Les presses universitaires éditent leur premier ouvrage


 
Tahiti, le 11 mai 2026 - L’Université de la Polynésie française continue de se diversifier et lance les Presses universitaires de Polynésie française, Pū O Te’Ite, qui auront pour vocation de publier des ouvrages scientifiques, culturels et pédagogiques rédigés par des chercheurs locaux et étrangers évoluant au sein du programme universitaire. Pour fêter l’arrivée du tout nouveau pôle éditorial de l’UPF, la parution des actes du colloque international “Henry Adams et les mémoires d’Ariitaimai” sera le premier ouvrage d’une longue série d’œuvres qui contribueront à mieux comprendre la société polynésienne ainsi que son environnement insulaire et océanique.
 
L’UPF, l’Université de la Polynésie française, vient d’ouvrir son pôle éditorial. Né sous l’impulsion de la vice-présidence de la recherche afin de proposer à la communauté universitaire locale une solution d’édition, les PUPF s’inscrivent dans la feuille de route pour la science ouverte. Elles ont pour vocation de valoriser les travaux de chercheurs français et étrangers inscrits dans des thématiques et disciplines pour lesquelles l’expertise de l’Université de la Polynésie française est reconnue. “C’est un projet qui est en préparation depuis quelque temps et qui voit le jour cette année. C’était important d’avoir une structure éditoriale pour l’université. Cela nous permet de publier la recherche produite par les collègues ou parfois par les étudiants, et d’ouvrir ces travaux à la population afin de décloisonner le monde universitaire et le grand public”, explique Carole Atem, maître de conférences, agrégée de lettres modernes et membre du comité de pilotage du pôle éditorial.
 
La première pierre de cette nouvelle aventure est donc la parution de l’ouvrage “Henry Adams et les mémoires d’Ariitaimai”. Issu du colloque international organisé à l’Université de la Polynésie française en 2023, cet ouvrage réunit les contributions d’universitaires ainsi que les témoignages de descendants de la famille Salmon. Il met en lumière la rencontre entre la culture polynésienne et le regard de l’historien américain Henry Adams, qui rédigea les mémoires de la cheffesse. “Quand nous avons organisé ce colloque, nous tenions à ce qu’il y ait une interaction avec le public. Nous avons été comblés, car l’amphithéâtre où nous étions tous réunis était plein. La présence des collègues venus des États-Unis, d’Australie, de Hawaii et d’ici, tous impliqués dans la civilisation polynésienne et la littérature, autour de l’objet des mémoires d’Ariitaimai, ainsi que celle des descendants de la famille, a rendu crédible la production de cet ouvrage pour le lancement des Pū O Te’Ite, les Presses universitaires de Polynésie”, poursuit Florent Atem, maître de conférences en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes, agrégé d’anglais et codirecteur, avec Anne Atem, du volume collectif.
 
Un ouvrage qui a été publié à plusieurs centaines d’exemplaires, mais qui peut également être commandé via Amazon et imprimé à la demande par la plateforme. Il est aussi disponible en téléchargement gratuit au format numérique.
 
Les deux chercheurs seront en séance de dédicace à la librairie Odyssey le samedi 16 mai. Une occasion supplémentaire de permettre au public d’aller à la rencontre des spécialistes de la civilisation polynésienne, relais de notre culture au fil du temps.
 

Rédigé par Manu Rodor le Lundi 11 Mai 2026 à 17:52 | Lu 355 fois