Tahiti le 10 février 2026. En mars 2025, à la veille de la date limite du dépôt des candidatures pour la concession aéroportuaire de Tahiti Faa'a, le haut-commissaire refusait la constitution du groupement d'intérêt public “Motu Tahiri” créé par quatre communes, dont principalement Faa'a, et quelques entreprises. Un recours contre ce refus est arrivé au tribunal administratif, mais devrait sauter lui aussi.
Mars 2025, les candidats à la reprise de la concession de l'aéroport de Tahiti-Faa'a déposaient leurs dossiers auprès de la Direction de l'aviation civile à Paris. Avec leur GIP Motu Tahiri, Oscar Temaru, Antony Géros, Tearii Alpha et Henri Flohr tentaient alors de se mêler aux candidats, mais le haut-commissaire Eric Spitz renvoyait les tavana à leurs communes. “Les communes ne disposent d’aucune compétence pour gérer un aéroport”, rappelait-il alors aux maires.
Parlant d’un dossier faible, Eric Spitz justifiait alors que "le dossier du GIP n’apporte toujours pas les garanties administratives et financières nécessaires pour assurer efficacement la gestion de cette infrastructure stratégique : une organisation et des statuts juridiques non-conformes, aucun membre fondateur justifiant d’une expérience des gestion aéroportuaire, aucun partenaire financier capable d’assurer les travaux nécessaires pendant la durée de la concession, ni de gérer la plateforme aéroportuaire”.
Au tribunal administratif, un ultime recours contre le refus du haut-commissaire de constituer le GIP Motu Tahiri était étudié ce mardi.
Peu sérieux dans sa constitution qui sentait la tentative maladroite des communes de mettre la main sur la gestion de l’aéroport, et sur ses dividendes, le GIP ne pouvait pas voir le jour. "Les communes n'avaient pas de compétences en matière de développement économique" a rappelé le rapporteur public, se référant à une décision précédente du Conseil d’Etat. "D'autre part, trois entreprises privées souhaitaient adhérer au GIP ainsi que le centre d'enfouissement technique de Faa’a ; respectivement, terrassement, toiture métallique et gestion des déchets sont des activités qui ne correspondent pas au biais du marché, et qui ne disposent pas des compétences requises" a-t-il complété.
Un recours qui sera très certainement rejeté le 3 mars prochain.
Mars 2025, les candidats à la reprise de la concession de l'aéroport de Tahiti-Faa'a déposaient leurs dossiers auprès de la Direction de l'aviation civile à Paris. Avec leur GIP Motu Tahiri, Oscar Temaru, Antony Géros, Tearii Alpha et Henri Flohr tentaient alors de se mêler aux candidats, mais le haut-commissaire Eric Spitz renvoyait les tavana à leurs communes. “Les communes ne disposent d’aucune compétence pour gérer un aéroport”, rappelait-il alors aux maires.
Parlant d’un dossier faible, Eric Spitz justifiait alors que "le dossier du GIP n’apporte toujours pas les garanties administratives et financières nécessaires pour assurer efficacement la gestion de cette infrastructure stratégique : une organisation et des statuts juridiques non-conformes, aucun membre fondateur justifiant d’une expérience des gestion aéroportuaire, aucun partenaire financier capable d’assurer les travaux nécessaires pendant la durée de la concession, ni de gérer la plateforme aéroportuaire”.
Au tribunal administratif, un ultime recours contre le refus du haut-commissaire de constituer le GIP Motu Tahiri était étudié ce mardi.
Peu sérieux dans sa constitution qui sentait la tentative maladroite des communes de mettre la main sur la gestion de l’aéroport, et sur ses dividendes, le GIP ne pouvait pas voir le jour. "Les communes n'avaient pas de compétences en matière de développement économique" a rappelé le rapporteur public, se référant à une décision précédente du Conseil d’Etat. "D'autre part, trois entreprises privées souhaitaient adhérer au GIP ainsi que le centre d'enfouissement technique de Faa’a ; respectivement, terrassement, toiture métallique et gestion des déchets sont des activités qui ne correspondent pas au biais du marché, et qui ne disposent pas des compétences requises" a-t-il complété.
Un recours qui sera très certainement rejeté le 3 mars prochain.