Tahiti, le 5 février 2026 – La liste Tutahi ia Papeete souhaite mettre les administrés au “cœur du projet politique”. Pour Tematai Le Gayic, les municipales ne sont pas un “référendum d'autodétermination”. Aussi compte-t-il bien, après les municipales, faire respecter à Oscar Temaru et Anthony Géros le programme pour lequel ils ont été élus en 2023.
La tête de liste de Tutahi i Papeete, Tematai Le Gayic, a commencé sa conférence de presse jeudi en assurant que dès novembre 2023, il a avec les “leaders” du parti bleu ciel à Papeete comme Loulou Maiotui et Jean-Michel Carlson commencé “à construire la préparation de ces élections municipales (…). Et au fil des mois, des rencontres, des discussions (…) nous avons décidé de monter ce mouvement” pluripartiste. Puis en février 2025 l’équipe était montée et aucun quartier n’a été oublié.
La tête de liste de Tutahi i Papeete, Tematai Le Gayic, a commencé sa conférence de presse jeudi en assurant que dès novembre 2023, il a avec les “leaders” du parti bleu ciel à Papeete comme Loulou Maiotui et Jean-Michel Carlson commencé “à construire la préparation de ces élections municipales (…). Et au fil des mois, des rencontres, des discussions (…) nous avons décidé de monter ce mouvement” pluripartiste. Puis en février 2025 l’équipe était montée et aucun quartier n’a été oublié.
“La co-construction avec la population”
L’équipe de Tematai Le Gayic veut co-construire avec la population notamment en ce qui concerne “la planification et le développement de la commune, parce qu'il y a des tensions très importantes à l'intérieur des quartiers dans le choix de planification et d'aménagement”.
Tematai Le Gayic a clairement annoncé qu’il est “contre la construction du logement en hauteur qui va être construit (…) au quartier Puea parce que ça génère des tensions à l'intérieur du quartier (…). Les gens ont l'habitude de vivre en famille, ça va déstructurer le quotidien des habitants”. Il regrette que les constructions “ne soient pas en adéquation avec l'acceptabilité sociale des habitants”.
Il se veut rassurant : “Nous ne nous disons pas que nous sommes défavorables à des projets immobiliers.” Il aspire plutôt à ce que Papeete “puisse augmenter son nombre de logements” mais en favorisant les discussions entre les administrés et les promoteurs immobiliers “pour décider des endroits les plus appropriés pour construire ces types de logements”.
“Ramener le bon vivre dans ces quartiers” comme Puea est l’un des vœux de Tematai Le Gayic : “Nous voulons essayer que la commune puisse participer à la revalorisation de ces quartiers par du mobilier urbain, par la sécurisation, etc.”
Tematai Le Gayic a clairement annoncé qu’il est “contre la construction du logement en hauteur qui va être construit (…) au quartier Puea parce que ça génère des tensions à l'intérieur du quartier (…). Les gens ont l'habitude de vivre en famille, ça va déstructurer le quotidien des habitants”. Il regrette que les constructions “ne soient pas en adéquation avec l'acceptabilité sociale des habitants”.
Il se veut rassurant : “Nous ne nous disons pas que nous sommes défavorables à des projets immobiliers.” Il aspire plutôt à ce que Papeete “puisse augmenter son nombre de logements” mais en favorisant les discussions entre les administrés et les promoteurs immobiliers “pour décider des endroits les plus appropriés pour construire ces types de logements”.
“Ramener le bon vivre dans ces quartiers” comme Puea est l’un des vœux de Tematai Le Gayic : “Nous voulons essayer que la commune puisse participer à la revalorisation de ces quartiers par du mobilier urbain, par la sécurisation, etc.”
Nena “favorable à ce que Papeete devienne commune indépendantiste”
Tematai Le Gayic assure que lors du dernier congrès du Tavini “[sa] candidature a été validée (…) donc nous partons avec cette légitimité d'avoir été choisie par le Tavini pour représenter le Tavini dans ces élections (…). Maintenant Oscar Temaru souhaite soutenir Tauhiti Nena...”
