Paris, France, le 31 août 2026. Proposition historique de Marine Le Pen, l'interdiction du port du voile islamique en public est remise sur la table par la candidate du Rassemblement national qui promet, si elle accède à l'Elysée, un référendum qui déboucherait sur une sanction pénale.
"Je soumettrai aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public", a déclaré lundi soir sur X Marine Le Pen.
La promesse, dont la faisabilité pose question sans changement constitutionnel, avait été relancée dimanche par l'un de ses proches, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy.
"S'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende", au même titre que "les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité" en voiture, avait-il affirmé sur BFMTV. "Derrière ce symbole, ce n'est pas seulement une liberté vestimentaire, c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années".
La proposition est loin d'être nouvelle pour Marine Le Pen, qui s'y était montrée favorable dès sa première campagne présidentielle en 2012.
Elle la soutenait toujours dix ans plus tard lors du débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron. "Il s'agit de libérer les femmes, de faire reculer l'idéologie islamiste", avait-elle assuré.
Son propre camp s'est néanmoins montré assez prudent dans le passé sur l'applicabilité de la mesure, dont la constitutionnalité interroge : "ça ne se fait pas du jour au lendemain", avait estimé le patron du RN Jordan Bardella en 2025, reconnaissant que "l'application est compliquée".
Mme Le Pen avait aussi fini par concéder qu'il s'agissait d'un "problème complexe" nécessitant une mise en place progressive.
"Je soumettrai aux Français par référendum une grande loi de lutte contre les idéologies islamistes avec de nombreuses mesures puissantes, y compris la pénalisation du voile islamiste dans l’espace public", a déclaré lundi soir sur X Marine Le Pen.
La promesse, dont la faisabilité pose question sans changement constitutionnel, avait été relancée dimanche par l'un de ses proches, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy.
"S'il y a des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende", au même titre que "les gens qui ne mettent pas de ceinture de sécurité" en voiture, avait-il affirmé sur BFMTV. "Derrière ce symbole, ce n'est pas seulement une liberté vestimentaire, c'est une idéologie qui est contraire à ce que la France a porté depuis des années".
La proposition est loin d'être nouvelle pour Marine Le Pen, qui s'y était montrée favorable dès sa première campagne présidentielle en 2012.
Elle la soutenait toujours dix ans plus tard lors du débat de l'entre-deux-tours face à Emmanuel Macron. "Il s'agit de libérer les femmes, de faire reculer l'idéologie islamiste", avait-elle assuré.
Son propre camp s'est néanmoins montré assez prudent dans le passé sur l'applicabilité de la mesure, dont la constitutionnalité interroge : "ça ne se fait pas du jour au lendemain", avait estimé le patron du RN Jordan Bardella en 2025, reconnaissant que "l'application est compliquée".
Mme Le Pen avait aussi fini par concéder qu'il s'agissait d'un "problème complexe" nécessitant une mise en place progressive.
"Ignoble", dit Mélenchon
Le retour de cette question dans le débat politique intervient alors que la candidate du RN développe ces derniers jours plusieurs marqueurs du lepénisme, tel que la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler très tôt.
La proposition sur le voile a suscité les critiques du bloc central et de la gauche.
Jean-Luc Mélenchon l'a qualifiée "d'ignoble". Ce parti "fait une fois de plus la démonstration qu'il n'a pas changé et déverse ses obsessions sexistes et islamophobes", a écrit sur X le candidat de La France insoumise.
Le banquier d'affaires et homme de gauche revendiqué Matthieu Pigasse a lui accusé le RN de créer une "police des religions".
"Il y a des réserves évidentes tant sur la constitutionnalité que l'applicabilité d'une telle mesure", a remarqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon après le Conseil des ministres lundi.
Candidat d'Horizons à la présidentielle, Edouard Philippe a appelé à "respecter" les lois actuelles sur l'interdiction du voile à l'école et l'interdiction du voile intégral, estimant que le "principe de liberté religieuse" présent dans la Constitution ne se changeait pas "au fur et à mesure des envies des uns et des autres".
Pour le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, "on ne libère jamais une femme en lui interdisant de choisir". "Derrière le discours de la prétendue émancipation se cache, une fois encore, la stigmatisation de millions de Françaises musulmanes", a-t-il déploré.
L'Union des démocrates musulmans français (UDMF), parti qui se revendique "de gauche", a dénoncé sur X une idée "démagogique et ridicule".
La proposition sur le voile a suscité les critiques du bloc central et de la gauche.
Jean-Luc Mélenchon l'a qualifiée "d'ignoble". Ce parti "fait une fois de plus la démonstration qu'il n'a pas changé et déverse ses obsessions sexistes et islamophobes", a écrit sur X le candidat de La France insoumise.
Le banquier d'affaires et homme de gauche revendiqué Matthieu Pigasse a lui accusé le RN de créer une "police des religions".
"Il y a des réserves évidentes tant sur la constitutionnalité que l'applicabilité d'une telle mesure", a remarqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon après le Conseil des ministres lundi.
Candidat d'Horizons à la présidentielle, Edouard Philippe a appelé à "respecter" les lois actuelles sur l'interdiction du voile à l'école et l'interdiction du voile intégral, estimant que le "principe de liberté religieuse" présent dans la Constitution ne se changeait pas "au fur et à mesure des envies des uns et des autres".
Pour le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-eddine Hafiz, "on ne libère jamais une femme en lui interdisant de choisir". "Derrière le discours de la prétendue émancipation se cache, une fois encore, la stigmatisation de millions de Françaises musulmanes", a-t-il déploré.
L'Union des démocrates musulmans français (UDMF), parti qui se revendique "de gauche", a dénoncé sur X une idée "démagogique et ridicule".
- Pas une "police du vêtement" -
Interrogé en début d'après-midi près du siège du RN, Jordan Bardella s'est montré prudent. En cas de victoire en 2027, le RN soumettrait plusieurs référendums : le premier sur l'immigration, puis, "au cours du quinquennat, un deuxième sur la question de l'idéologie islamiste", a-t-il déclaré.
Ce second référendum contiendra "beaucoup" de mesures et pas seulement l'interdiction du voile, a-t-il précisé, sans évoquer clairement si cela passerait par l'instauration d'amendes forfaitaires.
"Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement", a affirmé Jordan Bardella, tout en assurant qu'il restait favorable à ce que l'interdiction, actuellement en vigueur, des signes religieux ostensibles à l'école, soit étendue à toute "la sphère publique".
Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, avait tenu un discours similaire dans la matinée sur LCI, estimant que "pour freiner l'islam radical, effectivement, nous considérons que les policiers sont le bras de l'Etat".
Ce second référendum contiendra "beaucoup" de mesures et pas seulement l'interdiction du voile, a-t-il précisé, sans évoquer clairement si cela passerait par l'instauration d'amendes forfaitaires.
"Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement", a affirmé Jordan Bardella, tout en assurant qu'il restait favorable à ce que l'interdiction, actuellement en vigueur, des signes religieux ostensibles à l'école, soit étendue à toute "la sphère publique".
Le vice-président du RN, Sébastien Chenu, avait tenu un discours similaire dans la matinée sur LCI, estimant que "pour freiner l'islam radical, effectivement, nous considérons que les policiers sont le bras de l'Etat".