Tahiti, le 6 octobre 2026 - L’anthropologue et autrice américaine Emily Donaldson travaille aux Marquises depuis 25 ans. Ses travaux en archéologie et en anthropologie sociale ont exploré les changements et la continuité culturelle à travers les révolutions de la Terre et le passage du temps. Ils ont nourri son roman historique Kēata, The Girl Who Dared qui paraît chez Haere Pō en français et en marquisien.
“J'adore le thème du salon !” avoue Dr. Emily Donaldson. “Il évoque le passage du temps et les révolutions de la Terre, mais aussi les changements qui s'accumulent au fil du temps.” Et c’est précisément le cœur de ses travaux en archéologie et en anthropologie sociale.
Alors que la notion de “révolution” suggère un changement rapide et intense, le terme “révolutions” évoque la rotation d'une roue et la répétition qui normalement accompagne le changement. “L'un des thèmes centraux de mes recherches aux Marquises a été ce fil conducteur de continuité et de persévérance à travers le temps”, précise Emily Donaldson. “Les habitants n'ont jamais cessé de parler leur langue, bien qu'ils aient été punis pour cela durant de nombreuses années ; ils ont préservé de nombreuses pratiques, croyances et visions du monde propres aux Marquises, malgré les ravages du colonialisme.”
Son roman historique Kēata, The Girl Who Dared traite de ces révolutions en puisant dans ce que nous savons du passé pour le ramener au présent sous une forme profondément humaine et accessible. “J’ai recueilli tant de récits sur les tragédies et l’obscurité du passé, que je souhaitais offrir aux jeunes Marquisiens une histoire amenant un peu de lumière. Une histoire fidèle à la réalité historique sur la vie insulaire avant le contact avec les Européens, une histoire à laquelle ils pourraient s'identifier. C’est une œuvre qui, espérons-le, incitera la jeunesse marquisienne à en apprendre davantage sur sa culture et à éprouver de la fierté pour ses ancêtres.”
L’auteure a travaillé sur son premier roman avec Debora Kimitete qui a traduit et ajusté le texte. Cette figure engagée de l’archipel y a incorporé des mots et phrases en reo ‘enata. “Certaines expressions ne pouvaient pas être reprises littéralement, elles n’avaient de sens qu’en marquisien”, se rappelle la traductrice qui insiste sur la modernité du roman et sur cette jeune femme qui veut s’émanciper.
Emily Donaldson est venue pour la première fois en Polynésie française en 2001, alors qu’elle était encore étudiante en archéologie. Son professeur, le Dr Barry Rolett, dirigeait un chantier-école d'archéologie sur l'île de Tahuata. Elle n’avait jamais entendu parler de l’archipel, mais elle avait appris le français à l'école et rêvait de visiter le Pacifique Sud. “J'ai été tellement séduite par ces îles que j’ai voulu rester.” Son amour pour la Terre des hommes, n’est pas resté vain. Il a été fécond.
“J'adore le thème du salon !” avoue Dr. Emily Donaldson. “Il évoque le passage du temps et les révolutions de la Terre, mais aussi les changements qui s'accumulent au fil du temps.” Et c’est précisément le cœur de ses travaux en archéologie et en anthropologie sociale.
Alors que la notion de “révolution” suggère un changement rapide et intense, le terme “révolutions” évoque la rotation d'une roue et la répétition qui normalement accompagne le changement. “L'un des thèmes centraux de mes recherches aux Marquises a été ce fil conducteur de continuité et de persévérance à travers le temps”, précise Emily Donaldson. “Les habitants n'ont jamais cessé de parler leur langue, bien qu'ils aient été punis pour cela durant de nombreuses années ; ils ont préservé de nombreuses pratiques, croyances et visions du monde propres aux Marquises, malgré les ravages du colonialisme.”
Son roman historique Kēata, The Girl Who Dared traite de ces révolutions en puisant dans ce que nous savons du passé pour le ramener au présent sous une forme profondément humaine et accessible. “J’ai recueilli tant de récits sur les tragédies et l’obscurité du passé, que je souhaitais offrir aux jeunes Marquisiens une histoire amenant un peu de lumière. Une histoire fidèle à la réalité historique sur la vie insulaire avant le contact avec les Européens, une histoire à laquelle ils pourraient s'identifier. C’est une œuvre qui, espérons-le, incitera la jeunesse marquisienne à en apprendre davantage sur sa culture et à éprouver de la fierté pour ses ancêtres.”
L’auteure a travaillé sur son premier roman avec Debora Kimitete qui a traduit et ajusté le texte. Cette figure engagée de l’archipel y a incorporé des mots et phrases en reo ‘enata. “Certaines expressions ne pouvaient pas être reprises littéralement, elles n’avaient de sens qu’en marquisien”, se rappelle la traductrice qui insiste sur la modernité du roman et sur cette jeune femme qui veut s’émanciper.
Emily Donaldson est venue pour la première fois en Polynésie française en 2001, alors qu’elle était encore étudiante en archéologie. Son professeur, le Dr Barry Rolett, dirigeait un chantier-école d'archéologie sur l'île de Tahuata. Elle n’avait jamais entendu parler de l’archipel, mais elle avait appris le français à l'école et rêvait de visiter le Pacifique Sud. “J'ai été tellement séduite par ces îles que j’ai voulu rester.” Son amour pour la Terre des hommes, n’est pas resté vain. Il a été fécond.
Les Rendez-vous au salon
Emily Donaldson
• Samedi 17 octobre
14 h 30 à 15 h 10 > Présentation Kēata
Intervenantes pour les Causeries : Le Temps des logues / Révolution intime : les vertiges de l’écriture
Emily Donaldson
• Samedi 17 octobre
14 h 30 à 15 h 10 > Présentation Kēata
Intervenantes pour les Causeries : Le Temps des logues / Révolution intime : les vertiges de l’écriture