Présidentielle : Marine Tondelier a accouché d'un garçon et entend bien continuer à exister dans la campagne


Paris, France, le 23 septembre 2026. Marine Tondelier, première candidate à l'élection présidentielle à avoir fait campagne enceinte, a annoncé mercredi la naissance de son deuxième enfant. La patronne des Ecologistes entend garder la main et en a profité pour livrer des messages politiques et des propositions sur le post-partum.

Marine Tondelier, 40 ans, a accouché vendredi d'un petit garçon prénommé Léon, a-t-elle révélé à l'AFP. Cinq jours plus tard, elle participait déjà en visio à une conférence de presse, signifiant ainsi son intention de poursuivre sa campagne, même si celle-ci s'annonce "particulière" et "inédite", a-t-elle reconnu.

La candidate a précisé que "tout s'était très bien passé". Elle a expliqué qu'elle allait pendant un certain temps "travailler différemment" et "essayer d'inventer comment concilier une campagne présidentielle et un nouveau-né, dont la santé et le bien-être passent en priorité".

La conseillère régionale des Hauts-de-France a toujours affirmé que même en campagne présidentielle, ce bébé serait sa priorité, tout en soulignant qu'elle n'envisageait pas de "partir quatre mois" en congés.

"J'ai failli accoucher à l'Élysée", a-t-elle témoigné en conférence de presse, expliquant avoir "perdu les eaux en sortant du train" qui la ramenait chez elle dans le Pas-de-Calais, quelques heures après avoir assisté à la réunion à l'Elysée entre Emmanuel Macron et les chefs de parti pour évoquer les conflits internationaux et leurs conséquences.

Déjà mère d'un garçon de 7 ans, Marine Tondelier vient d'être désignée officiellement candidate des Écologistes, à l'issue d'un conseil fédéral extraordinaire de son parti lundi, auquel elle n'a pas assisté, étant encore à la maternité.

Elle restera candidate jusqu'au vote des adhérents écologistes prévu du 10 au 13 décembre, qui "auront le dernier mot" et décideront s'ils préfèrent qu'elle se maintienne jusqu'au bout ou s'ils souhaitent son retrait derrière un autre candidat de gauche.

En attendant, la cheffe écologiste a lancé des discussions avec ses partenaires de gauche, plaidant inlassablement pour l'union, seule capable selon elle de battre l'extrême droite.

"C'est des semaines un peu spéciales qui s'annoncent", a-t-elle reconnu devant la presse, "mais quand on est écologiste, on s'adapte, car on a vraiment conscience de devoir se dépasser pour plus grand que soi et que personne ne gagnera seul".

- "Semi-présence" -

Aïssa Ghalmi, secrétaire national adjoint, pilotera ces discussions portant à la fois sur un accord programmatique, un accord législatif et un accord de gouvernement, "en mon absence ou en ma semi-présence", a-t-elle précisé.

Rappelant que l'écologie a "une place centrale dans cette rentrée politique", après notamment la crise caniculaire de l'été, la patronne des Verts veut continuer à se faire entendre sur le sujet.

D'autant que son parti lance de jeudi à dimanche une "vague verte", série de mobilisations (tractages, porte-à-porte, collages, rassemblements) en marge des grandes marches Climat prévues samedi dans toute la France.

Marine Tondelier a d'ailleurs annoncé que, si sa santé et celle du bébé le lui permettaient, elle défilerait ce jour-là à Arras (Pas-de-Calais).

L'Écologiste entend aussi profiter de son accouchement pour défendre deux sujets qui lui tiennent à cœur : la santé reproductive et "un pays à hauteur d'enfant", avec des mesures présentées la semaine dernière pour la protection et l'épanouissement des plus jeunes.

Lorsqu'elle avait annoncé fin mars sa grossesse, elle avait raconté ses difficultés après une fausse couche et un parcours de PMA et de FIV infructueux. C'est finalement après avoir mis en pause son projet d'enfant qu'elle est tombée enceinte.

Parmi les thématiques qu'elle souhaite aussi "aborder et incarner", elle a mis en avant le sujet du post-partum, regrettant qu'il n'y ait "pas vraiment de politique publique" en France.

Si elle a reconnu avoir la chance "d'être très accompagnée dans sa vie personnelle", d'autres ne le sont pas, a-t-elle témoigné, proposant de garantir pendant la première année après l'accouchement "un véritable parcours de santé physique, gynécologique, sexuelle et psychique, avec repérage systématique de la dépression post-partum".

Elle souhaite aussi créer un "service public de l'accompagnement à domicile après la naissance" et construire "un congé parental mieux rémunéré, suffisamment long et comportant une part individuelle non transférable pour chaque parent".

Rédigé par AFP le Mercredi 23 Septembre 2026 à 09:48 | Lu 85 fois