Tahiti, le 18 août 2026 - Un homme de 43 ans, auteur d'une altercation avec sa voisine, avec la gendarmerie et la police municipale, a été jugé ce lundi pour menaces de mort.
Les faits remontent à mercredi dernier. Dans une servitude de Papara, l’homme, sous tutelle depuis plusieurs années, sort sur le pas de la porte de sa maison, puis dans la rue avec un couteau, détaille la présidente à l’audience de comparution immédiate, lundi, reprenant le déroulé des faits.
La situation dégénère lorsque deux gendarmes et quatre policiers municipaux arrivent sur place. L'homme les menace de mort : “Je vais vous planter. Je vais vous découper”, poursuite la présidente du tribunal, toujours dans son rappel des faits. Les images de la caméra-piéton d’une gendarme sont versées au dossier en guise de preuves.
“Vous vous rendez compte que vous avez fait peur à tout le quartier ? On peut faire n’importe quoi avec un couteau. Qu’est-ce qui ne vous a pas plu pour que vous vous énerviez comme ça ?”, demande la présidente déconcertée. La réponse est pour le moins déroutante : “J'ai entendu un petit bruit. C’était Mamie.” Mamie, c’est sa voisine, âgée de 80 ans.
“J’étais dans mes études”
Cet habitant de Papara reproche en effet à sa voisine de “déterrer des taros et de taper la pelle dans la brouette” et de faire ainsi trop de bruit.
La présidente redemande : “Pourquoi cela vous a-t-il autant énervé ?” “J’étais dans mes études, répond le prévenu. À ce moment, il explique qu’il était plongé dans des calculs et des opérations qu'il “prenait très au sérieux”.
La personnalité psychiatrique du prévenu est abordée à l’audience. Sa tutrice estime qu’il n’a probablement pas pris son traitement, ce jour-là. À plusieurs reprises, l’homme semble d’ailleurs avoir du mal à se concentrer. “Je ne comprends pas de quoi on est en train de parler”, avoue-t-il à un moment.
Lui, de son côté, met ce dérapage problématique sur le compte de sa consommation de café : “C'est à cause du café. Je devrais boire moins de café.”
La voisine, “Mamie”, s’est constituée partie civile. Elle réclame 20 000 francs de dommages et intérêts.
Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le quadragénaire à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire. Il devra également indemniser les victimes et est soumis à une interdiction de contact avec elles ainsi qu'à une interdiction de détenir une arme. Il est en outre maintenu en détention, où il se trouve depuis le 14 août.
Pour les différentes victimes, les indemnités comprennent notamment 20 000 francs de préjudice moral et 54 950 francs de préjudice matériel pour “Mamie”, soit 74 950 francs au total. Les autres parties civiles, les agents des forces de l'ordre, ont obtenu de 10 000 à 15 000 francs au titre du préjudice moral.
Les faits remontent à mercredi dernier. Dans une servitude de Papara, l’homme, sous tutelle depuis plusieurs années, sort sur le pas de la porte de sa maison, puis dans la rue avec un couteau, détaille la présidente à l’audience de comparution immédiate, lundi, reprenant le déroulé des faits.
La situation dégénère lorsque deux gendarmes et quatre policiers municipaux arrivent sur place. L'homme les menace de mort : “Je vais vous planter. Je vais vous découper”, poursuite la présidente du tribunal, toujours dans son rappel des faits. Les images de la caméra-piéton d’une gendarme sont versées au dossier en guise de preuves.
“Vous vous rendez compte que vous avez fait peur à tout le quartier ? On peut faire n’importe quoi avec un couteau. Qu’est-ce qui ne vous a pas plu pour que vous vous énerviez comme ça ?”, demande la présidente déconcertée. La réponse est pour le moins déroutante : “J'ai entendu un petit bruit. C’était Mamie.” Mamie, c’est sa voisine, âgée de 80 ans.
“J’étais dans mes études”
Cet habitant de Papara reproche en effet à sa voisine de “déterrer des taros et de taper la pelle dans la brouette” et de faire ainsi trop de bruit.
La présidente redemande : “Pourquoi cela vous a-t-il autant énervé ?” “J’étais dans mes études, répond le prévenu. À ce moment, il explique qu’il était plongé dans des calculs et des opérations qu'il “prenait très au sérieux”.
La personnalité psychiatrique du prévenu est abordée à l’audience. Sa tutrice estime qu’il n’a probablement pas pris son traitement, ce jour-là. À plusieurs reprises, l’homme semble d’ailleurs avoir du mal à se concentrer. “Je ne comprends pas de quoi on est en train de parler”, avoue-t-il à un moment.
Lui, de son côté, met ce dérapage problématique sur le compte de sa consommation de café : “C'est à cause du café. Je devrais boire moins de café.”
La voisine, “Mamie”, s’est constituée partie civile. Elle réclame 20 000 francs de dommages et intérêts.
Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le quadragénaire à 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois avec sursis probatoire. Il devra également indemniser les victimes et est soumis à une interdiction de contact avec elles ainsi qu'à une interdiction de détenir une arme. Il est en outre maintenu en détention, où il se trouve depuis le 14 août.
Pour les différentes victimes, les indemnités comprennent notamment 20 000 francs de préjudice moral et 54 950 francs de préjudice matériel pour “Mamie”, soit 74 950 francs au total. Les autres parties civiles, les agents des forces de l'ordre, ont obtenu de 10 000 à 15 000 francs au titre du préjudice moral.