Tahiti, le 24 février 2026 - À quelques semaines des élections municipales des 15 et 22 mars, une association de professionnels de l’aménagement tire la sonnette d’alarme : l’urbanisme, pourtant déterminant pour le quotidien des habitants, reste largement absent des programmes et des débats. Un angle mort démocratique, selon l’association Marama Fenua - Urbanisme durable et cadre de vie, qui appelle à “replacer ces enjeux au cœur du débat local”.
Sécurité, propreté, fiscalité, équipements… Les thèmes traditionnels occupent déjà l’espace politique à l’approche des municipales. Mais la question de l’aménagement du territoire, autrement dit la manière dont seront construits, organisés ou préservés nos quartiers, demeure en retrait. Pourtant, dans un territoire où le foncier est rare et les milieux naturels fragiles, ces choix conditionnent directement le logement, les déplacements, l’activité économique et la protection de l’environnement.
C’est le message porté par l’association Marama Fenua, qui regroupe plusieurs spécialistes reconnus, dont l’ancien directeur de l’agriculture Philippe Couraud ou l’architecte Teiki Porlier, ancien élu de l’assemblée aujourd’hui membre du Césec. À l’approche du scrutin, ses membres appellent candidats et médias à ouvrir un véritable débat, rappelant que “l’urbanisme et l’aménagement traduisent une vision politique du territoire”.
Contrairement à une idée répandue, les décisions les plus structurantes se prennent d’abord au niveau communal. Zonages, permis de construire, implantation des équipements publics ou organisation des déplacements relèvent directement des maires et des conseils municipaux.
Des choix communaux décisifs
Dans les îles, les conséquences peuvent être rapides et difficiles à corriger : étalement urbain, saturation des réseaux, disparition des terres agricoles ou exposition accrue aux risques naturels. “Une décision mal anticipée peut avoir des conséquences durables, parfois irréversibles”, alerte l’association dans sa note.
Au cœur de cette planification se trouve le Plan général d’aménagement (PGA), document qui fixe les règles d’utilisation du sol et l’organisation future de la commune. Créé en 1984, il délimite les zones constructibles, les espaces à préserver et l’implantation des infrastructures. Loin d’être purement technique, le PGA “traduit concrètement les choix politiques faits par les élus”, rappelle Marama Fenua. Aujourd’hui, seules 16 communes sur 48 disposent d’un PGA approuvé, couvrant un peu plus de la moitié de la population polynésienne, dont la majorité de l’agglomération de Tahiti.
Créée en 2014 et relancée en 2025, l’association plaide ainsi pour une “véritable concertation” sur ces enjeux. Elle estime que l’absence de débat public sur l’urbanisme constitue “un déficit démocratique” alors même que ces choix structureront les communes pour les décennies à venir. Car “voter ne consiste pas seulement à choisir une équipe municipale, mais aussi à adhérer à une manière de concevoir le développement de la commune, l’usage du foncier, la protection de l’environnement et l’organisation du vivre-ensemble”, souligne encore l’association, qui encourage les candidats à débattre de ce sujet de fond avant le rendez-vous des urnes.
Sécurité, propreté, fiscalité, équipements… Les thèmes traditionnels occupent déjà l’espace politique à l’approche des municipales. Mais la question de l’aménagement du territoire, autrement dit la manière dont seront construits, organisés ou préservés nos quartiers, demeure en retrait. Pourtant, dans un territoire où le foncier est rare et les milieux naturels fragiles, ces choix conditionnent directement le logement, les déplacements, l’activité économique et la protection de l’environnement.
C’est le message porté par l’association Marama Fenua, qui regroupe plusieurs spécialistes reconnus, dont l’ancien directeur de l’agriculture Philippe Couraud ou l’architecte Teiki Porlier, ancien élu de l’assemblée aujourd’hui membre du Césec. À l’approche du scrutin, ses membres appellent candidats et médias à ouvrir un véritable débat, rappelant que “l’urbanisme et l’aménagement traduisent une vision politique du territoire”.
Contrairement à une idée répandue, les décisions les plus structurantes se prennent d’abord au niveau communal. Zonages, permis de construire, implantation des équipements publics ou organisation des déplacements relèvent directement des maires et des conseils municipaux.
Des choix communaux décisifs
Dans les îles, les conséquences peuvent être rapides et difficiles à corriger : étalement urbain, saturation des réseaux, disparition des terres agricoles ou exposition accrue aux risques naturels. “Une décision mal anticipée peut avoir des conséquences durables, parfois irréversibles”, alerte l’association dans sa note.
Au cœur de cette planification se trouve le Plan général d’aménagement (PGA), document qui fixe les règles d’utilisation du sol et l’organisation future de la commune. Créé en 1984, il délimite les zones constructibles, les espaces à préserver et l’implantation des infrastructures. Loin d’être purement technique, le PGA “traduit concrètement les choix politiques faits par les élus”, rappelle Marama Fenua. Aujourd’hui, seules 16 communes sur 48 disposent d’un PGA approuvé, couvrant un peu plus de la moitié de la population polynésienne, dont la majorité de l’agglomération de Tahiti.
Créée en 2014 et relancée en 2025, l’association plaide ainsi pour une “véritable concertation” sur ces enjeux. Elle estime que l’absence de débat public sur l’urbanisme constitue “un déficit démocratique” alors même que ces choix structureront les communes pour les décennies à venir. Car “voter ne consiste pas seulement à choisir une équipe municipale, mais aussi à adhérer à une manière de concevoir le développement de la commune, l’usage du foncier, la protection de l’environnement et l’organisation du vivre-ensemble”, souligne encore l’association, qui encourage les candidats à débattre de ce sujet de fond avant le rendez-vous des urnes.