Lors de la première rencontre entre lui et Tauhiti Nena, il était question de “récupérer Papeete au sein de l'escarcelle indépendantiste”. Tauhiti Nena aurait selon lui demandé le soutien du Tavini. “Nous ne voulons pas parler d'indépendance”, insiste Tematai Le Gayic. “Nous ne voulons pas parler de faire de Papeete une capitale indépendantiste.” Pour lui, comme il l’a rappelé à Oscar Temaru, il faut d’abord avoir un programme, ce que Tauhiti Nena n’avait pas dit-il.
Ce qui importait à Oscar Temaru, c’est de “faire de ses élections municipales un référendum d'autodétermination, ce que je refuse”, considérant que les communales sont “une élection de proximité”. Pas question pour lui de “créer des dissensions ou des alliances contre nature juste pour essayer de faire en sorte que l'électorat global indépendantiste soit majoritaire à d'autres fins”.
Il assure que s’il y a une triangulaire au second tour avec Tauhiti Nena, il gardera son équipe “le peuple peut s'allier tout seul pour décider”.
Moetai Brotherson sera présent au congrès de Tutahi ia Papeete samedi soir “pour être en cohérence avec la décision du Congrès du Tavini (…) en tant que soutien, en tant que militant dans l'équipe de Tutahi”.
Quant à Tematai Le Gayic, il ne sera pas présent à la grande réunion qu’organise le Tavini samedi après-midi : “Nous avons notre grand lancement de campagne à 18h30”. Ce sera dans la salle Kuo Min Tang dont il participera à l’aménagement.
Lors de la première rencontre entre lui et Tauhiti Nena, il était question de “récupérer Papeete au sein de l'escarcelle indépendantiste”. Tauhiti Nena aurait selon lui demandé le soutien du Tavini. “Nous ne voulons pas parler d'indépendance”, insiste Tematai Le Gayic. “Nous ne voulons pas parler de faire de Papeete une capitale indépendantiste.” Pour lui, comme il l’a rappelé à Oscar Temaru, il faut d’abord avoir un programme, ce que Tauhiti Nena n’avait pas dit-il.
Ce qui importait à Oscar Temaru, c’est de “faire de ses élections municipales un référendum d'autodétermination, ce que je refuse”, considérant que les communales sont “une élection de proximité”. Pas question pour lui de “créer des dissensions ou des alliances contre nature juste pour essayer de faire en sorte que l'électorat global indépendantiste soit majoritaire à d'autres fins”.
Il assure que s’il y a une triangulaire au second tour avec Tauhiti Nena, il gardera son équipe “le peuple peut s'allier tout seul pour décider”.
Moetai Brotherson sera présent au congrès de Tutahi ia Papeete samedi soir “pour être en cohérence avec la décision du Congrès du Tavini (…) en tant que soutien, en tant que militant dans l'équipe de Tutahi”.
Quant à Tematai Le Gayic, il ne sera pas présent à la grande réunion qu’organise le Tavini samedi après-midi : “Nous avons notre grand lancement de campagne à 18h30”. Ce sera dans la salle Kuo Min Tang dont il participera à l’aménagement.
“Créer un rapport de force à l'intérieur du Tavini”
“Depuis les élections d'avril 2023, il y a deux composantes à l'intérieur du mouvement indépendantiste, à l'intérieur de la plateforme indépendantiste. Il y a un discours modéré, progressiste, et il y a un discours plus radical (…). Avec le président Temaru, il y a eu des échanges sur cette forme de radicalité qu'incarne Tauhiti Nena et sur cette forme de modération et de progressisme que j'incarne avec d'autres acteurs comme Moetai Brotherson.
Je revendique cette vision progressiste et modérée, cette vision d'être indépendantiste, mais dans une planification et dans une valorisation des doléances de la population pour qu’elle adhère au projet indépendantiste plutôt qu'elle le subisse.
