Thomas BERNARDI / AFP
Nouméa, France | AFP | mercredi 17/02/2026 - Des collectifs coutumiers des îles de Nouvelle-Calédonie ont appelé à une marche vendredi à Nouméa contre le transfert des vols domestiques d'Air Calédonie de l'aéroport de Magenta vers celui de La Tontouta, bien plus éloigné de Nouméa, prévu le 2 mars.
Les collectifs ont également annoncé la fermeture des aérodromes les 20 et 21 février, et menacent de bloquer les installations à partir du 2 mars si le gouvernement calédonien maintient ce projet.
Les collectifs coutumiers sont des représentants des tribus traditionnelles kanak qui se sont vu reconnaître un statut civil coutumier en Nouvelle-Calédonie.
"Il n'est pas question d'essayer. Si le gouvernement ne tient pas compte de la population, le 2 mars, nous bloquerons", a déclaré à l'AFP Pierre Ukajo, premier vice-président du comité de coordination coutumière de Drehu (Lifou).
Air Calédonie assure les liaisons entre les îles Loyauté (Lifou, Ouvéa et Maré) et l'île des Pins et la Grande Terre, occupant un rôle essentiel pour les déplacements médicaux, administratifs ou professionnels des 20.000 habitants de ces îles.
Les vols arrivent à l'aéroport de Magenta, à quelques minutes du centre-ville de Nouméa. Fragilisée par la crise institutionnelle de 2024 et la chute du trafic, la compagnie a transporté environ 185.000 passagers en 2025, un niveau à la baisse inédit depuis plus de trente ans et très en deçà du seuil d'équilibre estimé à 300.000 passagers.
Elle devrait enregistrer une perte d'environ 10 millions d'euros en 2025, après 16 millions d'euros en 2024, malgré un important plan social et le soutien financier de la collectivité.
Pour les autorités calédoniennes, le transfert vers l'aéroport de La Tontouta (à une cinquantaine de kilomètres de Nouméa) est nécessaire à la survie de la compagnie et doit permettre d'améliorer la fiabilité des vols, d'embarquer davantage de passagers grâce à une piste plus longue et de générer des économies.
"À un moment donné, il fallait qu'on passe à l'action. Je refuse d'être le président qui a laissé couler la connexion aérienne interîles", a-t-il déclaré mardi lors d'une visite des nouvelles installations.
Les collectifs coutumiers contestent l'absence de concertation et dénoncent une augmentation du coût des billets et un allongement des temps de transport pour des populations dont 45,8 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'Isee.
"Ce n'est pas à la population de payer les problèmes de gestion de la compagnie", a déclaré Pierre Ukajo.
En 2011, des tensions liées au coût du transport aérien avaient donné lieu à de violents affrontements sur l'île de Maré, faisant quatre morts et plus de 20 blessés.
Les collectifs ont également annoncé la fermeture des aérodromes les 20 et 21 février, et menacent de bloquer les installations à partir du 2 mars si le gouvernement calédonien maintient ce projet.
Les collectifs coutumiers sont des représentants des tribus traditionnelles kanak qui se sont vu reconnaître un statut civil coutumier en Nouvelle-Calédonie.
"Il n'est pas question d'essayer. Si le gouvernement ne tient pas compte de la population, le 2 mars, nous bloquerons", a déclaré à l'AFP Pierre Ukajo, premier vice-président du comité de coordination coutumière de Drehu (Lifou).
Air Calédonie assure les liaisons entre les îles Loyauté (Lifou, Ouvéa et Maré) et l'île des Pins et la Grande Terre, occupant un rôle essentiel pour les déplacements médicaux, administratifs ou professionnels des 20.000 habitants de ces îles.
Les vols arrivent à l'aéroport de Magenta, à quelques minutes du centre-ville de Nouméa. Fragilisée par la crise institutionnelle de 2024 et la chute du trafic, la compagnie a transporté environ 185.000 passagers en 2025, un niveau à la baisse inédit depuis plus de trente ans et très en deçà du seuil d'équilibre estimé à 300.000 passagers.
Elle devrait enregistrer une perte d'environ 10 millions d'euros en 2025, après 16 millions d'euros en 2024, malgré un important plan social et le soutien financier de la collectivité.
Pour les autorités calédoniennes, le transfert vers l'aéroport de La Tontouta (à une cinquantaine de kilomètres de Nouméa) est nécessaire à la survie de la compagnie et doit permettre d'améliorer la fiabilité des vols, d'embarquer davantage de passagers grâce à une piste plus longue et de générer des économies.
"À un moment donné, il fallait qu'on passe à l'action. Je refuse d'être le président qui a laissé couler la connexion aérienne interîles", a-t-il déclaré mardi lors d'une visite des nouvelles installations.
Les collectifs coutumiers contestent l'absence de concertation et dénoncent une augmentation du coût des billets et un allongement des temps de transport pour des populations dont 45,8 % vivent sous le seuil de pauvreté, selon l'Isee.
"Ce n'est pas à la population de payer les problèmes de gestion de la compagnie", a déclaré Pierre Ukajo.
En 2011, des tensions liées au coût du transport aérien avaient donné lieu à de violents affrontements sur l'île de Maré, faisant quatre morts et plus de 20 blessés.