Tahiti, le 22 septembre 2026 - Les élus de la commune de Tumaraa sont épris de deux nouvelles passions. L’élection à répétition de leurs maires délégués, et l’expérimentation administrative.
Mardi, en conseil municipal, les élus de la nouvelle majorité ont validé une délibération qui contrevient sciemment à la récente décision du tribunal administratif. Après avoir été déboutée par le tribunal administratif de Papeete de sa décision de remplacer le maire de Tevaitoa, Naumi Mihuraa, la majorité en conseil municipal tente l’opération “retour vers le futur”. Plus possible pour le tribunal de censurer une délibération, si cette dernière fait préalablement référence à une autre délibération que l’on abroge. C’est le pari risqué qui a été pris.
Retour en quelques dates. Le 27 mars, première élection du maire délégué de Tevaitoa. Le 4 juillet, nouvelle élection du maire délégué de Tevaitoa après une recomposition de la majorité au conseil municipal. 8 septembre, annulation de cette seconde élection puisque le maire délégué élu lors de la première élection n’avait pas démissionné.
La majorité municipale en a donc tiré la seule conclusion nécessaire à son contrôle de toutes les communes associées : Annuler la délibération du 27 mars et tout reprendre à zéro. Un acte que Naumi Mihuraa, commentait mardi sur les réseaux sociaux, un brin désabusée : “Me retirer mes fonctions de maire déléguée de Tevaitoa : une véritable obsession pour la nouvelle majorité… ou plutôt pour son leader qui, rappelons-le, est celui qui a obtenu le moins de voix parmi nous tous au premier tour des élections”, écrit-elle. “Depuis toutes ces années, je n’avais encore jamais vu des élus communaux prendre à ce point le haut-commissaire et le tribunal administratif pour des ma’au.”
Le conseil municipal justifie pour sa part son action par une volonté de “réexaminer l’organisation institutionnelle de la commune associée de Tevaitoa, afin de rechercher une organisation municipale plus directe, plus lisible et adaptée à la situation actuelle de la commune”.
Gérard Goltz, maire de Tumaraa, semble lui aussi pris en otage et mis sur la touche par la procédure. La délibération le présente comme “résident de la commune de Tevaitoa”, ce qui permet “d’envisager une réorganisation favorisant un lien direct et de proximité avec les habitants, notamment pour l’écoute de leurs besoins, le suivi des affaires intéressant Tevaitoa et la coordination avec les services municipaux”.
Une opération qui ressemble cependant à une bonne dose de mauvaise foi, les deux mairies de Tevaitoa et de Tumaraa n’étant séparées l’une de l’autre que de 9,7 kilomètres et les deux communes distantes… de 950 mètres.
Mardi, en conseil municipal, les élus de la nouvelle majorité ont validé une délibération qui contrevient sciemment à la récente décision du tribunal administratif. Après avoir été déboutée par le tribunal administratif de Papeete de sa décision de remplacer le maire de Tevaitoa, Naumi Mihuraa, la majorité en conseil municipal tente l’opération “retour vers le futur”. Plus possible pour le tribunal de censurer une délibération, si cette dernière fait préalablement référence à une autre délibération que l’on abroge. C’est le pari risqué qui a été pris.
Retour en quelques dates. Le 27 mars, première élection du maire délégué de Tevaitoa. Le 4 juillet, nouvelle élection du maire délégué de Tevaitoa après une recomposition de la majorité au conseil municipal. 8 septembre, annulation de cette seconde élection puisque le maire délégué élu lors de la première élection n’avait pas démissionné.
La majorité municipale en a donc tiré la seule conclusion nécessaire à son contrôle de toutes les communes associées : Annuler la délibération du 27 mars et tout reprendre à zéro. Un acte que Naumi Mihuraa, commentait mardi sur les réseaux sociaux, un brin désabusée : “Me retirer mes fonctions de maire déléguée de Tevaitoa : une véritable obsession pour la nouvelle majorité… ou plutôt pour son leader qui, rappelons-le, est celui qui a obtenu le moins de voix parmi nous tous au premier tour des élections”, écrit-elle. “Depuis toutes ces années, je n’avais encore jamais vu des élus communaux prendre à ce point le haut-commissaire et le tribunal administratif pour des ma’au.”
Le conseil municipal justifie pour sa part son action par une volonté de “réexaminer l’organisation institutionnelle de la commune associée de Tevaitoa, afin de rechercher une organisation municipale plus directe, plus lisible et adaptée à la situation actuelle de la commune”.
Gérard Goltz, maire de Tumaraa, semble lui aussi pris en otage et mis sur la touche par la procédure. La délibération le présente comme “résident de la commune de Tevaitoa”, ce qui permet “d’envisager une réorganisation favorisant un lien direct et de proximité avec les habitants, notamment pour l’écoute de leurs besoins, le suivi des affaires intéressant Tevaitoa et la coordination avec les services municipaux”.
Une opération qui ressemble cependant à une bonne dose de mauvaise foi, les deux mairies de Tevaitoa et de Tumaraa n’étant séparées l’une de l’autre que de 9,7 kilomètres et les deux communes distantes… de 950 mètres.