Rangiroa accueille le projet Heritage


Toute la famille du surf français et tahitien réunie autour du projet Heritage et du Air Tahiti Rangiroa Horue Festival.

Tahiti, le 13 février 2026 - Né l’année dernière d’un échange entre la Fédération française de surf et la Fédération tahitienne de surf, le Projet Héritage entre dans sa deuxième année et débute, comme l’an passé, par un stage à Tahiti. Mais cette fois-ci, les dirigeants ont organisé pour les 16 participants une belle surprise : leur participation au Air Tahiti Rangiroa Horue Festival, qui se déroulera du 16 au 22 février. Un joli cadeau qui valide une nouvelle étape pour cette génération dorée. 

 

Une aventure qui se perpétue dans le temps. Tel était le vœu des deux fédérations de surf. Et cette deuxième année du projet Héritage prouve que leur volonté a bien été exaucée. Issu d’échanges et porté par des hommes de conviction, ce beau projet, qui est en train d’écrire une page du surf tahitien et français, entre dans sa deuxième phase. Après un stage à Tahiti et un en France l’année dernière, retour au Fenua pour les jeunes riders français en ce début d’année afin de continuer à apprendre et surtout de vivre une expérience exceptionnelle. D’autant que pour ce troisième stage, une belle surprise attend ces jeunes : une participation au Air Tahiti Rangiroa Horue Festival. L’occasion pour beaucoup d’entre eux de découvrir cet atoll des Tuamotu mais surtout la vague de récif de Avatoru. 

 

“C’est la première fois que je viens à Tahiti”, confie Marley, jeune espoir du surf français de 14 ans. “Je n’avais pas pu être là lors du premier stage. Et aller à Rangiroa, c’est quelque chose d’exceptionnel. Je n’ai jamais surfé sur du reef. J’ai vraiment hâte d’y être, surtout que nous allons être en compétition avec des surfeurs locaux. Ça va être une expérience incroyable.” Pour lui, ce projet va au-delà du surf et de son apprentissage : “C’est vrai qu’au niveau du surf, on progresse énormément car on a la chance d’être accompagnés par des coaches compétents issus d’une culture différente, et ce mélange nous apporte énormément. Mais l’échange et le partage que nous avons entre nous sont vraiment incroyables.” 

 

Un sentiment partagé par la jeune championne tahitienne Takihei Ellacott : “Ce projet nous apporte énormément car il nous offre de belles opportunités. Pouvoir aller en France et découvrir de nouveaux spots est très enrichissant, car ils ont beaucoup de beach breaks. Mais participer tous ensemble à la compétition de Rangiroa est aussi une opportunité car avoir les Français sur cet événement, c’est rare. Ça va être super de le vivre tous ensemble.” 

 

Car cette épreuve unique permet aussi de mettre en lumière l’atoll de Rangiroa. Le surf est aussi fait pour rapprocher les gens et, durant toute la semaine, le village de Avatoru va vivre au rythme des rides et d’une ambiance que les habitants ont l’habitude de sublimer. “Même si ce n’est plus une étape du QS, cela reste une compétition hors du commun car l’ambiance y est incroyable. Tous les habitants s’impliquent dans ce festival et tous ceux qui ont eu la chance d’y participer en gardent un souvenir mémorable. Nous sommes contents d’y emmener nos jeunes et, encore une fois, cela va les faire progresser techniquement et surtout humainement”, dit Max Wasna, le président de la FTS. 

 

Un accès vers le haut niveau 

 

Car ce projet, dont l’objectif est de préparer la future génération française et polynésienne aux échéances internationales comme les Jeux de Los Angeles 2028 et ceux de Brisbane en 2032, englobe également une dimension humaine importante. “Des liens très forts se sont créés depuis le premier stage et c’est l’un des objectifs de ce projet. C’est magnifique de voir cette collaboration entre les deux fédérations. On va suivre cette génération et la faire travailler pour qu’elle progresse ; mais aussi créer des liens entre deux cultures rassemblées autour du surf”, explique Jérémy Florès, manager de l’équipe de France et porteur du projet. 

 

Pour atteindre ces objectifs, une équipe pédagogique de haut niveau a été mise à disposition de ces jeunes athlètes. Composée de surfeurs renommés devenus entraîneurs, le projet Héritage peut avancer sereinement. Garants des valeurs promues par les deux fédérations, les coaches connaissent les attentes importantes de ce programme. Pour Pauline Ado, entraineur olympique, c’est avant tout la mise en commun des compétences qui portera ses fruits : “Cette expérience nous permet aussi, à nous les coaches, d’échanger nos différentes visions du surf. C’est aussi l’un des objectifs de ce projet : créer un projet commun autour de nos athlètes pour les faire progresser et leur permettre de s’adapter à toutes les situations qu’ils rencontreront. On a vu que cela a fonctionné lors des derniers JO, donc il faut que nous nous appuyions sur cette expérience pour leur permettre d’atteindre leur plus haut niveau.” 

 

Une philosophie qui a permis de faire grandir cette première génération du projet Héritage. Après deux stages et à l’aube du troisième, les progrès sont bien visibles. “Cela fait un an que nous avons commencé l’aventure et on voit que les élèves progressent vraiment très vite. Les échanges que nous avons eus durant les deux premiers stages leur ont permis de mieux appréhender les différents spots qu’ils pourraient rencontrer lors des compétitions. Lors de ce troisième rendez-vous, ils vont encore franchir un cap car la vague de Rangiroa est l’une des meilleures vagues du monde. Elle n’est pas facile car elle est puissante et à fleur d’eau, mais c’est bien qu’ils viennent la surfer car c’est un cap à franchir : lorsqu’ils devront affronter Pipeline ou Teahupo’o, ils seront dans de meilleures conditions”, estime Terava David, l’un des coaches présents depuis le lancement du projet. 

 

Un début de stage qui ne pouvait mieux commencer pour cette génération prometteuse. Mais ce n’est que le début, car la suite à Papara sera tout aussi importante. Peu importe l’intensité, tant qu’ils la vivent ensemble. 

 


Rédigé par Manu Rodor le Vendredi 13 Février 2026 à 16:59 | Lu 446 fois