Tahiti, le 16 octobre 2026 - La quatrième édition de la “Pacific Human Rights Conference on Sogiesc” se déroulera du 19 au 21 octobre à la présidence en présence de 200 intervenants océaniens. À cette occasion et alors que plusieurs sujets seront abordés, la vice-présidente du Pays, Chantal Galenon, souhaite notamment évoquer la communauté LGBT afin que la société soit plus inclusive.
Du 19 au 21 octobre, la quatrième édition de la “Pacific Human Rights Conference on Sogiesc” (PHSC4) se tiendra à Papeete en présence de 200 intervenants de la région pour échanger au cours de séances plénières, d’ateliers thématiques, de caucus et d’espaces culturels.
Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée vendredi matin à la présidence, la vice-présidente du Pays en charge d’un portefeuille pour la cause LGBT depuis 2025, Chantal Galenon, a indiqué que l’avenir de cette communauté serait l’un des sujets principaux de la conférence. “Pour moi, ce qui va être primordial et important, c'est d'abord de leur trouver un lieu, un lieu de regroupement, un lieu aussi pour discuter, un lieu d'échange, parce qu'en fait, c'est une demande récurrente de plusieurs associations”, a-t-elle indiqué en évoquant l’espoir d’un Pacifique plus “inclusif”.
Une communauté plutôt bien intégrée
Chantal Galenon tenait aussi à insister sur l’intégration de cette commmunauté dans la société en Polynésie et ce alors que l’homosexualité est encore interdite dans six pays de la région : “Je veux favoriser les LGBT de notre Fenua, les mettre en valeur parce que vous en avez plusieurs qui ont fait des études, qui ont des postes importants et je trouve que ceux-là, on n'en parle pas assez. Justement, par rapport à d'autres pays, cette communauté est ici plutôt bien intégrée.” La vice-présidente a par ailleurs salué l’aide financière apportée par l’Australie pour organiser cet événement.
Également présent lors de cette conférence, le président de l’association Cousins, cousines, qui représente les personnes de la communauté LGBT en Polynésie, Karell Luciani, a tout de même tenu à rappeler qu’il y avait toujours des gens en “souffrance” : “Moi, je suis motivé à rester un activiste depuis presque bientôt trente ans, c'est parce qu'on essaie de combattre l'homophobie, la haine qu'ont les personnes, les familles, la société en général, les sociétés polynésiennes et océaniennes contre les personnes qui sont différentes, et pour moi c'est le plus important. Quand on m'annonce que l'année dernière, trois jeunes de 13, 14 et 17 ans se sont suicidés car leurs parents étaient homophobes, je dis que ces trois adolescents n’ont rien à faire au cimetière. Et pour moi, la lutte contre l'homophobie, les droits LGBT, c'est ma principale motivation parce que ce sont des gens qui vont vivre malheureux toute leur vie ou qui vont avoir une trajectoire de vie difficile et qui ne pourront pas développer leur potentiel ou réussir leurs études parce qu'ils ont été harcelés, malmenés et vivent dans la honte.”
Du 19 au 21 octobre, la quatrième édition de la “Pacific Human Rights Conference on Sogiesc” (PHSC4) se tiendra à Papeete en présence de 200 intervenants de la région pour échanger au cours de séances plénières, d’ateliers thématiques, de caucus et d’espaces culturels.
Lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée vendredi matin à la présidence, la vice-présidente du Pays en charge d’un portefeuille pour la cause LGBT depuis 2025, Chantal Galenon, a indiqué que l’avenir de cette communauté serait l’un des sujets principaux de la conférence. “Pour moi, ce qui va être primordial et important, c'est d'abord de leur trouver un lieu, un lieu de regroupement, un lieu aussi pour discuter, un lieu d'échange, parce qu'en fait, c'est une demande récurrente de plusieurs associations”, a-t-elle indiqué en évoquant l’espoir d’un Pacifique plus “inclusif”.
Une communauté plutôt bien intégrée
Chantal Galenon tenait aussi à insister sur l’intégration de cette commmunauté dans la société en Polynésie et ce alors que l’homosexualité est encore interdite dans six pays de la région : “Je veux favoriser les LGBT de notre Fenua, les mettre en valeur parce que vous en avez plusieurs qui ont fait des études, qui ont des postes importants et je trouve que ceux-là, on n'en parle pas assez. Justement, par rapport à d'autres pays, cette communauté est ici plutôt bien intégrée.” La vice-présidente a par ailleurs salué l’aide financière apportée par l’Australie pour organiser cet événement.
Également présent lors de cette conférence, le président de l’association Cousins, cousines, qui représente les personnes de la communauté LGBT en Polynésie, Karell Luciani, a tout de même tenu à rappeler qu’il y avait toujours des gens en “souffrance” : “Moi, je suis motivé à rester un activiste depuis presque bientôt trente ans, c'est parce qu'on essaie de combattre l'homophobie, la haine qu'ont les personnes, les familles, la société en général, les sociétés polynésiennes et océaniennes contre les personnes qui sont différentes, et pour moi c'est le plus important. Quand on m'annonce que l'année dernière, trois jeunes de 13, 14 et 17 ans se sont suicidés car leurs parents étaient homophobes, je dis que ces trois adolescents n’ont rien à faire au cimetière. Et pour moi, la lutte contre l'homophobie, les droits LGBT, c'est ma principale motivation parce que ce sont des gens qui vont vivre malheureux toute leur vie ou qui vont avoir une trajectoire de vie difficile et qui ne pourront pas développer leur potentiel ou réussir leurs études parce qu'ils ont été harcelés, malmenés et vivent dans la honte.”
Le programme
Lundi 19 octobre : Décolonisation et progrès du mouvement : D’où venons-nous, qu’avons-nous construit et que devons-nous porter plus loin ?
Mardi 20 octobre : Justice, survie et transformation des systèmes : Que vivent les communautés, quels systèmes les laissent tomber et que faut-il changer ?
Mercredi 21 octobre : Redevabilité, financement et avenir : Qu’allons-nous faire, comment allons-nous le financer, et qui en sera redevable ?
Mardi 20 octobre : Justice, survie et transformation des systèmes : Que vivent les communautés, quels systèmes les laissent tomber et que faut-il changer ?
Mercredi 21 octobre : Redevabilité, financement et avenir : Qu’allons-nous faire, comment allons-nous le financer, et qui en sera redevable ?
Les résultats attendus
Déclaration finale de la PHRC4 : Les priorités régionales communes et les engagements en matière de droits humains issus de la conférence. Pacte de recevabilité de la PHRC4 : Qui fera quoi, d’ici quand et comment les progrès seront poursuivis jusqu’à la PHRC5. Déclaration des jeunes de la PHRC4 : Les priorités et engagements des jeunes, intégrés dans l’ensemble des résultats de la conférence. Recommandations thématiques : Les recommandations précises issues des caucus, des ateliers et des sessions spécialisées.