Tahiti le 21 janvier 2026. C'est une atteinte majeure à l'environnement que le parquet de Papeete a mis à jour, conduisant 8 personnes devant les juges pour de multiples faits graves dans la vallée de la Punaru'u après la découverte d'une déchetterie sauvage au plein coeur de la vallée. 684 clients de cette décharge illicite et polluante ont pu être tracés, 101 413 mètres cube de déchets enfouis de toutes catégories ainsi que 124 véhicules hors d'usage sans mesure de protection ont été retrouvés. Bénéfice de l'opération pour les fraudeurs, au moins 260 millions de francs. Les 2 exploitants ont été mis en examen.
Un communiqué de la procureure de la République, Solène Belaouar, explique qu'à la suite de la réception de plaintes et de signalements dénonçant des atteintes graves à l'environnement susceptibles d’être commises dans la vallée de la Punaru'u , le parquet de Papeete a ouvert en octobre 2023 une enquête judiciaire confiée en co-saisine à l’antenne de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique de Papeete (OCLAESP) et au groupe interministériel de recherches de la gendarmerie en Polynésie française (GIR).
Dans une première phase de l'enquête, deux personnes ont été identifiées comme ayant exploité un centre d'enfouissement de déchets sans autorisation administrative et dans des conditions entraînant des pollutions significatives du milieu naturel, explique la procureure. Le 27 mars 2024 une première opération judiciaire était menée et ces deux personnes ont été placées en garde à vue pour avoir exploité deux sites d'enfouissement illicite de déchets dans la vallée de la Punaru'u.
Les auditions et les investigations alors menées ont également permis d'identifier formellement 684 clients de cette décharge illicite et polluante, pour l'essentiel des entreprises du BTP, de tracer 101 413 mètres cube de déchets enfouis de toutes catégories (soit
l'équivalent de 40,5 piscines olympiques) ainsi que 124 véhicules hors d'usage enfouis sans mesure de protection, et d’évaluer a minima à 260 millions de francs pacifiques le bénéfice tiré par l'exploitation de ces sites.
Un communiqué de la procureure de la République, Solène Belaouar, explique qu'à la suite de la réception de plaintes et de signalements dénonçant des atteintes graves à l'environnement susceptibles d’être commises dans la vallée de la Punaru'u , le parquet de Papeete a ouvert en octobre 2023 une enquête judiciaire confiée en co-saisine à l’antenne de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique de Papeete (OCLAESP) et au groupe interministériel de recherches de la gendarmerie en Polynésie française (GIR).
Dans une première phase de l'enquête, deux personnes ont été identifiées comme ayant exploité un centre d'enfouissement de déchets sans autorisation administrative et dans des conditions entraînant des pollutions significatives du milieu naturel, explique la procureure. Le 27 mars 2024 une première opération judiciaire était menée et ces deux personnes ont été placées en garde à vue pour avoir exploité deux sites d'enfouissement illicite de déchets dans la vallée de la Punaru'u.
Les auditions et les investigations alors menées ont également permis d'identifier formellement 684 clients de cette décharge illicite et polluante, pour l'essentiel des entreprises du BTP, de tracer 101 413 mètres cube de déchets enfouis de toutes catégories (soit
l'équivalent de 40,5 piscines olympiques) ainsi que 124 véhicules hors d'usage enfouis sans mesure de protection, et d’évaluer a minima à 260 millions de francs pacifiques le bénéfice tiré par l'exploitation de ces sites.
197 millions de francs saisis
Une seconde phase d'enquête a permis d'identifier les six entreprises clientes les plus impliquées, susceptibles d’avoir utilisé, en connaissance de cause, cette filière de traitement illicite, et de chiffrer de façon précise le bénéfice tiré de son utilisation au détriment des filières autorisées plus onéreuses, poursuit le communiqué.
Les 14 et 15 janvier dernier, une seconde opération judiciaire d'envergure a été déclenchée sur instruction du parquet de Papeete. Cette opération a permis aux enquêteurs de l'antenne OCLAESP et du GIR, appuyés par les militaires de la Compagnie des Iles du Vent et de la Brigade de Gendarmerie des Transports Aériens (BGTA) d'interpeller et de placer en garde à vue huit personnes.
Ces huit personnes sont les deux exploitants des deux sites litigieux et les six représentants légaux des entreprises du BTP les plus impliquées.
Dans le même temps, le parquet de Papeete a ordonné la saisie sur les comptes bancaires de l'ensemble des mis en cause d'une somme globale de 196 907 000 millions de francs , outre des contrats d'assurance-vie souscrits à titre personnels, pour garantir les éventuelles confiscations à venir.
Ces saisies pénales ont toutes été maintenues sur décision du juge des libertés et de la détention.
Vendredi dernier, à l'issue de leur garde à vue, les deux exploitants des sites illicites ont été déférés et présentés devant un juge d'instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte par le parquet de Papeete.
Mis en examen, l'un d'entre eux a été placé sous contrôle judiciaire et le second a été placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet. Ce dernier a déjà été condamné par la justice notamment pour des faits similaires.
Les six autres gardes à vue ont été levées après avoir fait l'objet d'une prolongation.
Le juge d'instruction est également saisi des chefs d'infractions tant environnementales que financières mettant nommément en cause ces six entreprises.
Les infractions dont est précisément saisi le juge d’instruction sont nombreuses et font encourir jusqu’à cinq années d’emprisonnement aux mis en cause pour exploitation sans autorisation d’une installation classée pour la protection de l’environnement, jet ou abandon de déchets en Polynésie française dans les eaux superficielles ou souterraines ou dans les eaux de la mer, déversement de substances nuisibles dans les eaux superficielles ou souterraines ou dans les eaux de la mer, abandon ou dépôts de déchets dangereux en Polynésie française par producteur ou détenteur de déchets, violation des obligations de gestion des déchets par détenteur de déchets, escroquerie, abus de confiance, abus de biens sociaux, bris volontaire de scellés et travail dissimulé.