Tahiti, le 15 mars 2026 - Le 30 avril 2026 sera élue pour la première fois une Miss Henua Enata. Elles étaient sept à se présenter vendredi 13 mars lors d’une conférence de presse à Papeete.
Promouvoir la culture marquisienne et mettre en avant la jeunesse de l’archipel : c’est l’ambition de l’association Hakavaa à travers l’élection d’une Miss Henua Enata. On connaîtra le visage de la gagnante le 30 avril au parc Vaira'i à Punaauia. Pour ses membres, cet événement doit devenir la vitrine de l’association.
Un week-end de préparation et d’immersion culturelle a été organisé à Moorea. Les sept candidates ont participé à plusieurs ateliers traditionnels, notamment autour de la cuisine ou de la fabrication d’objets culturels comme la préparation du Te kaaku. “Il était important pour nous que chaque candidate découvre ou redécouvre la culture marquisienne”, explique le président du comité organisateur, Johan Touatekina.
Pour cette première édition, le comité a choisi un thème ancré dans la tradition marquisienne : “Te kouteē o Atanua”, le voyage d’Atanua. Dans la légende, Atanua est la déesse de l’aurore, associée à la lumière du matin et à la naissance du jour. Selon le récit, elle aurait participé à la création du monde et guidé les hommes avant de disparaître peu à peu dans l’horizon au fil des siècles.
Pour tenter ensuite Miss Tahiti
La sélection des candidates reposera sur plusieurs épreuves. Un grand oral, prévu avant la grande soirée d’élection, comptera pour une part importante de la note finale. Il permettra d’évaluer l’aisance des participantes et leur capacité à s’exprimer face au jury. La soirée d’élection mettra quant à elle l’accent sur la dimension artistique, avec des défilés et plusieurs tableaux inspirés du thème choisi. Le public pourra également participer grâce au vote par SMS, qui comptera dans le résultat final.
Pour participer, les candidates doivent notamment avoir des origines marquisiennes et respecter certaines conditions d’âge. Comme dans d’autres concours de beauté menant vers l’élection de Miss Tahiti, certaines règles sont également appliquées, notamment l’absence de tatouage pour prétendre au titre. La lauréate pourra ensuite être accompagnée par le comité afin de tenter de participer aux sélections de Miss Tahiti.
Cette édition est sans aucun doute le point de départ du comité Henua Enata, mais les concours de beauté marquisiens existent déjà depuis plusieurs années. Ils étaient auparavant organisés sous l’appellation Miss Marquises. La marque étant déposée, la nouvelle organisation a choisi de créer une identité différente avec Miss Henua Enata.
“C’est important de savoir où est-ce que l’on va pour nous, personnes originaires des Marquises vivant à Tahiti. Les Marquisiens ne sont aujourd’hui que 10 000 aux Marquises et 30 000 à habiter en dehors”, a rappelé Tahia Fournier, membre de l’association organisatrice Hakavaa.
Les présentations
Lors de la conférence de présentation des prétendantes, vendredi, Vehinetootahi Gendron a ouvert le bal d’un pas assuré. Petite-fille d’agriculteurs et titulaire d’un brevet technique agricole, elle souhaite “valoriser et mettre en valeur la femme qui travaille dans l’agriculture”. À 32 ans et forte d’une expérience en tant que responsable de production agricole, elle va régulièrement dans les écoles pour “faire de la prévention”. Elle a également l’habitude de prendre des stagiaires dans son entreprise. Originaire de Nuku Hiva, elle y retourne notamment pour rencontrer des lycéens en filière agricole. “Je trouve que les jeunes n’ont plus la même envie, la même motivation et qu’il faudrait les écouter plus”, a développé la jeune femme, très impliquée dans sa cause.
À 29 ans, Tahinavai Candelot souhaite enrichir son vocabulaire marquisien, même si elle sait déjà tenir une conversation, et “préserver l’archipel”. Elle a également tenu à “honorer toutes sortes de femmes et de beauté et lutter contre le conformisme”. “Il faut cultiver la différence”, a conclu l'agente administrative.
Candidate n°3, Meheani Farahia, 22 ans, est née à Ua Pou. Son premier mot est allé aux jeunes femmes qu’il faut “encourager”. “Il faut qu’elles aillent vers leurs rêves”, a-t-elle lancé avant de défendre l’insertion professionnelle des jeunes. Très attachée à la culture marquisienne, elle fait partie d’un groupe de danse marquisienne et participera au festival des îles Marquises en 2027.
Du haut de son mètre quatre-vingt-sept, la candidate n°4 est entraîneuse de volley-ball. Vaikehu Teikihuavanaka souhaite plus que tout que la jeunesse trouve son épanouissement dans le sport ou ailleurs. Mais à travers cette aventure, c’est aussi pour elle l’occasion de retrouver sa féminité. “Dans le sport, tu ne peux pas être une princesse.” Elle parle et comprend le marquisien.
