Congrès de A Here Ia Porinetia, le 7 février à Tahiti : le parti autonomiste lance sa première offensive municipale avec l’objectif de s’implanter durablement dans les communes polynésiennes.
Tahiti, le 8 février 2026 – À cinq semaines des élections municipales, le congrès du 7 février de A Here Ia Porinetia marque une étape structurante pour le jeune parti autonomiste. Né de la recomposition du paysage politique autonomiste, le mouvement s’engage pour la première fois pleinement dans une bataille communale, avec l’objectif affiché de transformer son implantation politique en présence durable sur le terrain.
Réunissant environ 240 participants issus des fédérations de Tahiti, Moorea et des archipels, le congrès a officialisé une stratégie mêlant listes propres et alliances locales. Une séquence que la direction expose comme un moment charnière dans la construction du parti : “C’est un moment important pour notre mouvement, pour regarder le chemin parcouru, mais aussi pour mesurer le travail accompli ensemble et nous projeter vers les défis qui nous attendent”, a expliqué Nicole Sanquer lors de son intervention.
La présidente du parti insiste sur la portée politique de la prochaine échéance électorale : “Pour la première fois, notre mouvement présentera des listes aux élections municipales. C’est un tournant.”
Dans cette logique, elle rappelle que “les municipales ne sont pas la fin en soi, c’est un début”, soulignant la volonté d’inscrire le mouvement dans le temps long de la vie politique locale.
Le parti espère obtenir une représentation significative dans les conseils municipaux. “Notre objectif, c’est d’avoir au minimum une cinquantaine d’élus dans les conseils municipaux”, précise le vice-président Nuihau Laurey.
Une première implantation communale visible
Le parti aligne ou soutient des candidatures dans plusieurs communes structurantes. Parmi les têtes de liste revendiquant les couleurs du mouvement figurent notamment Mara Aitamai à Faa’a, Boniface Tehei à Papeete, Temarama Varney à Pirae ou encore Kahea Vii à Punaauia.
D’autres candidatures portent également cette dynamique dans les archipels, notamment à Moorea-Maiao, Taha’a, Rangiroa ou Raivavae. “On ne s’imaginait pas avoir autant de listes”, s’est félicitée la présidente du parti.
À côté de ses listes propres, A Here Ia Porinetia soutient aussi certaines candidatures, notamment à Mahina, Paea ou Teva I Uta, confirmant une stratégie flexible selon les équilibres politiques locaux.
L’objectif prioritaire reste l’implantation. La direction évoque la volonté d’obtenir un socle d’élus municipaux et de disposer de relais politiques dans la majorité des communes.
Démissions : discipline interne et transparence politique
Le congrès a également été marqué par l’annonce de plusieurs démissions, certaines volontaires, d’autres actées d’office, en lien direct avec les choix municipaux de certains membres ayant décidé de soutenir d’autres listes.
Nicole Sanquer assume une ligne claire : “La politique assis-debout chez nous, ça n’existe pas.” Dans son discours, elle a rappelé que certains départs relevaient de choix individuels, d’autres “par manque de confiance dans notre projet”.
Nuihau Laurey parle, lui, “d’un moment de clarification et de prise de responsabilité individuelles”, estimant que cette phase est inhérente à toute structuration politique avant une échéance électorale majeure.
Interrogée sur les démissions liées aux choix municipaux, la direction du parti assume une ligne de discipline politique. Si les fédérations restent libres de choisir leurs alliances locales, cette liberté a ses limites. “La liberté s’exerce au moment du vote interne. Mais la liberté, ce n’est pas l’anarchie. On ne peut pas imaginer que des membres s’engagent sur d’autres listes et reviennent ensuite dans le parti après les élections”, insiste Nuihau Laurey.
Un parti qui veut passer de la parole à l’action locale
La direction a également mis en avant le travail mené depuis la création du mouvement, notamment sur les réformes fiscales, le RNS ou encore les recours juridiques engagés par le parti. “Notre action est sérieuse, argumentée, responsable et toujours guidée par l’intérêt général”, a affirmé Nicole Sanquer, rappelant que plusieurs recours ont été validés par le Conseil d’État.
Le parti insiste aussi sur son positionnement politique : “Nous ne sommes pas dans l’opposition systématique. Nous sommes dans la proposition, dans la vigilance et dans la responsabilité.” Cette ligne s’accompagne d’une stratégie de renouvellement politique, avec de nombreuses candidatures issues de nouveaux profils formés via l’école interne de gouvernance du parti.
