Kahuetahi Kaiha est acteur, réalisateur et producteur, originaire des Marquises. Résident en Nouvelle-Zélande depuis 2018, il revient cette année au FIFO présenter son film « Küī », projeté lors de 16e Nuit de la Fiction Océanienne.
Engagé et authentique. Kahuetahi Kaiha est passionné par le monde de l’audiovisuel. Originaire de Ua Pou aux îles Marquises, il est aujourd’hui acteur, réalisateur et producteur. Déjà primé au FIFO avec un court métrage de fiction "Find where I belong" (trouver ma place) en 2023, le Marquisien dorénavant installé en Nouvelle-Zélande revient cette année au Festival avec une nouvelle fiction « Küī ». Une fiction inspirée d’une histoire vraie. Kahuetahi aime raconter des histoires vraies.
S’inspirer des personnes et de ces héros quotidiens l’anime et lui permet de faire passer des messages. Son cheval de bataille : la quête identitaire. Leader de la troupe culturelle marquisienne Kakaia, Kahuetahi invite la nouvelle génération à trouver sa voie et sa voix.
Si aujourd’hui, le Marquisien estime humblement avoir réussi son parcours professionnel, il revient sur ses débuts : "J’ai commencé par une formation dans une école d’acteur durant un an, en Nouvelle-Zélande. C’était très très dur au début pour entrer dans le milieu", se rappelle-t-il.
Arrivé en 2018 à Aoetaroa et après sa formation, Kahuetahi enchaîne les castings mais avoue qu’en tant que Polynésien, très peu de rôles lui sont confiés à part jouer des rôles de māori. "Même si on se ressemble assez en Océanie, notre accent anglais est complètement différent, donc on a forcément plus de mal", souligne l’acteur.
Après trois ans à tâtonner dans l’univers de l’audiovisuel, la crise sanitaire du Covid l’empêche de revenir au fenua. Bloqué sur la “Terre du long nuage blanc”, il rencontre sa conjointe et vit depuis entre la Polynésie française et la Nouvelle-Zélande. Le métier d’acteur, ne le satisfaisant alors plus totalement d’un point de vue artistique, Kahuetahi passe de devant une caméra à derrière. Il écrit, réalise avec toujours en ligne de mire, la valorisation de la culture polynésienne.
Engagé et authentique. Kahuetahi Kaiha est passionné par le monde de l’audiovisuel. Originaire de Ua Pou aux îles Marquises, il est aujourd’hui acteur, réalisateur et producteur. Déjà primé au FIFO avec un court métrage de fiction "Find where I belong" (trouver ma place) en 2023, le Marquisien dorénavant installé en Nouvelle-Zélande revient cette année au Festival avec une nouvelle fiction « Küī ». Une fiction inspirée d’une histoire vraie. Kahuetahi aime raconter des histoires vraies.
S’inspirer des personnes et de ces héros quotidiens l’anime et lui permet de faire passer des messages. Son cheval de bataille : la quête identitaire. Leader de la troupe culturelle marquisienne Kakaia, Kahuetahi invite la nouvelle génération à trouver sa voie et sa voix.
Si aujourd’hui, le Marquisien estime humblement avoir réussi son parcours professionnel, il revient sur ses débuts : "J’ai commencé par une formation dans une école d’acteur durant un an, en Nouvelle-Zélande. C’était très très dur au début pour entrer dans le milieu", se rappelle-t-il.
Arrivé en 2018 à Aoetaroa et après sa formation, Kahuetahi enchaîne les castings mais avoue qu’en tant que Polynésien, très peu de rôles lui sont confiés à part jouer des rôles de māori. "Même si on se ressemble assez en Océanie, notre accent anglais est complètement différent, donc on a forcément plus de mal", souligne l’acteur.
Après trois ans à tâtonner dans l’univers de l’audiovisuel, la crise sanitaire du Covid l’empêche de revenir au fenua. Bloqué sur la “Terre du long nuage blanc”, il rencontre sa conjointe et vit depuis entre la Polynésie française et la Nouvelle-Zélande. Le métier d’acteur, ne le satisfaisant alors plus totalement d’un point de vue artistique, Kahuetahi passe de devant une caméra à derrière. Il écrit, réalise avec toujours en ligne de mire, la valorisation de la culture polynésienne.
