Tahiti, le 13 juin 2026 – À moins de deux semaines de l'élection de Miss Tahiti 2026, les dix candidates ont mis entre parenthèses les répétitions de défilé pour s'asseoir en cercle et apprendre en chanson les nuits de Hina. Réunies samedi matin à l'InterContinental pour un atelier consacré au tārena mā'ohi, le calendrier lunaire polynésien, elles ont exploré un pan de leur héritage culturel entre transmission, mémoire et histoires de famille.
Pour guider cette exploration, le comité Miss Tahiti a fait appel à Poema Du Prel, fondatrice de l'association culturelle Aimeho Va'a Ta'ie, à Moorea. Accompagnée de deux jeunes membres de l'association, qui œuvre à la transmission de la culture polynésienne à travers la navigation traditionnelle, le va'a et l'apprentissage du lien à l'environnement, elle est venue avec une arme redoutable pour aider les candidates à retenir les différentes phases lunaires : une chanson.
“J'ai écrit un pata'u ta'u pour mémoriser les noms de chaque phase lunaire”, explique-t-elle. “La chanson est un moyen mnémotechnique que nous avons toujours utilisé en Polynésie pour retenir des leçons. Moi-même, j'ai passé des mois à essayer de retenir les noms lunaires jusqu'à ce que je trouve cette chanson.”
Car derrière l'apprentissage des nuits de Hina se cache un objectif plus vaste. Pour Poema Du Prel, le tārena mā'ohi n'est pas seulement un calendrier utilisé pour la pêche, les plantations ou certaines pratiques du quotidien. C'est aussi une porte d'entrée vers l'identité polynésienne : “L'idée, c'est de leur donner envie de se reconnecter à leurs racines, de demander à leurs grands-parents de leur raconter des histoires. Cette connaissance intergénérationnelle est unique à chaque famille. Si elle n'est pas transmise, elle risque de disparaître”, prévient-elle.
Pour guider cette exploration, le comité Miss Tahiti a fait appel à Poema Du Prel, fondatrice de l'association culturelle Aimeho Va'a Ta'ie, à Moorea. Accompagnée de deux jeunes membres de l'association, qui œuvre à la transmission de la culture polynésienne à travers la navigation traditionnelle, le va'a et l'apprentissage du lien à l'environnement, elle est venue avec une arme redoutable pour aider les candidates à retenir les différentes phases lunaires : une chanson.
“J'ai écrit un pata'u ta'u pour mémoriser les noms de chaque phase lunaire”, explique-t-elle. “La chanson est un moyen mnémotechnique que nous avons toujours utilisé en Polynésie pour retenir des leçons. Moi-même, j'ai passé des mois à essayer de retenir les noms lunaires jusqu'à ce que je trouve cette chanson.”
Car derrière l'apprentissage des nuits de Hina se cache un objectif plus vaste. Pour Poema Du Prel, le tārena mā'ohi n'est pas seulement un calendrier utilisé pour la pêche, les plantations ou certaines pratiques du quotidien. C'est aussi une porte d'entrée vers l'identité polynésienne : “L'idée, c'est de leur donner envie de se reconnecter à leurs racines, de demander à leurs grands-parents de leur raconter des histoires. Cette connaissance intergénérationnelle est unique à chaque famille. Si elle n'est pas transmise, elle risque de disparaître”, prévient-elle.
Des montagnes, des familles et la lune
Avant même d'aborder la lune, les candidates ont été invitées à se présenter d'une manière peu habituelle. Non pas à travers leur âge ou leur profession, mais par leur environnement : leur montagne, leur rivière, leur baie ou encore leur village. Une façon de rappeler que l'identité se construit aussi – pour ne pas dire d’abord – à travers les lieux qui nous entourent : “Notre environnement nous moule autant que notre famille”, résume Poema Du Prel. “Lorsque l'on connaît le nom de sa montagne ou de sa rivière, on se connecte différemment à son territoire et on comprend mieux pourquoi il faut le préserver.”
L'exercice a également permis de révéler des liens inattendus entre les candidates. Au fil des présentations, certaines ont découvert des origines communes, des familles qui se croisent ou des attaches à la même île.
“C'était très enrichissant”, confie ainsi Orama Mollimard, candidate numéro 1. “J'en ai appris davantage sur les autres candidates, sur leurs origines et leurs liens familiaux. Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est ce sentiment de rappel de mémoire. Des choses qu'on a entendues dans nos familles, auprès de nos grands-parents, et qui reviennent soudainement nous reconnecter à notre héritage.”
Même constat pour Leia Diard, candidate numéro 3, pourtant déjà familière du monde culturel : “Je travaille dans la culture, mais davantage dans la danse. On entend souvent parler de la lune ; mais j'ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Et ça va me servir dans mon travail.”
Pour Moevai Uuru, candidate numéro 8, cette matinée a surtout été l'occasion de découvrir un vocabulaire et des savoirs jusque-là inconnus : “J'ai appris énormément de choses, des mots que je ne connaissais pas. Cela pourra me servir plus tard et me permettre de transmettre à mon tour.”
À quelques jours de l'élection, cet atelier aura offert aux prétendantes à la couronne une préparation un peu particulière. Le temps d'une matinée, les talons aiguilles sont restés au vestiaire pour laisser place à un cercle de partage où il n'était ni question de démarche ni de maquillage, mais de transmission, de mémoire et de cette lune qui rythme encore la vie de nombreuses familles polynésiennes.
Et, si les candidates décident finalement de reprendre la chanson le soir de l'élection du 25 juin, ce serait “une belle surprise” pour Poema Du Prel, et une façon pour les futures ambassadrices du Fenua de montrer qu'elles savent chanter les nuits de Hina autant qu'elles savent défiler.
L'exercice a également permis de révéler des liens inattendus entre les candidates. Au fil des présentations, certaines ont découvert des origines communes, des familles qui se croisent ou des attaches à la même île.
“C'était très enrichissant”, confie ainsi Orama Mollimard, candidate numéro 1. “J'en ai appris davantage sur les autres candidates, sur leurs origines et leurs liens familiaux. Mais ce qui m'a le plus marquée, c'est ce sentiment de rappel de mémoire. Des choses qu'on a entendues dans nos familles, auprès de nos grands-parents, et qui reviennent soudainement nous reconnecter à notre héritage.”
Même constat pour Leia Diard, candidate numéro 3, pourtant déjà familière du monde culturel : “Je travaille dans la culture, mais davantage dans la danse. On entend souvent parler de la lune ; mais j'ai appris beaucoup de choses que je ne connaissais pas. Et ça va me servir dans mon travail.”
Pour Moevai Uuru, candidate numéro 8, cette matinée a surtout été l'occasion de découvrir un vocabulaire et des savoirs jusque-là inconnus : “J'ai appris énormément de choses, des mots que je ne connaissais pas. Cela pourra me servir plus tard et me permettre de transmettre à mon tour.”
À quelques jours de l'élection, cet atelier aura offert aux prétendantes à la couronne une préparation un peu particulière. Le temps d'une matinée, les talons aiguilles sont restés au vestiaire pour laisser place à un cercle de partage où il n'était ni question de démarche ni de maquillage, mais de transmission, de mémoire et de cette lune qui rythme encore la vie de nombreuses familles polynésiennes.
Et, si les candidates décident finalement de reprendre la chanson le soir de l'élection du 25 juin, ce serait “une belle surprise” pour Poema Du Prel, et une façon pour les futures ambassadrices du Fenua de montrer qu'elles savent chanter les nuits de Hina autant qu'elles savent défiler.