C’est la benjamine de cette élection qui a suivi en n°5. À seulement 19 ans, Poerangi Aka ne voit pourtant pas de différence avec les autres candidates. “Inscrite un peu sur un coup de tête”, elle souhaite avant tout mieux connaître sa culture, apprendre la langue marquisienne et partager de beaux moments. “Je souhaite encourager la pratique de la langue.” Son grand rêve : aller pour la première fois aux Marquises, elle qui est née à Tahiti.
Pour Tepuaoteani Temauri, candidate n°6, c’est l’île de Tahuata qui l’a vue grandir. Elle y retourne souvent et parle “très bien” marquisien. Danseuse elle aussi, elle aimerait participer l’année prochaine au festival des îles Marquises. À 21 ans, après des études dans l’hôtellerie, elle vit cette expérience pour “grandir et transmettre sa culture”.
L’une des îles les plus difficiles d’accès aux Marquises est bien celle de Hiva Oa, où Jacques Brel est enterré et où moins de 2 000 habitants cohabitent. La dernière candidate, Emilia Scallamera, vient de cette île et est venue à Tahiti pour ses études de mathématiques à l’université. Lorsqu’elle n’a pas un livre à la main, elle part surfer “pour donner tout mon temps libre à la mer et pour me ressourcer”, disait-elle lors de sa première prise de parole devant le public. Son message le plus fort a été porté pour l’océan et son archipel : “Ce n’est pas qu’une carte postale, la mer nous nourrit aussi de spiritualité”, a-t-elle déclaré avant d’ajouter : “Nous ne sommes qu’une goutte d’eau.” Elle explique sa bonne éloquence par la lecture, qu’elle pratique beaucoup.
Toutes ont également eu un mot sur la question des tatouages, interdits dans le concours de Miss France alors qu’ils font partie intégrante de la culture marquisienne. Emilia Scallamera a reconnu qu’il était dommage de restreindre cet aspect culturel, elle qui porte d’ailleurs un petit tatouage sur la nuque.
Pour l’avenir, l’association envisage des évolutions comme l’organisation de l’élection directement dans l’archipel des Marquises. Un projet qui nécessiterait toutefois une logistique importante.
Promouvoir la culture marquisienne et mettre en avant la jeunesse de l’archipel : c’est l’ambition de l’association Hakavaa à travers l’élection d’une Miss Henua Enata. On connaîtra le visage de la gagnante le 30 avril au parc Vaira'i à Punaauia. Pour ses membres, cet événement doit devenir la vitrine de l’association.
Un week-end de préparation et d’immersion culturelle a été organisé à Moorea. Les sept candidates ont participé à plusieurs ateliers traditionnels, notamment autour de la cuisine ou de la fabrication d’objets culturels comme la préparation du Te kaaku. “Il était important pour nous que chaque candidate découvre ou redécouvre la culture marquisienne”, explique le président du comité organisateur, Johan Touatekina.
Pour cette première édition, le comité a choisi un thème ancré dans la tradition marquisienne : “Te kouteē o Atanua”, le voyage d’Atanua. Dans la légende, Atanua est la déesse de l’aurore, associée à la lumière du matin et à la naissance du jour. Selon le récit, elle aurait participé à la création du monde et guidé les hommes avant de disparaître peu à peu dans l’horizon au fil des siècles.
Pour tenter ensuite Miss Tahiti
La sélection des candidates reposera sur plusieurs épreuves. Un grand oral, prévu avant la grande soirée d’élection, comptera pour une part importante de la note finale. Il permettra d’évaluer l’aisance des participantes et leur capacité à s’exprimer face au jury. La soirée d’élection mettra quant à elle l’accent sur la dimension artistique, avec des défilés et plusieurs tableaux inspirés du thème choisi. Le public pourra également participer grâce au vote par SMS, qui comptera dans le résultat final.
Pour participer, les candidates doivent notamment avoir des origines marquisiennes et respecter certaines conditions d’âge. Comme dans d’autres concours de beauté menant vers l’élection de Miss Tahiti, certaines règles sont également appliquées, notamment l’absence de tatouage pour prétendre au titre. La lauréate pourra ensuite être accompagnée par le comité afin de tenter de participer aux sélections de Miss Tahiti.
Cette édition est sans aucun doute le point de départ du comité Henua Enata, mais les concours de beauté marquisiens existent déjà depuis plusieurs années. Ils étaient auparavant organisés sous l’appellation Miss Marquises. La marque étant déposée, la nouvelle organisation a choisi de créer une identité différente avec Miss Henua Enata.
