Perte de chair, six côtes fracturées... L’homme qui avait frappé son beau-père condamné à un an de prison ferme


Tahiti, le 9 avril 2026 - Né à Taha’a, père d’un garçon de 8 ans et hébergé chez ses beaux-parents, le prévenu, déjà condamné en 2023 pour conduite en scooter sous l’emprise de l’alcool, a écopé ce jeudi d’un an de prison ferme pour violences aggravées sur son beau-père et sa conjointe.  

Un homme de 33 ans était jugé ce jeudi par le tribunal correctionnel pour des violences familiales survenues le 17 janvier. Alertés à 22 h 30, les gendarmes interviennent pour une scène de violences conjugales, mais à leur arrivée, une femme a été violentée ainsi que son père âgé de 66 ans. Perte de chair au niveau de l’œil, six côtes fracturées, hématomes sur le visage, multiples lésions... Le président du tribunal a énuméré la longue liste des blessures dont l’homme faisait alors état.  

L’avocate de la partie civile a décrit une situation d’extrême violence. L’ensemble des blessures ayant entraîné une incapacité totale de travail de 30 jours. Une intervention chirurgicale a même été nécessaire et à ce jour, l’homme ne peut plus se lever seul. L’ex-conjointe, absente du tribunal ce jeudi, avait également décrit lors de son audition des étranglements survenus alors qu’elle dormait : “Il m’a pris la gorge pour m’étrangler, il m’a sauté dessus”, déclarait-elle, précisant avoir dû se réfugier avec ses parents.

​Deux bouteilles de rhum dans la soirée


À la barre du tribunal, ce jeudi, le prévenu évoque un différend avec son beau-père, qu’il décrit comme “trop dur dans ses mots”. Ce soir-là, il affirme avoir bu deux bouteilles de rhum et ne garder “aucun souvenir” de s'en être pris à sa compagne et à son beau-père. Il assure vouloir améliorer la situation familiale et projette de s’installer seul dans une maison après sa détention.  

Le parquet, soulignant la gravité des faits et rappelant une précédente condamnation pour conduite en scooter sous l’emprise de l’alcool, a requis deux ans d’emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire, ainsi que le maintien en détention. Il a également demandé une indemnisation des victimes, un stage de sensibilisation et une mesure de retrait de l’autorité parentale, qualifiant le prévenu de “particulièrement toxicomane”.  

Le tribunal a finalement condamné le trentenaire à 18 mois d’emprisonnement, dont douze mois ferme et six mois de sursis probatoire, assortis de l’obligation d’indemniser les victimes.

Rédigé par Violaine Broquet le Jeudi 9 Avril 2026 à 18:02 | Lu 1329 fois