Soupçons de syndrome du bébé secoué : le prévenu est relaxé


Tahiti, le 24 février 2026 - À Papeete, le tribunal correctionnel a examiné une affaire de violences sur un nourrisson, soupçonné d’avoir été victime du syndrome du bébé secoué.

Poursuivi pour des faits survenus en 2022, le prévenu a finalement été relaxé par la juridiction. Un homme de 25 ans comparaissait ce mardi pour des violences sur son fils, né en 2022. Le couple, tous deux salariés, vivait alors avec l’enfant âgé de trois mois au moment des faits. Le 9 octobre 2022, le nourrisson est pris de convulsions à plusieurs reprises. Hospitalisé le 11 octobre, son état suscite un signalement des médecins.

Les examens médicaux mettent en évidence des hémorragies au niveau des yeux, hématomes autour du cerveau et traumatismes compatibles avec des secouements. Selon les éléments présentés à l’audience, l’état de l’enfant s’était progressivement dégradé. Le pronostic vital du nourrisson a un temps été engagé. Les expertises médicales évoquent des lésions cérébrales susceptibles d’entraîner des séquelles durables, notamment un déficit cognitif. L’enfant a subi deux interventions chirurgicales destinées à drainer le sang accumulé, avec la pose de deux drains.

Les médecins ont également constaté des hémorragies rétiniennes, caractéristiques de traumatismes par secouement. Selon les déclarations recueillies, le père du prévenu aurait indiqué qu’un mouvement de haut en bas pouvait calmer des crises assimilées à tort à de l’épilepsie, alors même que l’enfant n’était pas diagnostiqué comme épileptique dans le dossier médical. “J’ai pris l’enfant dans mes bras et fait ce que mon père m’a dit”, rend compte le prévenu à l’allure frêle et cheveux blond décoloré devant la barre.

Rédigé par Violaine Broquet le Mardi 24 Février 2026 à 16:01 | Lu 287 fois