Tahiti, le 16 juin 2026 – Neuf ans après l'adoption du dernier Schéma directeur d'aménagement du numérique (SDAN), la Polynésie s'apprête à redéfinir sa stratégie numérique. Une convention de financement, portée à parts égales par le Pays, l'État et la Caisse des dépôts, a été signée mardi pour lancer l'élaboration d'une nouvelle feuille de route appelée à intégrer les bouleversements technologiques de la dernière décennie, de l'intelligence artificielle aux constellations de satellites.
Quelques minutes après la signature de la convention consacrée au projet TEch KAI, l'État, le Pays et la Caisse des dépôts ont officialisé mardi matin le lancement d'une étude destinée à élaborer un nouveau Schéma directeur d'aménagement du numérique (SDAN).
Car le précédent commence sérieusement à dater. “On a un SDAN qui date de 2017, un plan Smart Polynesia qui date de 2018 et beaucoup de choses ont évolué depuis lors”, a rappelé le directeur général de l'économie numérique, Hervé Raimana Lallemant-Moe. Télécommunications, streaming vidéo, souveraineté numérique ou nouveaux usages : les besoins des entreprises comme des particuliers ne sont plus les mêmes qu'il y a dix ans.
“Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts”, a résumé le président du Pays, Moetai Brotherson. Entre l'essor de la 5G, l'arrivée des constellations de satellites en orbite basse ou encore l'irruption de l'intelligence artificielle, “il est temps de réactualiser un peu ce schéma”, a-t-il estimé.
Pour le président du Pays, cette réflexion ne pourra toutefois pas être menée sans les professionnels du secteur. “Si on fait ce schéma d'aménagement numérique tout seul, ça ne va pas fonctionner. Il faut pouvoir répondre aux besoins des acteurs du secteur”, a-t-il insisté.
Une stratégie à reconstruire avec les professionnels
Les travaux, qui devraient durer cinq à six mois, doivent permettre de dresser un bilan des actions engagées jusqu'à présent et de définir une nouvelle feuille de route. “Après l'édition 2018, dont environ 60 % des actions ont été réalisées, il était urgent de se remettre autour d'une feuille de route commune”, a appuyé Olivier Kressmann, représentant de l'économie numérique polynésienne. Télécoms, open data, formation, souveraineté numérique ou cybersécurité figurent déjà parmi les sujets identifiés.
Pour le président du Pays, l'enjeu est justement de parvenir à articuler les attentes des professionnels avec l'action publique. “Si on fait ce schéma d'aménagement numérique tout seul, ça ne va pas fonctionner. Il faut pouvoir répondre aux besoins des acteurs du secteur”, a-t-il insisté.
Au-delà de l'étude, les signataires voient dans ce futur schéma un outil destiné à préparer la Polynésie aux défis technologiques à venir. “Il ne faut surtout pas rater cette bataille”, a averti Hervé Tonnerre, directeur régional Pacifique de la Banque des territoires de la Caisse des dépôts, évoquant des enjeux de souveraineté numérique, de résilience et de développement économique.
La Caisse des dépôts entend accompagner la mise en œuvre de la future stratégie. “Nous avons des capacités d'intervention, une expertise et des équipes spécialisées”, a assuré Hervé Tonnerre. L'étude n'est finalement qu'une première étape. Pour les partenaires du projet, l'enjeu sera surtout de transformer cette future feuille de route en réalisations concrètes.
Quelques minutes après la signature de la convention consacrée au projet TEch KAI, l'État, le Pays et la Caisse des dépôts ont officialisé mardi matin le lancement d'une étude destinée à élaborer un nouveau Schéma directeur d'aménagement du numérique (SDAN).
Car le précédent commence sérieusement à dater. “On a un SDAN qui date de 2017, un plan Smart Polynesia qui date de 2018 et beaucoup de choses ont évolué depuis lors”, a rappelé le directeur général de l'économie numérique, Hervé Raimana Lallemant-Moe. Télécommunications, streaming vidéo, souveraineté numérique ou nouveaux usages : les besoins des entreprises comme des particuliers ne sont plus les mêmes qu'il y a dix ans.
“Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts”, a résumé le président du Pays, Moetai Brotherson. Entre l'essor de la 5G, l'arrivée des constellations de satellites en orbite basse ou encore l'irruption de l'intelligence artificielle, “il est temps de réactualiser un peu ce schéma”, a-t-il estimé.
Pour le président du Pays, cette réflexion ne pourra toutefois pas être menée sans les professionnels du secteur. “Si on fait ce schéma d'aménagement numérique tout seul, ça ne va pas fonctionner. Il faut pouvoir répondre aux besoins des acteurs du secteur”, a-t-il insisté.
Une stratégie à reconstruire avec les professionnels
Les travaux, qui devraient durer cinq à six mois, doivent permettre de dresser un bilan des actions engagées jusqu'à présent et de définir une nouvelle feuille de route. “Après l'édition 2018, dont environ 60 % des actions ont été réalisées, il était urgent de se remettre autour d'une feuille de route commune”, a appuyé Olivier Kressmann, représentant de l'économie numérique polynésienne. Télécoms, open data, formation, souveraineté numérique ou cybersécurité figurent déjà parmi les sujets identifiés.
Pour le président du Pays, l'enjeu est justement de parvenir à articuler les attentes des professionnels avec l'action publique. “Si on fait ce schéma d'aménagement numérique tout seul, ça ne va pas fonctionner. Il faut pouvoir répondre aux besoins des acteurs du secteur”, a-t-il insisté.
Au-delà de l'étude, les signataires voient dans ce futur schéma un outil destiné à préparer la Polynésie aux défis technologiques à venir. “Il ne faut surtout pas rater cette bataille”, a averti Hervé Tonnerre, directeur régional Pacifique de la Banque des territoires de la Caisse des dépôts, évoquant des enjeux de souveraineté numérique, de résilience et de développement économique.
La Caisse des dépôts entend accompagner la mise en œuvre de la future stratégie. “Nous avons des capacités d'intervention, une expertise et des équipes spécialisées”, a assuré Hervé Tonnerre. L'étude n'est finalement qu'une première étape. Pour les partenaires du projet, l'enjeu sera surtout de transformer cette future feuille de route en réalisations concrètes.