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Sans permis, il pénètre dans la zone réglementée de l’aéroport pour “faire un tour”


Tahiti, le 13 octobre 2026 - Déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt, un perliculteur de 32 ans a été arrêté le 9 octobre dernier alors qu’il venait de pénétrer dans une zone réglementée de l’aéroport de Tahiti-Faa’a. L’homme, qui circulait sans permis et qui souhaitait “faire un tour”, a été condamné lundi en comparution immédiate à six mois de prison ferme assortis du maintien en détention.
 
Le tribunal correctionnel a jugé, lundi en comparution immédiate, un homme de 32 ans poursuivi pour une conduite sans permis commise dans un contexte surprenant. Déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt en raison d’une condamnation antérieure pour des faits similaires, ce perliculteur originaire de Rikitea avait été interpellé dans l’après-midi du 9 octobre.
 
Ce jour-là, le prévenu avait tenté à deux reprises de s’introduire dans la zone nord de l’aéroport de Tahiti-Faa’a qui est réglementée et soumise à des badges. Il avait finalement réussi à y pénétrer en suivant un autre véhicule ayant l’autorisation d’y aller. Rapidement interpellé, le trentenaire, multirécidiviste, avait confessé qu’il n’avait plus son permis mais seulement une capacité pour conduire dans les îles.
 
Multirécidiviste
 
À la barre du tribunal lundi, ce père célibataire de deux enfants a expliqué qu’il avait juste souhaité “faire un tour” dans ce qu’il pensait être un parking accessible au public. Ce à quoi le président du tribunal lui a répondu : “Vous vous baladez dans les zones à badges de l’aéroport juste pour faire un tour ?” sans que le mis en cause n’apporte aucune autre explication plus plausible.
 
Alors que le prévenu a déjà été condamné à de nombreuses reprises pour des violences conjugales commises en présence d’un mineur, des conduites sans permis, des refus de se soumettre à des analyses ou bien encore pour usage de stupéfiants, le procureur de la République a insisté lors de ses réquisitions sur ce lourd casier judiciaire. Il a requis quatre mois de prison ferme assortis du maintien en détention. 
 
Me Vivianne Genot, constituée pour la défense du perliculteur, a ensuite entamé sa plaidoirie en affirmant qu’elle avait hésité à demander une expertise psychiatrique de son client pour lequel les faits restent “confus”. Elle a par ailleurs insisté sur le fait que le jeune homme était seul pour s’occuper de ses deux enfants et qu’il était en charge de sa propre ferme perlière. Après en avoir délibéré, le tribunal est allé au-delà des réquisitions en condamnant le prévenu à six mois de prison assortis du maintien en détention.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 13 Octobre 2026 à 09:14 | Lu 1945 fois