Tahiti, le 20 août 2026 - Le doute est désormais levé. Après plusieurs semaines de réflexion et de consultations auprès des élus communaux, Teva Rohfritsch sera bien candidat à sa propre succession aux élections sénatoriales du 27 septembre. Élu en 2020 sous les couleurs du Tapura mais désormais privé du soutien de son ancien parti, il a même commencé à battre campagne. Mercredi soir, il était à Paea pour une première rencontre avec les grands électeurs. Une candidature qu'il doit officiellement présenter ce samedi.
Il avait promis de prendre sa décision après avoir consulté les tāvana. C'est désormais chose faite. À un peu plus d'un mois du scrutin, Teva Rohfritsch repart à la conquête de son siège au palais du Luxembourg.
La campagne a même déjà commencé sur le terrain. Mercredi soir, le sénateur sortant était à Paea, dans la commune dirigée par Tepuaraurii Teriitahi, pour rencontrer les grands électeurs appelés aux urnes le 27 septembre. Un premier rendez-vous avant la présentation officielle de sa candidature prévue ce samedi en conférence de presse.
Le choix met fin à plusieurs semaines d'incertitude. Élu en 2020 avec Lana Tetuanui sous la bannière du Tapura, Teva Rohfritsch ne bénéficiera cette fois d'aucun appareil comparable. En avril, son ancien parti avait décidé de reconduire Lana Tetuanui mais de réserver le second ticket à l'un de ses propres adhérents. Une manière de privilégier la fidélité au parti après le départ de Rohfritsch du Tapura en septembre 2022 et la création, quelques mois plus tard, de son parti Ia Ora te Nuna'a.
Le pari d'une candidature sans étiquette
Le sénateur sortant s'était alors dit “surpris et déçu”, reprochant au Tapura de “se replier sur lui-même”. “Je pense que j'ai fait le job”, faisait-il également valoir en défendant son bilan de six années passées au Sénat aux côtés de Lana Tetuanui. Il maintenait alors sa candidature. Depuis, le paysage s'est précisé : le parti rouge et blanc a finalement choisi d'aligner Édouard Fritch aux côtés de Lana Tetuanui.
Début juillet, Teva Rohfritsch avait pourtant remis sa candidature en balance. “Je prendrai ma décision d'être ou pas candidat”, expliquait-il alors à nos confrères de Radio 1. Le sénateur disait vouloir faire le tour des communes et consulter les maires pour “savoir si cette candidature a du sens”, dans un camp autonomiste de nouveau dispersé après l'expérience de ‘Amui Tātou créé à l’occasion des élections législatives anticipées.
Il posait déjà les conditions d'un éventuel nouveau départ : une candidature “sans étiquette”, en tant que sénateur sortant, avec l'espoir d'être porté au-delà de son seul mouvement politique.
La réflexion est donc terminée. En entrant à son tour officiellement en campagne, Teva Rohfritsch ajoute une candidature de poids dans une élection où le Tapura, fort de ses résultats aux municipales, part en position de force. Mais avec le panachage, chacun des 734 grands électeurs pourra choisir librement deux candidats : ce qui laisse au sénateur sortant une carte à jouer pour conserver son siège.
Il avait promis de prendre sa décision après avoir consulté les tāvana. C'est désormais chose faite. À un peu plus d'un mois du scrutin, Teva Rohfritsch repart à la conquête de son siège au palais du Luxembourg.
La campagne a même déjà commencé sur le terrain. Mercredi soir, le sénateur sortant était à Paea, dans la commune dirigée par Tepuaraurii Teriitahi, pour rencontrer les grands électeurs appelés aux urnes le 27 septembre. Un premier rendez-vous avant la présentation officielle de sa candidature prévue ce samedi en conférence de presse.
Le choix met fin à plusieurs semaines d'incertitude. Élu en 2020 avec Lana Tetuanui sous la bannière du Tapura, Teva Rohfritsch ne bénéficiera cette fois d'aucun appareil comparable. En avril, son ancien parti avait décidé de reconduire Lana Tetuanui mais de réserver le second ticket à l'un de ses propres adhérents. Une manière de privilégier la fidélité au parti après le départ de Rohfritsch du Tapura en septembre 2022 et la création, quelques mois plus tard, de son parti Ia Ora te Nuna'a.
Le pari d'une candidature sans étiquette
Le sénateur sortant s'était alors dit “surpris et déçu”, reprochant au Tapura de “se replier sur lui-même”. “Je pense que j'ai fait le job”, faisait-il également valoir en défendant son bilan de six années passées au Sénat aux côtés de Lana Tetuanui. Il maintenait alors sa candidature. Depuis, le paysage s'est précisé : le parti rouge et blanc a finalement choisi d'aligner Édouard Fritch aux côtés de Lana Tetuanui.
Début juillet, Teva Rohfritsch avait pourtant remis sa candidature en balance. “Je prendrai ma décision d'être ou pas candidat”, expliquait-il alors à nos confrères de Radio 1. Le sénateur disait vouloir faire le tour des communes et consulter les maires pour “savoir si cette candidature a du sens”, dans un camp autonomiste de nouveau dispersé après l'expérience de ‘Amui Tātou créé à l’occasion des élections législatives anticipées.
Il posait déjà les conditions d'un éventuel nouveau départ : une candidature “sans étiquette”, en tant que sénateur sortant, avec l'espoir d'être porté au-delà de son seul mouvement politique.
La réflexion est donc terminée. En entrant à son tour officiellement en campagne, Teva Rohfritsch ajoute une candidature de poids dans une élection où le Tapura, fort de ses résultats aux municipales, part en position de force. Mais avec le panachage, chacun des 734 grands électeurs pourra choisir librement deux candidats : ce qui laisse au sénateur sortant une carte à jouer pour conserver son siège.