La conseillère de l’Adie a enchainé les entretiens ce mercredi matin (Crédit : Anne-Charlotte Lehartel).
Tahiti, le 4 février 2026 – À Taravao, le stand de l’Adie pour la semaine de l’entrepreneuriat n’a pas désempli ce mercredi matin avec des porteurs de projet aux profils variés en quête d’informations et d’accompagnement pour démarrer ou développer leur entreprise. En 2025, dans le secteur de la Presqu’île, plus de 220 financements ont été accordés et des formations ont été lancées.
Dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat dans les quartiers, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) organise une trentaine de rencontres à Tahiti et dans les îles pour informer et accompagner les porteurs de projet sur la base de micro-crédits. Ce mercredi, le stand installé dans la galerie marchande d’un supermarché de Taravao n’a pas désempli de la matinée avec une succession de demandeurs aux profils variés.
Dans le cadre de la semaine de l’entrepreneuriat dans les quartiers, l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie) organise une trentaine de rencontres à Tahiti et dans les îles pour informer et accompagner les porteurs de projet sur la base de micro-crédits. Ce mercredi, le stand installé dans la galerie marchande d’un supermarché de Taravao n’a pas désempli de la matinée avec une succession de demandeurs aux profils variés.
Des profils variés
Marotea, 22 ans, souhaite se lancer dans la vie active en reprenant l’affaire familiale : “Je suis venu me renseigner sur les aides financières proposées et aussi au niveau de l’accompagnement administratif par rapport aux difficultés que j’ai. J’envisage de reprendre la roulotte de mes parents à Vairao, à l’arrêt depuis un an. Je voudrais la rénover, l’équiper et constituer un stock de départ. J’ai fait un BTS agricole, mais ma recherche d’emploi n’a rien donné : à chaque fois, je n’ai pas assez d’expérience, donc je préfère me tourner vers l’entrepreneuriat.”
Résidente de Faaone, Mareva a volontairement fait le choix de renoncer au salariat. “Je suis patentée dans la rénovation et la construction depuis trois ans. On a quitté le salariat avec mon mari pour équilibrer notre vie professionnelle et personnelle par rapport à nos enfants. Aujourd’hui, j’ai besoin d’une autre voiture et de matériel, donc je me renseigne pour voir ce qui est faisable. C’est appréciable d’avoir accès à ce genre de services à la Presqu’île, et ils sont de plus en plus nombreux. On attend quand même le retour des permanences de la CCISM (Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers, NDLR)”, remarque-t-elle.
À 56 ans, Aetuarii souhaite continuer sur sa lancée à Tautira : “J’exerce depuis longtemps dans le domaine du massage traditionnel à domicile, mais j’ai envie de proposer de nouveaux services en extérieur. J’aurais besoin de m’équiper avec une table et un siège de massage. J’espère pouvoir bénéficier de cette aide pour me développer.”
220 financements en 2025
Conseillère en charge des communes de Teva i Uta, Taiarapu-Est et Taiarapu-Ouest, Célina Poroi a vu les demandes évoluer depuis l’ouverture de l’antenne de l’Adie à Taravao en octobre 2014, il y a bientôt douze ans. “Les profils ont changé depuis la pandémie de Covid-19. Ça concerne toujours le secteur primaire avec des petites activités familiales, comme un pêcheur qui consomme une partie de ses poissons et qui vend le surplus. Mais l’année dernière, l’activité qui a explosé au niveau des demandes, c’est la location de voitures ou de scooters, qui comporte des risques, donc on est vigilant. Depuis quelques années, on reçoit de plus en plus de salariés qui veulent se lancer dans un projet complémentaire à leur activité principale. Et on a beaucoup de jeunes qui se lancent parce qu’ils ne trouvent pas d’emploi salarié : on a d’ailleurs une prime dédiée aux personnes de moins de 30 ans avec des critères bien spécifiques”, explique la référente.
En 2025, plus de 220 financements ont été accordés à des porteurs de projet du sud de Tahiti. Pour répondre aux sollicitations, depuis deux ans, un second conseiller a été recruté pour le secteur de Paea, Papara et Hitia’a o te Ra, plus un bénévole pour tenir la permanence hebdomadaire d’accompagnement. “L’an dernier, on a aussi lancé des formations avec trois sessions à Taravao. On y oriente les personnes qui ont un projet mais qui ne savent pas par où commencer, ou qui sont déjà en activité mais qui cherchent à structurer leur projet. La prochaine est prévue fin mars à Teaputa”, annonce Célina Poroi.
Autres opportunités
Après Mataiea mardi et Taravao mercredi, les prochains rendez-vous de l’Adie dans ce sevcteur de Tahiti sont fixés ce jeudi à Papara avec une visite sur le terrain dans le quartier de Afarerii de 8 à 10 heures, puis à la mairie de Tiarei de 13 à 15 heures. En parallèle, la Direction générale des affaires économiques (DGAE), la Direction des impôts et des contributions publiques (DICP) ou encore la Société de financement du développement de la Polynésie française (Sofidep) assurent régulièrement des permanences au Fare Ora de Taravao.