Tahiti, le 7 octobre 2026 - Il présentera son troisième ouvrage. Après Méridien Zéro et Maeva nulle part, Mourareau signe Bad Mana, l’histoire d’un carnage qui secoue la communauté d’une île du Pacifique et révèle la folie tapie sous la surface.
C’est l’histoire d’un homme qui, sur un atoll isolé, s’installe sur un motu du secteur. Marginal et survivaliste, il en fait son royaume, de ses propres mains et en solitaire. Acculé par le clan, il décide de faire justice lui-même. Dès les premières pages, les meurtres sont avoués. La suite du roman raconte les raisons de cette décision. Voilà comment Mourareau décrit le sujet de son prochain ouvrage.
Auteur de Méridien Zéro et de Maeva nulle part, publiés par Au vent des îles, respectivement en 2020 et 2024, Mourareau revient avec Bad Mana (Au vent des îles). Ce livre s’inscrit dans une forme de continuité avec Maeva nulle part.
“À la fin de Maeva nulle part, on aurait aimé, je pense, que le personnage se révolte, mais j’ai refusé cela afin de renforcer l’impression d’être cerné, pris au piège et sans issue. Au contraire, dans Bad Mana, j’ai choisi le passage à l’acte, la contre-attaque de celui qui est dos au mur. J’ouvre le roman avec deux citations qui donnent le ton sur la dimension, d’une part, du travail manuel (Ernaux) et, d’autre part, de la révolte dans un contexte de crise sociale et écologique (Linklater).”
“Je travaille sérieusement sur Bad Mana depuis 2024. L’idée m’est venue un jour où je creusais un puits au secteur. À ce moment précis, le personnage m’est apparu.”
Dans ce roman, chaque famille veille jalousement sur son bout de terre, ses secrets et ses morts. Enfant d’un territoire où les opportunités sont rares, d’un territoire détruit par les politiques de développement – coprah, perliculture –, le roman va au-delà des meurtres. “C’est l’exaltation des gestes simples et, lorsque le personnage renoue avec les gestes des temps anciens, son projet est menacé par des velléités touristiques.”
En l’imaginant, Mourareau s’est interrogé : “Qu’est-ce que je ferais à sa place si l’on me privait des fruits de ce travail, de cette vie sur un motu ‘ōviri ?”
Le thème du salon est, selon lui, au sens propre, “un tour complet qui ramène au point de départ”. “Mon personnage ne se révolte pas vers l’avenir – il tue au nom des tupuna, les anciens. Sa révolution à lui, c’est un retour dans le temps, l’exaltation de gestes effacés par la modernité.”
Les révolutions, pour Mourareau, sont tout à la fois “des foules qui suivent en masse jusqu’à la violence et des idéaux qui finissent toujours par décevoir”. Tout au moins lorsqu’elles sont politiques. Avec les révolutions technologiques, “par essence, on ne revient pas au point de départ. Elles accélèrent une forme de décrochage”.
Autant de pistes à explorer lors du salon.
C’est l’histoire d’un homme qui, sur un atoll isolé, s’installe sur un motu du secteur. Marginal et survivaliste, il en fait son royaume, de ses propres mains et en solitaire. Acculé par le clan, il décide de faire justice lui-même. Dès les premières pages, les meurtres sont avoués. La suite du roman raconte les raisons de cette décision. Voilà comment Mourareau décrit le sujet de son prochain ouvrage.
Auteur de Méridien Zéro et de Maeva nulle part, publiés par Au vent des îles, respectivement en 2020 et 2024, Mourareau revient avec Bad Mana (Au vent des îles). Ce livre s’inscrit dans une forme de continuité avec Maeva nulle part.
“À la fin de Maeva nulle part, on aurait aimé, je pense, que le personnage se révolte, mais j’ai refusé cela afin de renforcer l’impression d’être cerné, pris au piège et sans issue. Au contraire, dans Bad Mana, j’ai choisi le passage à l’acte, la contre-attaque de celui qui est dos au mur. J’ouvre le roman avec deux citations qui donnent le ton sur la dimension, d’une part, du travail manuel (Ernaux) et, d’autre part, de la révolte dans un contexte de crise sociale et écologique (Linklater).”
“Je travaille sérieusement sur Bad Mana depuis 2024. L’idée m’est venue un jour où je creusais un puits au secteur. À ce moment précis, le personnage m’est apparu.”
Dans ce roman, chaque famille veille jalousement sur son bout de terre, ses secrets et ses morts. Enfant d’un territoire où les opportunités sont rares, d’un territoire détruit par les politiques de développement – coprah, perliculture –, le roman va au-delà des meurtres. “C’est l’exaltation des gestes simples et, lorsque le personnage renoue avec les gestes des temps anciens, son projet est menacé par des velléités touristiques.”
En l’imaginant, Mourareau s’est interrogé : “Qu’est-ce que je ferais à sa place si l’on me privait des fruits de ce travail, de cette vie sur un motu ‘ōviri ?”
Le thème du salon est, selon lui, au sens propre, “un tour complet qui ramène au point de départ”. “Mon personnage ne se révolte pas vers l’avenir – il tue au nom des tupuna, les anciens. Sa révolution à lui, c’est un retour dans le temps, l’exaltation de gestes effacés par la modernité.”
Les révolutions, pour Mourareau, sont tout à la fois “des foules qui suivent en masse jusqu’à la violence et des idéaux qui finissent toujours par décevoir”. Tout au moins lorsqu’elles sont politiques. Avec les révolutions technologiques, “par essence, on ne revient pas au point de départ. Elles accélèrent une forme de décrochage”.
Autant de pistes à explorer lors du salon.
Les rendez-vous du salon
Dimanche 18 octobre
9 h 30 - 10 h > Présentation Bad Mana
intervenant pour les Causeries : Rire pour renverser / Quand l’IA et l’algorithme attaquent nos imaginaires et la création / Écrire pour briser les tabous : contre les violences et les silences / Les vertiges de l’écriture
Dimanche 18 octobre
9 h 30 - 10 h > Présentation Bad Mana
intervenant pour les Causeries : Rire pour renverser / Quand l’IA et l’algorithme attaquent nos imaginaires et la création / Écrire pour briser les tabous : contre les violences et les silences / Les vertiges de l’écriture