©Tevahitua Brothers
Tahiti, le 28 juin 2026 – À peine élue, la nouvelle Miss Tahiti a accordé un entretien à Tahiti Infos dans lequel elle révèle toute la détermination qui l’anime et où elle explique l’immense gratitude qui la comble après son sacre de vendredi.
Tu as été élue devant 2 200 personnes. Au moment du couronnement, qu’as-tu ressenti en voyant le public et ta famille exploser littéralement de joie ?
“Ça m'a fait chaud au cœur. C'était beaucoup d'émotions et beaucoup de gratitude aussi. D'être soutenue et d'avoir tous ces mots de soutien, c'est aussi, je pense, ce qui a animé chacune des candidates qui se sont présentées. C'est un véritable moteur. Au moment du couronnement, j'arrivais beaucoup à capter les regards. J'ai senti toutes ces petites étoiles qui brillaient. C'est l'énergie qu'ils m'ont donnée. C'était magnifique.”
Tes parents semblent avoir joué un rôle essentiel dans ce beau parcours.
“Complètement. Mes parents sont mon pilier. C'est grâce à eux que je suis là aujourd’hui. Dans tous les projets, même les plus fous, ils ont toujours été présents à 100 %. Bien sûr qu'ils seront avec moi pour Miss France. Je suis née à Tours. Ma maman est originaire de Moorea et mon papa d'Angers. Je suis très fière de ce métissage. Ici, en Polynésie, cela fait partie de notre identité. J'ai beaucoup déménagé entre la métropole et la Polynésie et cela m'a appris à m’adapter.”
Aujourd’hui, tu es très à l’aise à l’oral. Pourtant, tu as raconté avoir été une enfant extrêmement timide.
“Oui. Je suis de nature extrêmement timide. Petite, je parlais très peu. Je raconte souvent que je faisais mes exposés en chuchotant dans l'oreille de mon professeur tellement je n'arrivais pas à parler en public.
Puis, avec la danse, on m'a dit : ‘Tu vas y aller.’ Je n'avais pas vraiment le choix. Il fallait présenter la culture polynésienne, répondre aux interviews, prendre la parole. C'est quelque chose qui m'a fait grandir.
Au début, je demandais même les questions avant les interviews tellement cela pouvait me stresser. Certaines radios acceptaient, d'autres non. Petit à petit, j'ai appris. Au début ce n'était pas parfait, c'était très hésitant. Mais j'avais 15 ans.
Avec le temps, j'ai aussi compris que chaque mot avait un impact. Les mots sont importants. Il faut choisir les bons mots au bon moment.”
Tu as pu dire vendredi soir que cette élection était une “destinée”. Pourtant, derrière cette victoire, il y a aussi énormément de travail ?
“Je suis quelqu'un qui aime la rigueur, qui est perfectionniste. Quand j'entreprends quelque chose, je vais jusqu'au bout. Je me suis donné les moyens de réussir et aujourd'hui je suis très fière du travail accompli.
J'aime envoyer ce message : quand on peut, il faut simplement s'en donner les moyens.
En réalité, je me prépare depuis que j'ai 15 ans. À la base, je suis danseuse de 'Ori tahiti. Comme je vivais en métropole, on m'a rapidement donné cette étiquette d'ambassadrice de la Polynésie. J'aime bien dire ‘ambassadrice sans couronne’. On m'a demandé d'aller sur des plateaux de télévision, dans des radios, pour parler de notre culture. Ce n'étaient pas des vacances universitaires avec mes amis. Je passais mes vacances sur les routes de France pour faire la promotion de notre culture. J’ai terminé troisième du Heiva de danse l’an dernier après beaucoup de travail.
C'est tout ce vécu qui fait qu'aujourd'hui je suis là. C'est pour cela que je parle de destinée. Miss Tahiti, ce n'était pas un rêve, c’était un objectif que je m'étais fixé.”
Tu repars aussi de cette soirée avec une voiture,… mais sans le permis.