“C’est important de savoir où est-ce que l’on va pour nous, personnes originaires des Marquises vivant à Tahiti. Les Marquisiens ne sont aujourd’hui que 10 000 aux Marquises et 30 000 à habiter en dehors”, a rappelé Tahia Fournier, membre de l’association organisatrice Hakavaa.
Les présentations
Lors de la conférence de présentation des prétendantes, vendredi, Vehinetootahi Gendron a ouvert le bal d’un pas assuré. Petite-fille d’agriculteurs et titulaire d’un brevet technique agricole, elle souhaite “valoriser et mettre en valeur la femme qui travaille dans l’agriculture”. À 32 ans et forte d’une expérience en tant que responsable de production agricole, elle va régulièrement dans les écoles pour “faire de la prévention”. Elle a également l’habitude de prendre des stagiaires dans son entreprise. Originaire de Nuku Hiva, elle y retourne notamment pour rencontrer des lycéens en filière agricole. “Je trouve que les jeunes n’ont plus la même envie, la même motivation et qu’il faudrait les écouter plus”, a développé la jeune femme, très impliquée dans sa cause.
À 29 ans, Tahinavai Candelot souhaite enrichir son vocabulaire marquisien, même si elle sait déjà tenir une conversation, et “préserver l’archipel”. Elle a également tenu à “honorer toutes sortes de femmes et de beauté et lutter contre le conformisme”. “Il faut cultiver la différence”, a conclu l'agente administrative.
Candidate n°3, Meheani Farahia, 22 ans, est née à Ua Pou. Son premier mot est allé aux jeunes femmes qu’il faut “encourager”. “Il faut qu’elles aillent vers leurs rêves”, a-t-elle lancé avant de défendre l’insertion professionnelle des jeunes. Très attachée à la culture marquisienne, elle fait partie d’un groupe de danse marquisienne et participera au festival des îles Marquises en 2027.
Du haut de son mètre quatre-vingt-sept, la candidate n°4 est entraîneuse de volley-ball. Vaikehu Teikihuavanaka souhaite plus que tout que la jeunesse trouve son épanouissement dans le sport ou ailleurs. Mais à travers cette aventure, c’est aussi pour elle l’occasion de retrouver sa féminité. “Dans le sport, tu ne peux pas être une princesse.” Elle parle et comprend le marquisien.
C’est la benjamine de cette élection qui a suivi en n°5. À seulement 19 ans, Poerangi Aka ne voit pourtant pas de différence avec les autres candidates. “Inscrite un peu sur un coup de tête”, elle souhaite avant tout mieux connaître sa culture, apprendre la langue marquisienne et partager de beaux moments. “Je souhaite encourager la pratique de la langue.” Son grand rêve : aller pour la première fois aux Marquises, elle qui est née à Tahiti.
Pour Tepuaoteani Temauri, candidate n°6, c’est l’île de Tahuata qui l’a vue grandir. Elle y retourne souvent et parle “très bien” marquisien. Danseuse elle aussi, elle aimerait participer l’année prochaine au festival des îles Marquises. À 21 ans, après des études dans l’hôtellerie, elle vit cette expérience pour “grandir et transmettre sa culture”.
L’une des îles les plus difficiles d’accès aux Marquises est bien celle de Hiva Oa, où Jacques Brel est enterré et où moins de 2 000 habitants cohabitent. La dernière candidate, Emilia Scallamera, vient de cette île et est venue à Tahiti pour ses études de mathématiques à l’université. Lorsqu’elle n’a pas un livre à la main, elle part surfer “pour donner tout mon temps libre à la mer et pour me ressourcer”, disait-elle lors de sa première prise de parole devant le public. Son message le plus fort a été porté pour l’océan et son archipel : “Ce n’est pas qu’une carte postale, la mer nous nourrit aussi de spiritualité”, a-t-elle déclaré avant d’ajouter : “Nous ne sommes qu’une goutte d’eau.” Elle explique sa bonne éloquence par la lecture, qu’elle pratique beaucoup.
Toutes ont également eu un mot sur la question des tatouages, interdits dans le concours de Miss France alors qu’ils font partie intégrante de la culture marquisienne. Emilia Scallamera a reconnu qu’il était dommage de restreindre cet aspect culturel, elle qui porte d’ailleurs un petit tatouage sur la nuque.
Pour l’avenir, l’association envisage des évolutions comme l’organisation de l’élection directement dans l’archipel des Marquises. Un projet qui nécessiterait toutefois une logistique importante.
Pratique
Soirée d’élection le 30 avril au parc Vaira'i à Punaauia
Billet en vente prochainement dans les magasins Carrefour et en ligne sur ticket-pacific.pf
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