Tahiti, le 22 juillet 2026 – Au lendemain de l'accident survenu sur le “Dragon Vert” à Outumaoro, l'émotion est toujours vive chez les forains. Alors que les causes font l'objet d'une enquête, le président de l'association des forains rappelle que chaque manège est soumis à des contrôles techniques annuels. Sur le Dragon Rouge, la responsable de la sécurité et de la maintenance assure que “tout est vérifié, tous les jours”.
L'émoi était toujours palpable, mercredi matin, à Outumaoro après l’accident survenu mardi soir sur l’attraction “Dragon Vert”. Quatre enfants auraient été blessés, l'un d'eux aurait été opéré mardi soir, tandis que deux autres ont pu regagner leur domicile mercredi matin.
“Nous-mêmes, forains, nous sommes très, très peinés par ce qui est arrivé”, confie le président de l'association des forains, Jean-Paul Tuaiva. “Ça fait plus de 30 ans que je suis forain et c'est la première fois que je vois ça.”
Ce dernier salue également la rapidité d'intervention des équipes de sécurité présentes à Outumaoro, des sapeurs-pompiers et du Samu. Suite à cet accident, il a demandé à l'ensemble des forains de “redoubler de vigilance” concernant l'entretien et la maintenance de leurs attractions.
L'émoi était toujours palpable, mercredi matin, à Outumaoro après l’accident survenu mardi soir sur l’attraction “Dragon Vert”. Quatre enfants auraient été blessés, l'un d'eux aurait été opéré mardi soir, tandis que deux autres ont pu regagner leur domicile mercredi matin.
“Nous-mêmes, forains, nous sommes très, très peinés par ce qui est arrivé”, confie le président de l'association des forains, Jean-Paul Tuaiva. “Ça fait plus de 30 ans que je suis forain et c'est la première fois que je vois ça.”
Ce dernier salue également la rapidité d'intervention des équipes de sécurité présentes à Outumaoro, des sapeurs-pompiers et du Samu. Suite à cet accident, il a demandé à l'ensemble des forains de “redoubler de vigilance” concernant l'entretien et la maintenance de leurs attractions.
“Tous les jours, nos employés sont sur l'entretien”
Jean-Paul Tuaiva rappelle que chaque manège fait l'objet d'un contrôle technique annuel réalisé par un organisme agréé. Il souligne également que l'ouverture du Tiurai avait été repoussée de quatre jours pour permettre l'ensemble des vérifications nécessaires afin de “recevoir en bonne et due forme les visiteurs”.
Au-delà de ces contrôles réglementaires, il insiste sur le travail quotidien effectué par ses équipes. “Tous les jours, nos employés sont sur l'entretien, la maintenance. Pour les dragons, il faut serrer les vis, huiler les mécanismes, vérifier la pression des pneus. Tous les jours, c'est leur travail.”
Selon lui, l'exploitant du Dragon Vert appliquait les mêmes procédures. Il rappelle aussi qu'une commission de sécurité valide l'installation et l'organisation de la fête avant son ouverture. Très affecté, le propriétaire du Dragon Vert est, selon Jean-Paul Tuaiva “sous le choc”.
Le président de l'association des forains indique également avoir tenté de joindre l'un des parents des enfants blessés. “C'est surtout pour leur dire qu'on est solidaires face à cette situation. On est plus que peinés. Nous faisons tout ce qu'il faut sur le plan de la sécurité des enfants. Malheureusement, cet accident est intervenu. Le risque zéro n'existe pas, ici comme ailleurs. Maintenant, on attend les résultats des investigations de la gendarmerie.”
Au-delà de ces contrôles réglementaires, il insiste sur le travail quotidien effectué par ses équipes. “Tous les jours, nos employés sont sur l'entretien, la maintenance. Pour les dragons, il faut serrer les vis, huiler les mécanismes, vérifier la pression des pneus. Tous les jours, c'est leur travail.”
Selon lui, l'exploitant du Dragon Vert appliquait les mêmes procédures. Il rappelle aussi qu'une commission de sécurité valide l'installation et l'organisation de la fête avant son ouverture. Très affecté, le propriétaire du Dragon Vert est, selon Jean-Paul Tuaiva “sous le choc”.
