JOHN THYS / AFP
Paris, France | AFP | mercredi 14/01/2026 - Emmanuel Macron espère pouvoir "avancer" dans les négociations sur l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie lors de la réunion prévue vendredi à l'Elysée, malgré l'absence annoncée des indépendantistes du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), a déclaré mercredi la présidence de la République.
Le chef de l'Etat réunit vendredi les élus calédoniens pour "poursuivre le dialogue" sur l'avenir institutionnel et "apporter des clarifications sur l'accord" de Bougival validé en juillet entre l'Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes.
Cet accord, qui prévoit la création d'un Etat de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française, a toutefois été rejeté dès août par le FLNKS. Et le mouvement indépendantiste a annoncé cette semaine qu'il ne se rendrait pas à Paris, ce qui risque de limiter la portée de la réunion.
"Même en l'absence constatée du FLNKS, cela vaut la peine de continuer à avancer ne serait-ce que parce qu'il y a une forte attente de la population calédonienne" et pour "redonner des perspectives à la Nouvelle-Calédonie" après les graves violences du printemps 2024, qui ont fait 14 morts et rendu l'économie de l'archipel exsangue, a expliqué l'entourage du président à la presse. "Sans passage en force" mais "sans paralysie non plus", a-t-on ajouté de même source.
Selon l'Elysée, le FLNKS a "écrit" un courrier à Emmanuel Macron pour "proposer d'assister en visioconférence" à la réunion, mais le chef de l'Etat n'a pas encore décidé s'il accédait à cette demande.
Après la rencontre de l'Elysée, les discussions doivent se poursuivre le week-end autour de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, avec l'objectif d'arriver lundi au plus tard à un "document qui viendrait apporter les explications et éclaircissements" attendus par les différents acteurs qui ont signé l'accord du 12 juillet, a affirmé un conseiller présidentiel.
L'exécutif se montre optimiste sur "la possibilité de faire émerger un accord" approuvé par les cinq autres groupes représentés au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, ce qui représenterait "environ 75%" des élus de cette instance même en l'absence du FLNKS.
Dans ce cas, le contenu de ce document pourra être introduit par amendements gouvernementaux dans le projet de révision constitutionnelle pour l'archipel actuellement en suspens au Parlement. Cela permettrait notamment de repousser une fois de plus, jusqu'en septembre, les élections provinciales qui en l'état doivent se tenir au plus tard en juin, a expliqué l'Elysée.
Enfin, l'accord de Bougival pourrait être renommé, pour tenir compte des crispations que son seul nom a pu susciter.
Le chef de l'Etat réunit vendredi les élus calédoniens pour "poursuivre le dialogue" sur l'avenir institutionnel et "apporter des clarifications sur l'accord" de Bougival validé en juillet entre l'Etat, les indépendantistes et les non-indépendantistes.
Cet accord, qui prévoit la création d'un Etat de la Nouvelle-Calédonie inscrit dans la Constitution française, a toutefois été rejeté dès août par le FLNKS. Et le mouvement indépendantiste a annoncé cette semaine qu'il ne se rendrait pas à Paris, ce qui risque de limiter la portée de la réunion.
"Même en l'absence constatée du FLNKS, cela vaut la peine de continuer à avancer ne serait-ce que parce qu'il y a une forte attente de la population calédonienne" et pour "redonner des perspectives à la Nouvelle-Calédonie" après les graves violences du printemps 2024, qui ont fait 14 morts et rendu l'économie de l'archipel exsangue, a expliqué l'entourage du président à la presse. "Sans passage en force" mais "sans paralysie non plus", a-t-on ajouté de même source.
Selon l'Elysée, le FLNKS a "écrit" un courrier à Emmanuel Macron pour "proposer d'assister en visioconférence" à la réunion, mais le chef de l'Etat n'a pas encore décidé s'il accédait à cette demande.
Après la rencontre de l'Elysée, les discussions doivent se poursuivre le week-end autour de la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou, avec l'objectif d'arriver lundi au plus tard à un "document qui viendrait apporter les explications et éclaircissements" attendus par les différents acteurs qui ont signé l'accord du 12 juillet, a affirmé un conseiller présidentiel.
L'exécutif se montre optimiste sur "la possibilité de faire émerger un accord" approuvé par les cinq autres groupes représentés au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, ce qui représenterait "environ 75%" des élus de cette instance même en l'absence du FLNKS.
Dans ce cas, le contenu de ce document pourra être introduit par amendements gouvernementaux dans le projet de révision constitutionnelle pour l'archipel actuellement en suspens au Parlement. Cela permettrait notamment de repousser une fois de plus, jusqu'en septembre, les élections provinciales qui en l'état doivent se tenir au plus tard en juin, a expliqué l'Elysée.
Enfin, l'accord de Bougival pourrait être renommé, pour tenir compte des crispations que son seul nom a pu susciter.