[Rires] “Non, je n'ai pas encore le permis ! Mais je compte bien le passer, même pendant mon année de Miss.
En fait, ça résume assez bien mon adolescence. J'ai tellement travaillé, tellement voyagé entre les démonstrations, les plateaux télé et les événements culturels que je n'ai jamais vraiment pris le temps de passer le code puis le permis.
Aujourd'hui, c'est un nouvel objectif. C'est important d'être autonome. Et puis je me dis que si ça peut encourager d'autres jeunes à se lancer, tant mieux. D'ailleurs, c'est assez drôle : la voiture de Miss Tahiti est rouge... et ma couleur de candidature était le rouge. C’était encore un petit signe !”
Tu as choisi de t’engager au sujet de l’endométriose. Pourquoi cette cause ?
“Je ne suis pas moi-même atteinte, mais ma maman souffre d'endométriose. Je vis son quotidien et je connais les douleurs qu'elle peut endurer.
Elle a eu la chance d'oser en parler, de consulter des professionnels de santé et de bénéficier d'une opération. Aujourd'hui, elle suit un traitement, mais il est très coûteux et n'est pas remboursé.
Pour moi, la première étape, c'est d'en parler. Plus on en parle, moins cette maladie est taboue. J'espère qu'à terme cela permettra une meilleure prise en charge.
J'aimerais aussi continuer à défendre la cause animale. Nous avons recueilli plusieurs animaux abandonnés. C'est un sujet qui me tient énormément à cœur.”
La culture polynésienne occupe une place centrale dans ta vie. Que souhaites-tu transmettre pendant cette année ?
“La culture fait partie de moi. Je ne parle pas le tahitien, mais j'aime dire que je parle cette langue à travers ma danse.
J'ai envie d'apprendre davantage. Le tapa, le tatouage, notre histoire, nos légendes... Je suis de nature très curieuse. Si quelqu'un me raconte une anecdote ou une histoire sur un lieu, je suis la plus heureuse. Je veux aller à la rencontre du peuple. Je veux être une Miss accessible, sans retenue.”
As-tu un endroit où tu aimes te retrouver ?
“Oui. La plage du Méridien. Avant chaque grande échéance, avant le grand oral, avant le Heiva, avant l'élection, j'y vais très tôt le matin, quand il n'y a personne.
Je regarde Moorea, les vagues, l'océan. C'est mon endroit de thérapie. C'est là que je me retrouve.
J'y donne aussi parfois des initiations au 'Ori tahiti à des touristes. Danser les pieds dans le sable, avec la montagne et l'océan en face, c'est une manière de partager notre culture.”
Comment abordes-tu toute la médiatisation qui commence aujourd'hui ?
“Je sais que je ne pourrai pas plaire à tout le monde. Il y aura toujours du positif et du négatif.
Mais je sais qui je suis. Je sais le travail que j'ai fourni pour arriver jusque-là. Aujourd'hui, je retiens surtout l'amour que je reçois. J'ai près de 200 notifications qui m'attendent. Et c'est cette énergie positive que j'ai envie de garder pour cette année de règne.”
Les candidates parlent d’une promotion particulièrement soudée. Tu en penses quoi ?
“Oui. Notre promo a été incroyable. On a créé une magnifique cohésion. Même si aujourd'hui nous avons quatre lauréates, pour moi nous restons dix candidates pendant toute cette année. D'ailleurs, nous sommes déjà en train de nous organiser pour continuer à nous voir.”
Enfin, comment imagines-tu les prochains mois, entre le Heiva, Miss France… ?
“Pour l'instant, tout est encore très récent. Déjà aujourd'hui [samedi, NDLR], la journée est chargée : shooting photo, mon premier JT... J'attends surtout de découvrir ce programme et d'apprécier chaque moment avec cette couronne.
Je suis quelqu'un qui fonctionne beaucoup par objectifs. Chaque année, je m'en fixe un nouveau. J'ai eu la danse, le Heiva, Miss Tahiti... Maintenant, je veux profiter pleinement de cette année de règne, continuer à apprendre et aller à la rencontre des Polynésiens. J'ai envie qu'on m'apprenne notre histoire, nos légendes, nos traditions.”