Le président de l'association des forains indique également avoir tenté de joindre l'un des parents des enfants blessés. “C'est surtout pour leur dire qu'on est solidaires face à cette situation. On est plus que peinés. Nous faisons tout ce qu'il faut sur le plan de la sécurité des enfants. Malheureusement, cet accident est intervenu. Le risque zéro n'existe pas, ici comme ailleurs. Maintenant, on attend les résultats des investigations de la gendarmerie.”
“On vérifie tout, tous les jours”
Sur le Dragon Rouge, la responsable de la sécurité et de la maintenance, Natuaivaea Adams, détaille les contrôles effectués quotidiennement avant l'ouverture au public.
Une check-list est systématiquement suivie : serrage des rails, des tendeurs et des wagons, contrôle des roulettes, des roues, de la pression et de l'usure des pneus, vérification des grillages de protection… “Tout est important”, insiste-t-elle. “De la moindre petite vis jusqu'aux roues et aux roulettes. On vérifie tout, tous les jours.”
Certaines vérifications sont visuelles, notamment pour les roues ou les roulettes. “Lorsqu'on constate un impact sur le fonctionnement du manège, même sans conséquence pour la clientèle, on intervient immédiatement. Hier soir, par exemple, le dragon a ralenti. Cela signifie qu'il faut arrêter le manège, identifier la roulette ou la roue défectueuse et la remplacer si nécessaire. L'intervention se fait le soir-même.”
Chaque jour, son équipe consacre environ quatre heures à la maintenance du seul Dragon Rouge. Elle rappelle également que les opérateurs suivent une formation spécifique. “Les pilotes ont tous reçu une formation de conduite pour savoir comment réagir en cas d'avarie ou d'incident.”
Une check-list est systématiquement suivie : serrage des rails, des tendeurs et des wagons, contrôle des roulettes, des roues, de la pression et de l'usure des pneus, vérification des grillages de protection… “Tout est important”, insiste-t-elle. “De la moindre petite vis jusqu'aux roues et aux roulettes. On vérifie tout, tous les jours.”
Certaines vérifications sont visuelles, notamment pour les roues ou les roulettes. “Lorsqu'on constate un impact sur le fonctionnement du manège, même sans conséquence pour la clientèle, on intervient immédiatement. Hier soir, par exemple, le dragon a ralenti. Cela signifie qu'il faut arrêter le manège, identifier la roulette ou la roue défectueuse et la remplacer si nécessaire. L'intervention se fait le soir-même.”
Chaque jour, son équipe consacre environ quatre heures à la maintenance du seul Dragon Rouge. Elle rappelle également que les opérateurs suivent une formation spécifique. “Les pilotes ont tous reçu une formation de conduite pour savoir comment réagir en cas d'avarie ou d'incident.”
Chiffre d'affaires en péril
Au-delà du drame humain, cet accident a également eu des répercussions économiques pour le forain qui exploite le Dragon rouge : “Des clients sont venus nous demander si notre dragon risquait lui aussi de casser. D'autres sont repartis sans monter.”
Natuaivaea Adams redoute que cela dure plusieurs jours, voire plusieurs semaines.“On a déjà vécu cela l'année dernière. Notre dragon avait subi les conséquences d'une avarie sur un autre manège. Pendant deux semaines, on a perdu environ 40 % de notre chiffre d'affaires sur cette attraction.”
Elle regrette que sur les réseaux sociaux, les internautes fassent la confusion entre les deux manèges. “Beaucoup ne font pas la différence entre le Dragon Vert et le Dragon Rouge. Pour eux, ce sont les mêmes manèges, alors que les propriétaires, les équipes de maintenance et les procédures sont totalement différents. On ne peut rien y faire. L'année dernière déjà, après une panne sur un autre manège, c'est nous qui avions été pris pour cible.”
Natuaivaea Adams redoute que cela dure plusieurs jours, voire plusieurs semaines.“On a déjà vécu cela l'année dernière. Notre dragon avait subi les conséquences d'une avarie sur un autre manège. Pendant deux semaines, on a perdu environ 40 % de notre chiffre d'affaires sur cette attraction.”
Elle regrette que sur les réseaux sociaux, les internautes fassent la confusion entre les deux manèges. “Beaucoup ne font pas la différence entre le Dragon Vert et le Dragon Rouge. Pour eux, ce sont les mêmes manèges, alors que les propriétaires, les équipes de maintenance et les procédures sont totalement différents. On ne peut rien y faire. L'année dernière déjà, après une panne sur un autre manège, c'est nous qui avions été pris pour cible.”