Un test politique avant les prochaines échéances
Dans leurs interventions, les dirigeants du parti ont également pointé les divisions au sein du camp indépendantiste, estimant que les municipales pourraient rebattre certaines dynamiques locales.
Pour Nuihau Laurey, l’enjeu dépasse la seule élection municipale : “Les élections municipales sont une brique de la démocratie. L’enjeu, pour nous, est de poser les fondations et le socle de notre parti.”
Au-delà du scrutin municipal, la direction voit dans cette séquence le début d’une nouvelle phase politique pour le mouvement et plus largement en Polynésie. “C’est un nouveau cycle politique en vue”, résume Nuihau Laurey.
Dans cette perspective, les municipales apparaissent comme un test grandeur nature de la capacité de A Here Ia Porinetia à transformer son développement politique en implantation territoriale durable.
Réunissant environ 240 participants issus des fédérations de Tahiti, Moorea et des archipels, le congrès a officialisé une stratégie mêlant listes propres et alliances locales. Une séquence que la direction expose comme un moment charnière dans la construction du parti : “C’est un moment important pour notre mouvement, pour regarder le chemin parcouru, mais aussi pour mesurer le travail accompli ensemble et nous projeter vers les défis qui nous attendent”, a expliqué Nicole Sanquer lors de son intervention.
La présidente du parti insiste sur la portée politique de la prochaine échéance électorale : “Pour la première fois, notre mouvement présentera des listes aux élections municipales. C’est un tournant.”
Dans cette logique, elle rappelle que “les municipales ne sont pas la fin en soi, c’est un début”, soulignant la volonté d’inscrire le mouvement dans le temps long de la vie politique locale.
Le parti espère obtenir une représentation significative dans les conseils municipaux. “Notre objectif, c’est d’avoir au minimum une cinquantaine d’élus dans les conseils municipaux”, précise le vice-président Nuihau Laurey.
Une première implantation communale visible
Le parti aligne ou soutient des candidatures dans plusieurs communes structurantes. Parmi les têtes de liste revendiquant les couleurs du mouvement figurent notamment Mara Aitamai à Faa’a, Boniface Tehei à Papeete, Temarama Varney à Pirae ou encore Kahea Vii à Punaauia.
D’autres candidatures portent également cette dynamique dans les archipels, notamment à Moorea-Maiao, Taha’a, Rangiroa ou Raivavae. “On ne s’imaginait pas avoir autant de listes”, s’est félicitée la présidente du parti.
À côté de ses listes propres, A Here Ia Porinetia soutient aussi certaines candidatures, notamment à Mahina, Paea ou Teva I Uta, confirmant une stratégie flexible selon les équilibres politiques locaux.
L’objectif prioritaire reste l’implantation. La direction évoque la volonté d’obtenir un socle d’élus municipaux et de disposer de relais politiques dans la majorité des communes.
Démissions : discipline interne et transparence politique
Le congrès a également été marqué par l’annonce de plusieurs démissions, certaines volontaires, d’autres actées d’office, en lien direct avec les choix municipaux de certains membres ayant décidé de soutenir d’autres listes.
Nicole Sanquer assume une ligne claire : “La politique assis-debout chez nous, ça n’existe pas.” Dans son discours, elle a rappelé que certains départs relevaient de choix individuels, d’autres “par manque de confiance dans notre projet”.
Nuihau Laurey parle, lui, “d’un moment de clarification et de prise de responsabilité individuelles”, estimant que cette phase est inhérente à toute structuration politique avant une échéance électorale majeure.
Interrogée sur les démissions liées aux choix municipaux, la direction du parti assume une ligne de discipline politique. Si les fédérations restent libres de choisir leurs alliances locales, cette liberté a ses limites. “La liberté s’exerce au moment du vote interne. Mais la liberté, ce n’est pas l’anarchie. On ne peut pas imaginer que des membres s’engagent sur d’autres listes et reviennent ensuite dans le parti après les élections”, insiste Nuihau Laurey.
Un parti qui veut passer de la parole à l’action locale
La direction a également mis en avant le travail mené depuis la création du mouvement, notamment sur les réformes fiscales, le RNS ou encore les recours juridiques engagés par le parti. “Notre action est sérieuse, argumentée, responsable et toujours guidée par l’intérêt général”, a affirmé Nicole Sanquer, rappelant que plusieurs recours ont été validés par le Conseil d’État.