Tu as été élue devant 2 200 personnes. Au moment du couronnement, qu’as-tu ressenti en voyant le public et ta famille exploser littéralement de joie ?
“Ça m'a fait chaud au cœur. C'était beaucoup d'émotions et beaucoup de gratitude aussi. D'être soutenue et d'avoir tous ces mots de soutien, c'est aussi, je pense, ce qui a animé chacune des candidates qui se sont présentées. C'est un véritable moteur. Au moment du couronnement, j'arrivais beaucoup à capter les regards. J'ai senti toutes ces petites étoiles qui brillaient. C'est l'énergie qu'ils m'ont donnée. C'était magnifique.”
Tes parents semblent avoir joué un rôle essentiel dans ce beau parcours.
“Complètement. Mes parents sont mon pilier. C'est grâce à eux que je suis là aujourd’hui. Dans tous les projets, même les plus fous, ils ont toujours été présents à 100 %. Bien sûr qu'ils seront avec moi pour Miss France. Je suis née à Tours. Ma maman est originaire de Moorea et mon papa d'Angers. Je suis très fière de ce métissage. Ici, en Polynésie, cela fait partie de notre identité. J'ai beaucoup déménagé entre la métropole et la Polynésie et cela m'a appris à m’adapter.”
Aujourd’hui, tu es très à l’aise à l’oral. Pourtant, tu as raconté avoir été une enfant extrêmement timide.
“Oui. Je suis de nature extrêmement timide. Petite, je parlais très peu. Je raconte souvent que je faisais mes exposés en chuchotant dans l'oreille de mon professeur tellement je n'arrivais pas à parler en public.
Puis, avec la danse, on m'a dit : ‘Tu vas y aller.’ Je n'avais pas vraiment le choix. Il fallait présenter la culture polynésienne, répondre aux interviews, prendre la parole. C'est quelque chose qui m'a fait grandir.
Au début, je demandais même les questions avant les interviews tellement cela pouvait me stresser. Certaines radios acceptaient, d'autres non. Petit à petit, j'ai appris. Au début ce n'était pas parfait, c'était très hésitant. Mais j'avais 15 ans.
Avec le temps, j'ai aussi compris que chaque mot avait un impact. Les mots sont importants. Il faut choisir les bons mots au bon moment.”
Tu as pu dire vendredi soir que cette élection était une “destinée”. Pourtant, derrière cette victoire, il y a aussi énormément de travail ?
“Je suis quelqu'un qui aime la rigueur, qui est perfectionniste. Quand j'entreprends quelque chose, je vais jusqu'au bout. Je me suis donné les moyens de réussir et aujourd'hui je suis très fière du travail accompli.
J'aime envoyer ce message : quand on peut, il faut simplement s'en donner les moyens.
En réalité, je me prépare depuis que j'ai 15 ans. À la base, je suis danseuse de 'Ori tahiti. Comme je vivais en métropole, on m'a rapidement donné cette étiquette d'ambassadrice de la Polynésie. J'aime bien dire ‘ambassadrice sans couronne’. On m'a demandé d'aller sur des plateaux de télévision, dans des radios, pour parler de notre culture. Ce n'étaient pas des vacances universitaires avec mes amis. Je passais mes vacances sur les routes de France pour faire la promotion de notre culture. J’ai terminé troisième du Heiva de danse l’an dernier après beaucoup de travail.
C'est tout ce vécu qui fait qu'aujourd'hui je suis là. C'est pour cela que je parle de destinée. Miss Tahiti, ce n'était pas un rêve, c’était un objectif que je m'étais fixé.”
Tu repars aussi de cette soirée avec une voiture,… mais sans le permis.
[Rires] “Non, je n'ai pas encore le permis ! Mais je compte bien le passer, même pendant mon année de Miss.