Moi, je ne souhaite pas démissionner du Tavini, même du groupe à l'assemblée, je veux que ce soit clair. Je veux qu'il y ait une clarification dans la gestion du groupe et dans ce qu'on souhaite pour la suite du mandat. Quand des leaders et des cadres du Tavini qui font partie du bureau exécutif viennent nous dire que nous avons été élus sur un programme qui est illégitime, que nous avons été élus sur des axes en 2022 et en 2023 qui ne sont pas en accord avec la doctrine historique du Tavini, je ne suis pas d'accord (…).
J'ai défendu la citoyenneté polynésienne ou mā’ohi qui était dans le programme des législatives et dans le programme des territoriales. Si je n'ai pas continué, c'est parce que le bureau exécutif du Tavini m'a demandé d'arrêter de travailler sur la citoyenneté polynésienne parce que le président Oscar Temaru, et le président Tony Géros, ne sont pas favorables à ce dispositif de citoyenneté. Et pourtant c'est inscrit dans nos programmes politiques. Il faudra qu'il y ait un moment où on va clarifier ce qui, dans le programme, dérange au sein du parti pour qu'on puisse bien clarifier la suite du mandat à l’assemblée (…).
L'idée c'est quand même de créer un rapport de force à l'intérieur du Tavini pour que nos idées progressistes, modérées puissent être majoritaires. Je pense qu'on a réussi à le faire en 2022 et en 2023 grâce au poids qu'avait le président Moetai Brotherson au sein du Tavini. Son poids est assez contesté à l'intérieur du parti depuis 2023.
Et nous, dans un premier temps, on veut essayer que ce rapport de force soit maintenu pour que le programme de 2022 et de 2023 soit maintenu jusqu'à terme (…). Nous faisons partie de ceux qui souhaitent que le programme que nous avions en 2022 et en 2023 soit majoritaire au sein du parti."
Je revendique cette vision progressiste et modérée, cette vision d'être indépendantiste, mais dans une planification et dans une valorisation des doléances de la population pour qu’elle adhère au projet indépendantiste plutôt qu'elle le subisse.
Moi, je ne souhaite pas démissionner du Tavini, même du groupe à l'assemblée, je veux que ce soit clair. Je veux qu'il y ait une clarification dans la gestion du groupe et dans ce qu'on souhaite pour la suite du mandat. Quand des leaders et des cadres du Tavini qui font partie du bureau exécutif viennent nous dire que nous avons été élus sur un programme qui est illégitime, que nous avons été élus sur des axes en 2022 et en 2023 qui ne sont pas en accord avec la doctrine historique du Tavini, je ne suis pas d'accord (…).
J'ai défendu la citoyenneté polynésienne ou mā’ohi qui était dans le programme des législatives et dans le programme des territoriales. Si je n'ai pas continué, c'est parce que le bureau exécutif du Tavini m'a demandé d'arrêter de travailler sur la citoyenneté polynésienne parce que le président Oscar Temaru, et le président Tony Géros, ne sont pas favorables à ce dispositif de citoyenneté. Et pourtant c'est inscrit dans nos programmes politiques. Il faudra qu'il y ait un moment où on va clarifier ce qui, dans le programme, dérange au sein du parti pour qu'on puisse bien clarifier la suite du mandat à l’assemblée (…).
L'idée c'est quand même de créer un rapport de force à l'intérieur du Tavini pour que nos idées progressistes, modérées puissent être majoritaires. Je pense qu'on a réussi à le faire en 2022 et en 2023 grâce au poids qu'avait le président Moetai Brotherson au sein du Tavini. Son poids est assez contesté à l'intérieur du parti depuis 2023.
Et nous, dans un premier temps, on veut essayer que ce rapport de force soit maintenu pour que le programme de 2022 et de 2023 soit maintenu jusqu'à terme (…). Nous faisons partie de ceux qui souhaitent que le programme que nous avions en 2022 et en 2023 soit majoritaire au sein du parti."