fait part de sa déception lors de sa rencontre avec l’exécutif et y voit désormais "la crainte d'une non tenue des Jeux, pour cause d'impréparation manifeste de l'actuel gouvernement". Mais c'est surtout sur la question budgétaire que le Tavini attaque Moetai Brotherson. Selon le communiqué, le président du Pays aurait expliqué à la délégation que certains chantiers étaient encore en attente de financements, inscrits dans le troisième collectif budgétaire qui doit prochainement être transmis à l'assemblée.
Géros renvoie la balle à Brotherson
Une présentation que son ancien parti conteste frontalement. Lorsqu'il a reçu à son tour la délégation du PGC à Tarahoi, Antony Géros a assuré que "les financements des infrastructures avaient déjà été votés par l'APF" et que ceux prévus dans le collectif n°3 "n'empêchaient en rien l'actuel gouvernement de mener les travaux".
Le sujet est d'autant plus sensible que les Jeux figurent précisément parmi les principaux arbitrages du collectif actuellement préparé par le gouvernement. Jeudi, au lendemain de la réunion organisée par Moetai Brotherson, Teave Chaumette-Boudouani expliquait que l'exécutif entendait désormais aller "à l'essentiel", en privilégiant les équipements indispensables plutôt que certains aménagements annexes.
Le Tavini, qui avait refusé de participer à cette concertation, rejette donc par avance l'idée que le sort des infrastructures de Tahiti 2027 puisse dépendre de ce nouveau texte. Et ne ménage pas Moetai Brotherson : "Le monde sportif assiste au naufrage en direct de ce qui doit être une réussite polynésienne", écrit-il, accusant encore le gouvernement de "se noyer dans son incompétence". Une manière aussi de prévenir le président du Pays avant l'arrivée du collectif à Tarahoi : si les Jeux prennent du retard, le Tavini n'entend manifestement pas en porter la responsabilité.