En fait, ça résume assez bien mon adolescence. J'ai tellement travaillé, tellement voyagé entre les démonstrations, les plateaux télé et les événements culturels que je n'ai jamais vraiment pris le temps de passer le code puis le permis.
Aujourd'hui, c'est un nouvel objectif. C'est important d'être autonome. Et puis je me dis que si ça peut encourager d'autres jeunes à se lancer, tant mieux. D'ailleurs, c'est assez drôle : la voiture de Miss Tahiti est rouge... et ma couleur de candidature était le rouge. C’était encore un petit signe !”
Tu as choisi de t’engager au sujet de l’endométriose. Pourquoi cette cause ?
“Je ne suis pas moi-même atteinte, mais ma maman souffre d'endométriose. Je vis son quotidien et je connais les douleurs qu'elle peut endurer.
Elle a eu la chance d'oser en parler, de consulter des professionnels de santé et de bénéficier d'une opération. Aujourd'hui, elle suit un traitement, mais il est très coûteux et n'est pas remboursé.
Pour moi, la première étape, c'est d'en parler. Plus on en parle, moins cette maladie est taboue. J'espère qu'à terme cela permettra une meilleure prise en charge.
J'aimerais aussi continuer à défendre la cause animale. Nous avons recueilli plusieurs animaux abandonnés. C'est un sujet qui me tient énormément à cœur.”
La culture polynésienne occupe une place centrale dans ta vie. Que souhaites-tu transmettre pendant cette année ?
“La culture fait partie de moi. Je ne parle pas le tahitien, mais j'aime dire que je parle cette langue à travers ma danse.
J'ai envie d'apprendre davantage. Le tapa, le tatouage, notre histoire, nos légendes... Je suis de nature très curieuse. Si quelqu'un me raconte une anecdote ou une histoire sur un lieu, je suis la plus heureuse. Je veux aller à la rencontre du peuple. Je veux être une Miss accessible, sans retenue.”
As-tu un endroit où tu aimes te retrouver ?
“Oui. La plage du Méridien. Avant chaque grande échéance, avant le grand oral, avant le Heiva, avant l'élection, j'y vais très tôt le matin, quand il n'y a personne.
Je regarde Moorea, les vagues, l'océan. C'est mon endroit de thérapie. C'est là que je me retrouve.
J'y donne aussi parfois des initiations au 'Ori tahiti à des touristes. Danser les pieds dans le sable, avec la montagne et l'océan en face, c'est une manière de partager notre culture.”
Comment abordes-tu toute la médiatisation qui commence aujourd'hui ?
“Je sais que je ne pourrai pas plaire à tout le monde. Il y aura toujours du positif et du négatif.
Mais je sais qui je suis. Je sais le travail que j'ai fourni pour arriver jusque-là. Aujourd'hui, je retiens surtout l'amour que je reçois. J'ai près de 200 notifications qui m'attendent. Et c'est cette énergie positive que j'ai envie de garder pour cette année de règne.”
Les candidates parlent d’une promotion particulièrement soudée. Tu en penses quoi ?
“Oui. Notre promo a été incroyable. On a créé une magnifique cohésion. Même si aujourd'hui nous avons quatre lauréates, pour moi nous restons dix candidates pendant toute cette année. D'ailleurs, nous sommes déjà en train de nous organiser pour continuer à nous voir.”
Enfin, comment imagines-tu les prochains mois, entre le Heiva, Miss France… ?
“Pour l'instant, tout est encore très récent. Déjà aujourd'hui [samedi, NDLR], la journée est chargée : shooting photo, mon premier JT... J'attends surtout de découvrir ce programme et d'apprécier chaque moment avec cette couronne.
Je suis quelqu'un qui fonctionne beaucoup par objectifs. Chaque année, je m'en fixe un nouveau. J'ai eu la danse, le Heiva, Miss Tahiti... Maintenant, je veux profiter pleinement de cette année de règne, continuer à apprendre et aller à la rencontre des Polynésiens. J'ai envie qu'on m'apprenne notre histoire, nos légendes, nos traditions.”