Le parti insiste aussi sur son positionnement politique : “Nous ne sommes pas dans l’opposition systématique. Nous sommes dans la proposition, dans la vigilance et dans la responsabilité.” Cette ligne s’accompagne d’une stratégie de renouvellement politique, avec de nombreuses candidatures issues de nouveaux profils formés via l’école interne de gouvernance du parti.
Un test politique avant les prochaines échéances
Dans leurs interventions, les dirigeants du parti ont également pointé les divisions au sein du camp indépendantiste, estimant que les municipales pourraient rebattre certaines dynamiques locales.
Pour Nuihau Laurey, l’enjeu dépasse la seule élection municipale : “Les élections municipales sont une brique de la démocratie. L’enjeu, pour nous, est de poser les fondations et le socle de notre parti.”
Au-delà du scrutin municipal, la direction voit dans cette séquence le début d’une nouvelle phase politique pour le mouvement et plus largement en Polynésie. “C’est un nouveau cycle politique en vue”, résume Nuihau Laurey.
Dans cette perspective, les municipales apparaissent comme un test grandeur nature de la capacité de A Here Ia Porinetia à transformer son développement politique en implantation territoriale durable.
Les candidats tête de liste qui portent fièrement les couleurs de A HERE IA PORINETIA :
M. Mara AITAMAI – FAAA (IDV)
Liste : A HERE IA FAAA
M. Boniface TEHEI – PAPEETE (IDV)
Liste : PAPE'ETE TO'U HERE
M. Temarama VARNEY – PIRAE (IDV)
Liste : PIRA'E A TI'A MAI
M. Emile PAOFAI – HITIA'A O TE RA (IDV)
Liste : A HERE IA HITIA'A O TE RA
M. Alain BONNO – MOOREA-MAIAO (IDV)
Liste : A HERE IA MOOREA-MAIAO
M. Kahea VII – PUNAAUIA (IDV)
Liste : A HERE IA PUNAAUIA
M. Ariitaia TAUPUA – ARUE (IDV)
Liste : TAMARII FETIA API – A HERE IA ARUE
M. Alfred MARTIN – TAHAA (ISLV)
Liste : PUNA VAI ORA NO TAHAA
Mme Eleana HERLEMME – RANGIROA (TUAMOTU-OUEST)
Liste : TE REO API NO MIHIROA
M. Joachim TEVAATUA – RAIVAVAE (AUSTRALES)
Liste : TAMARII NO VAIURU
Les listes soutenues par A HERE IA PORINETIA :
M. Hinoï FRITCH – MAHINA A TI'A
Représentante AHIP : Mme Nicole SANQUER
Mme Tepuaraurii TERIITAHI – A POIHERE IA PAEA
Représentant AHIP : M. Jean-Claude HAPAIRAI
M. Alain SANGUE – TE NIU O TEVA I UTA
Représentante AHIP : Mme Hereani TUARIIHIONOA
M. Mara AITAMAI – FAAA (IDV)
Liste : A HERE IA FAAA
M. Boniface TEHEI – PAPEETE (IDV)
Liste : PAPE'ETE TO'U HERE
M. Temarama VARNEY – PIRAE (IDV)
Liste : PIRA'E A TI'A MAI
M. Emile PAOFAI – HITIA'A O TE RA (IDV)
Liste : A HERE IA HITIA'A O TE RA
M. Alain BONNO – MOOREA-MAIAO (IDV)
Liste : A HERE IA MOOREA-MAIAO
M. Kahea VII – PUNAAUIA (IDV)
Liste : A HERE IA PUNAAUIA
M. Ariitaia TAUPUA – ARUE (IDV)
Liste : TAMARII FETIA API – A HERE IA ARUE
M. Alfred MARTIN – TAHAA (ISLV)
Liste : PUNA VAI ORA NO TAHAA
Mme Eleana HERLEMME – RANGIROA (TUAMOTU-OUEST)
Liste : TE REO API NO MIHIROA
M. Joachim TEVAATUA – RAIVAVAE (AUSTRALES)
Liste : TAMARII NO VAIURU
Les listes soutenues par A HERE IA PORINETIA :
M. Hinoï FRITCH – MAHINA A TI'A
Représentante AHIP : Mme Nicole SANQUER
Mme Tepuaraurii TERIITAHI – A POIHERE IA PAEA
Représentant AHIP : M. Jean-Claude HAPAIRAI
M. Alain SANGUE – TE NIU O TEVA I UTA
Représentante AHIP : Mme Hereani TUARIIHIONOA