Surf - Cap sur les mondiaux ISA junior


Lors de ces cinq jours de stage, les jeunes athlètes sont accompagnés pour donner le meilleur d’eux-mêmes et intégrer la sélection officielle (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 23 juillet 2026 – Quinze jeunes virtuoses du surf polynésien participent cette semaine à un camp d’entrainement supervisé par des coachs de la FTS au centre technique de Papara. Motivation, esprit d’équipe et autonomie font partie des critères de sélection en plus de leurs résultats sur le circuit local, d’un test physique et d’une ultime compétition ce vendredi pour constituer l’équipe qui représentera le Fenua aux championnats du monde ISA junior, début septembre, au Salvador.
 

Vacances studieuses pour 15 jeunes surfeurs hébergés du 20 au 24 juillet au centre technique de surf Popoti de l’IJSPF, à Papara. Présélectionnés par la Fédération tahitienne de surf (FTS) pour leurs performances lors du championnat de Polynésie 2025 et des deux premières étapes 2026, ces cadets et juniors partagent tous un même objectif : participer aux mondiaux ISA junior, du 4 au 13 septembre, au Salvador.
 
“À la fin de cette semaine de stage, on aura les noms des 12 sélectionnés qui iront représenter Tahiti parmi une cinquantaine de nations, dont les États-Unis, l’Australie et la France. En surf amateur, c’est la compétition de référence pour les moins de 18 ans. L’année dernière et l’année d’avant, on a terminé à la treizième place au classement général, donc l’objectif cette année, c’est d’accéder au Top 10”, indique Kevin Bourez, cadre technique de la FTS. Le site de Papara se prête tout particulièrement à ce training camp : “On a la chance d’avoir cet outil qui est dédié au surf. On a de quoi les loger sur la plage, face aux vagues, avec une tour des juges qui nous permet d’être dans de bonnes conditions d’entrainement. Ils mangent surf, ils dorment surf, ils vivent surf !”
 

Ce vendredi, place à une ultime compétition.

Technique et cohésion


Pour donner le meilleur d’eux-mêmes lors de ce stage avec une qualification à la clé, les jeunes athlètes peuvent compter sur leurs trois coachs, à la fois exigeants et bienveillants. “Ce sont des enfants qu’on suit déjà tout au long de l’année. La plupart d’entre eux sont dans le projet Héritage et dans des clubs, donc au-delà de la technique, on regarde aussi leurs capacités d’autonomie et de cohésion en vue de ce futur déplacement”, souligne Steven Pierson. “La compétition au Salvador va durer dix jours, donc il faut que pendant tout ce temps-là ils soient au maximum de leurs compétences”, poursuit Hihimahana Leboucher.
 
Stretching collectif, analyses vidéo, mises en situation, tout est mis en œuvre pour optimiser le talent de chacun. Ce jeudi, pendant que certains étaient à l’eau pour travailler le choix des vagues, d’autres débriefaient une précédente session en entretien individuel. “On a un vivier de jeunes qui vont beaucoup faire parler d’eux dans les prochaines années. On fait en sorte de les emmener sur la bonne voie à l’international”, explique Tereva David. “On leur fait comprendre que pour atteindre le niveau professionnel, il faut s’entrainer dur, bien dormir, bien s’alimenter et bien s’hydrater. Cette fatigue en entrainement permet de se préparer au rythme de la compétition.”
 

Ce vendredi, place à une ultime compétition.

12 jeunes à sélectionner


Malgré leur jeune âge, ils se sont déjà fait connaître grâce à leurs performances. C’est le cas de Liam Sham Koua, Anuaiterai Gatien ou encore Kavei Pierson, 11 ans : “Ce stage est intense et très complet”, confie-t-il, déterminé à repartir après sa participation au Pérou, l’an dernier. “Mon objectif, c’est de faire mieux : si je suis qualifié, je ne participerai qu’en moins de 16 ans et je ferai tout pour passer le plus de tours, si possible jusqu’à la médaille.” Chez les filles, on retrouve Raipoe Chapelier et Miliani Simon, mais aussi Takihei Ellacott, 15 ans. “La préparation se passe très bien. On est une bonne équipe ! J’essaie de rester motivée et de profiter au maximum de l’expérience de chaque coach”, précise-t-elle. Après des quarts de finale au Brésil en 2023, la surfeuse vise elle aussi le sommet : “Cette année, mon but, c’est d’arriver en finale et de gagner, donc je m’entraine le plus dur possible.”
 
Après un test physique mercredi, la dernière étape se profile ce vendredi lors d’une compétition en situation réelle avec des juges fédéraux. “Les meilleurs et les plus motivés”, tout en prenant en compte le comportement et la régularité, seront désignés à l’issue avec 12 places à prendre pour intégrer la sélection officielle.
 
Pour celles et ceux qui seront retenus, la préparation ne fait que commencer : des entrainements hebdomadaires seront programmés pour “aller dans le détail” d’un point de vue technique et stratégique.
 

Rédigé par Anne-Charlotte Lehartel le Jeudi 23 Juillet 2026 à 16:49 | Lu 306 fois