Tahiti, le 12 mars 2026 - Le préavis de grève déposé par la Fédération des interprofessionnels des services de santé en Polynésie (Fissap) du CHPF avait bon espoir jeudi d’être levé dès le lendemain. Un protocole à été signé ce vendredi après-midi en fin d'après-midi avec les ministères de la Fonction publique et de la Santé. La grève n'aura donc pas lieu dimanche.
En début de semaine encore, le syndicat dénonçait l’absence d’avancées malgré des années de discussions. Jeudi, un “dialogue nécessaire” s’est nourri de part et d’autre lors d’une réunion de quatre heures. Autour de la table : plusieurs représentants de la Fissap, dont sa secrétaire générale, Mireille Duval, représentant le personnel mobilisé au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), mais aussi le ministre de la Santé et de la Prévention, chargé de la Protection sociale généralisée, Cédric Mercadal, la ministre de l’Emploi, Vannina Crolas, ainsi que leurs conseillers techniques et des membres de la Direction générale des ressources humaines et de la Direction de la santé de Polynésie française (DSP). La DSP qui se trouve elle-même encore sous la menace du dépôt d’un préavis de grève. Le document est encore à l’étude au niveau syndical.
“Le CHPF avait pour vrai but d’alerter sur les conditions de fatigue des agents”, indique-t-on du côté du ministère après la réunion de discussion. Pour rappel, la Fissap dénonçait des conditions de travail “dégradées”, avec des exigences croissantes sans ajustement des moyens humains, entraînant une charge de travail toujours plus importante et un épuisement professionnel.
“On va continuer la transparence”
Les agents se sont exprimé “de manière émotive”, ce qui a parfois bousculé leurs interlocuteurs. Sur la question du manque de “reconnaissance des compétences et de l’évolution statutaire de certaines spécialités et métiers”, parfois ignorée depuis plus de 30 ans selon le syndicat, le ministère s’est engagé à revoir certains statuts : “C’est prévu pour les auxiliaires de santé des îles”, comme demandé par la Fédération des interprofessionnels des services de santé en Polynésie, mais sans oublier “le médical et le paramédical”.
Sur la question du management, un dispositif doit être mis en place notamment aux urgences, ainsi que sur les achats et les procédures informatiques, afin d’améliorer le confort de travail du personnel de santé.
Concernant le budget, point de tension qui a donné lieu au préavis de grève, le ministère assure vouloir jouer la carte de la transparence : “On va porter à la connaissance de la Fissap le projet de budget à voter au Conseil d'administration prévu à la fin de mois de mars”, développe-t-on. “On sait où sont les déficits et on s’est aidé du ministère des Finances.” Le versement de subventions est en outre prévu pour le CHPF avant le mois de mai, après le vote du collectif budgétaire.
“On va continuer la transparence”, conclut le ministère, qui ajoute que sa porte reste ouverte si le CHPF souhaite échanger “avant de lancer un préavis de grève”.
La rédaction du protocole d’accord était en cours jeudi soir et il a été signé ce vendredi après-midi.
En début de semaine encore, le syndicat dénonçait l’absence d’avancées malgré des années de discussions. Jeudi, un “dialogue nécessaire” s’est nourri de part et d’autre lors d’une réunion de quatre heures. Autour de la table : plusieurs représentants de la Fissap, dont sa secrétaire générale, Mireille Duval, représentant le personnel mobilisé au Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), mais aussi le ministre de la Santé et de la Prévention, chargé de la Protection sociale généralisée, Cédric Mercadal, la ministre de l’Emploi, Vannina Crolas, ainsi que leurs conseillers techniques et des membres de la Direction générale des ressources humaines et de la Direction de la santé de Polynésie française (DSP). La DSP qui se trouve elle-même encore sous la menace du dépôt d’un préavis de grève. Le document est encore à l’étude au niveau syndical.
“Le CHPF avait pour vrai but d’alerter sur les conditions de fatigue des agents”, indique-t-on du côté du ministère après la réunion de discussion. Pour rappel, la Fissap dénonçait des conditions de travail “dégradées”, avec des exigences croissantes sans ajustement des moyens humains, entraînant une charge de travail toujours plus importante et un épuisement professionnel.
“On va continuer la transparence”
Les agents se sont exprimé “de manière émotive”, ce qui a parfois bousculé leurs interlocuteurs. Sur la question du manque de “reconnaissance des compétences et de l’évolution statutaire de certaines spécialités et métiers”, parfois ignorée depuis plus de 30 ans selon le syndicat, le ministère s’est engagé à revoir certains statuts : “C’est prévu pour les auxiliaires de santé des îles”, comme demandé par la Fédération des interprofessionnels des services de santé en Polynésie, mais sans oublier “le médical et le paramédical”.
Sur la question du management, un dispositif doit être mis en place notamment aux urgences, ainsi que sur les achats et les procédures informatiques, afin d’améliorer le confort de travail du personnel de santé.
Concernant le budget, point de tension qui a donné lieu au préavis de grève, le ministère assure vouloir jouer la carte de la transparence : “On va porter à la connaissance de la Fissap le projet de budget à voter au Conseil d'administration prévu à la fin de mois de mars”, développe-t-on. “On sait où sont les déficits et on s’est aidé du ministère des Finances.” Le versement de subventions est en outre prévu pour le CHPF avant le mois de mai, après le vote du collectif budgétaire.
“On va continuer la transparence”, conclut le ministère, qui ajoute que sa porte reste ouverte si le CHPF souhaite échanger “avant de lancer un préavis de grève”.
La rédaction du protocole d’accord était en cours jeudi soir et il a été signé ce vendredi après-midi.