crédit photo : APF
Tahiti, le 28 août 2026 - Son vote vendredi matin à l’assemblée n’est pas passé inaperçu. Seul élu d’A Fano Ti’a à soutenir le report de la session extraordinaire réclamé par le Tavini, le Tapura et les non-inscrits, dont Ahip, Steve Chailloux semble désormais avoir un pied dehors. L’ancien élu Tavini s’apprêterait à quitter le groupe de Tematai Le Gayic pour revenir dans sa formation d’origine. Un nouveau mouvement qui viendrait encore modifier les équilibres à Tarahoi.
Il aura suffi d’un vote pour rendre la rupture particulièrement visible. Vendredi matin, lorsque les élus à l’assemblée ont dû se prononcer sur le report de la session extraordinaire en raison de l’absence de Moetai Brotherson, A Fano Ti’a voulait poursuivre les débats. Quatorze de ses quinze membres ont voté contre le report. Le quinzième, Steve Chailloux, a voté avec le Tavini, le Tapura et les non-inscrits.
Et son intervention quelques minutes plus tôt avait déjà donné le ton. Face au gouvernement, et notamment à la ministre des Sports Vanina Pommier qui venait d’insister sur l’urgence des crédits nécessaires aux Jeux du Pacifique, l’élu n’a guère ménagé l’exécutif.
“Vous êtes en place depuis 2023. Qui a tergiversé sur les piscines ? Qui a tergiversé sur l’ensemble de ces difficultés ?”, a-t-il lancé, refusant que la responsabilité des retards soit renvoyée sur Tarahoi. “Arrêtez de mettre l’assemblée au pied du mur.” Pour Steve Chailloux, les difficultés politiques rencontrées par le gouvernement imposaient au contraire la présence de Moetai Brotherson : “Organisez-vous de sorte à ce que les difficultés politiques que nous rencontrons aujourd’hui puissent au minimum s’aplanir un petit peu par la présence du président de la Polynésie française au sein de cet hémicycle.”
Et l’élu d’insister sur le choix fait par le président du Pays de se rendre à Palau pour le Forum des îles du Pacifique plutôt que d’y envoyer sa vice-présidente : “C’était un choix délibéré de ne pas envoyer notre vice-présidente représenter la Polynésie […] Le choix de sagesse aurait été, dans la configuration actuelle de notre assemblée – une configuration non majoritaire – de rester à l’assemblée et de faire face à la représentation territoriale.”
Un équilibre toujours mouvant
Cette prise de distance intervient alors que les équilibres à Tarahoi n’ont cessé de bouger depuis l’éclatement de la majorité Tavini fin mars. A Fano Ti’a compte jusqu’ici 15 élus, contre 22 au Tavini et 16 au Tapura, auxquels s’ajoutent quatre non-inscrits. Un retour de Steve Chailloux ramènerait donc le groupe de Tematai Le Gayic à 14 membres et ferait remonter le Tavini à 23.
D’autant que les mouvements annoncés ces derniers mois n’ont pas tous été concrétisés. Tevahiarii Teraiarue, élu de Taha’a, et Ernest Teagai, élu de Tatakoto, avaient annoncé leur intention de rejoindre A Fano Ti’a mais siègent finalement toujours avec le Tavini. Le départ de Steve Chailloux serait donc le premier mouvement en sens inverse depuis la création du groupe en avril.
Reste à l’intéressé à l’officialiser. Sollicité vendredi sur son avenir politique, Steve Chailloux n’a pas souhaité en dire davantage, renvoyant ses explications à “la semaine prochaine”. À Tarahoi, le jeu des chaises musicales promet donc encore quelques rebondissements.
Il aura suffi d’un vote pour rendre la rupture particulièrement visible. Vendredi matin, lorsque les élus à l’assemblée ont dû se prononcer sur le report de la session extraordinaire en raison de l’absence de Moetai Brotherson, A Fano Ti’a voulait poursuivre les débats. Quatorze de ses quinze membres ont voté contre le report. Le quinzième, Steve Chailloux, a voté avec le Tavini, le Tapura et les non-inscrits.
Et son intervention quelques minutes plus tôt avait déjà donné le ton. Face au gouvernement, et notamment à la ministre des Sports Vanina Pommier qui venait d’insister sur l’urgence des crédits nécessaires aux Jeux du Pacifique, l’élu n’a guère ménagé l’exécutif.
“Vous êtes en place depuis 2023. Qui a tergiversé sur les piscines ? Qui a tergiversé sur l’ensemble de ces difficultés ?”, a-t-il lancé, refusant que la responsabilité des retards soit renvoyée sur Tarahoi. “Arrêtez de mettre l’assemblée au pied du mur.” Pour Steve Chailloux, les difficultés politiques rencontrées par le gouvernement imposaient au contraire la présence de Moetai Brotherson : “Organisez-vous de sorte à ce que les difficultés politiques que nous rencontrons aujourd’hui puissent au minimum s’aplanir un petit peu par la présence du président de la Polynésie française au sein de cet hémicycle.”
Et l’élu d’insister sur le choix fait par le président du Pays de se rendre à Palau pour le Forum des îles du Pacifique plutôt que d’y envoyer sa vice-présidente : “C’était un choix délibéré de ne pas envoyer notre vice-présidente représenter la Polynésie […] Le choix de sagesse aurait été, dans la configuration actuelle de notre assemblée – une configuration non majoritaire – de rester à l’assemblée et de faire face à la représentation territoriale.”
Un équilibre toujours mouvant
Cette prise de distance intervient alors que les équilibres à Tarahoi n’ont cessé de bouger depuis l’éclatement de la majorité Tavini fin mars. A Fano Ti’a compte jusqu’ici 15 élus, contre 22 au Tavini et 16 au Tapura, auxquels s’ajoutent quatre non-inscrits. Un retour de Steve Chailloux ramènerait donc le groupe de Tematai Le Gayic à 14 membres et ferait remonter le Tavini à 23.
D’autant que les mouvements annoncés ces derniers mois n’ont pas tous été concrétisés. Tevahiarii Teraiarue, élu de Taha’a, et Ernest Teagai, élu de Tatakoto, avaient annoncé leur intention de rejoindre A Fano Ti’a mais siègent finalement toujours avec le Tavini. Le départ de Steve Chailloux serait donc le premier mouvement en sens inverse depuis la création du groupe en avril.
Reste à l’intéressé à l’officialiser. Sollicité vendredi sur son avenir politique, Steve Chailloux n’a pas souhaité en dire davantage, renvoyant ses explications à “la semaine prochaine”. À Tarahoi, le jeu des chaises musicales promet donc encore quelques rebondissements.