Pierre Kaiha, son père et sa plus grande inspiration
Durant une grande partie de son enfance, il vit isolé du reste de l’île de Ua Pou avec sa famille. Ayant grandi dans une montagne en complète immersion culturelle avec un père sculpteur (Pierre Kaiha – Ndlr), Kahuetahi n’oublie jamais d’où il vient. "L’artiste qui m’inspire le plus est mon père. Son processus créatif, du début à la fin m’a poussé à me lancer. A chaque fois que j’entame quelque chose, forcément, cela me ramène à sa manière de créer et cela me nourrit spirituellement. J’espère à mon tour que mon travail pourra nourrir spirituellement les gens", confie l’homme.
Il se dit aujourd’hui très reconnaissant envers sa famille, sa communauté, son peuple, toutes les personnes qui l’ont aidé à grandir professionnellement. "Jamais je n’oublierai les gens qui était là à mes débuts. Je suis reconnaissant envers tout le monde et mon public. Sans tout cela , rien n’aurait pu arriver", s’incline Kahuetahi. Humble et authentique, il a toujours une pensée émue pour son père mais également sa conjointe, "son pilier, sa deuxième partie de la pirogue".
Cet adepte de Ju-Jitsu continue d’enchaîner les projets autant en tant qu’acteur que réalisateur. Passionné par les réalisateurs que sont Alfonso Cuarón, Alejandro González Iñárritu et Guillermo del Toro, il a à cœur, de montrer dans ses films un Polynésien authentique. "Il y a beaucoup de films qui sont faits sur les Polynésiens mais j’ai l’impression qu’ils ne se reconnaissent pas. Cela ne reflète pas leur réalité. Donc aujourd’hui, j’aimerai montrer notre culture, nos racines, notre peuple et dire que l’on existe", martèle Kauetahi.
Travailleur acharné, il souhaiterait que la nouvelle génération découvre leur identité culturelle. "Aujourd’hui, il faut être ancré et ne pas juste satisfaire les égos des uns et des autres mais se connecter", lance le réalisateur.
Aujourd’hui, Kahuetahi se revendique comme un ambassadeur de la culture polynésienne. Des projets plein la tête, celui qui parle couramment français, marquisien, anglais ou encore espagnol, n’exclut pas de revenir s’installer au fenua. Il ne s’interdit pas non plus le fait de partir ailleurs pour mieux raconter les histoires du fenua.
Il se dit aujourd’hui très reconnaissant envers sa famille, sa communauté, son peuple, toutes les personnes qui l’ont aidé à grandir professionnellement. "Jamais je n’oublierai les gens qui était là à mes débuts. Je suis reconnaissant envers tout le monde et mon public. Sans tout cela , rien n’aurait pu arriver", s’incline Kahuetahi. Humble et authentique, il a toujours une pensée émue pour son père mais également sa conjointe, "son pilier, sa deuxième partie de la pirogue".
Cet adepte de Ju-Jitsu continue d’enchaîner les projets autant en tant qu’acteur que réalisateur. Passionné par les réalisateurs que sont Alfonso Cuarón, Alejandro González Iñárritu et Guillermo del Toro, il a à cœur, de montrer dans ses films un Polynésien authentique. "Il y a beaucoup de films qui sont faits sur les Polynésiens mais j’ai l’impression qu’ils ne se reconnaissent pas. Cela ne reflète pas leur réalité. Donc aujourd’hui, j’aimerai montrer notre culture, nos racines, notre peuple et dire que l’on existe", martèle Kauetahi.
Travailleur acharné, il souhaiterait que la nouvelle génération découvre leur identité culturelle. "Aujourd’hui, il faut être ancré et ne pas juste satisfaire les égos des uns et des autres mais se connecter", lance le réalisateur.
Aujourd’hui, Kahuetahi se revendique comme un ambassadeur de la culture polynésienne. Des projets plein la tête, celui qui parle couramment français, marquisien, anglais ou encore espagnol, n’exclut pas de revenir s’installer au fenua. Il ne s’interdit pas non plus le fait de partir ailleurs pour mieux raconter les histoires du fenua.
Küī : une dure réalité
Küī est une fiction néo-zélandaise réalisée par Kahu Kaiha. Inspirée d’une histoire vraie, la fiction de 11 mn raconte l’histoire de Küī, une fille de 12 ans. Face à l’absence de sa mère et à l’alcoolisme de son père, elle est forcée de grandir trop vite. Elle prend alors soin de ses frères et fait face aux dures réalités d’une vie d’adulte.